Vue sur le marigot

Photo © Ernesto Timor - Tout en carton

shot: june 17 | printed: today | distant outskirts of paris | believe it or not

Tout ça, c’est des histoires… mais la photo est évidemment sans montage ni trucage, c’est la réalité qui est piégée !

NB : ce galbe parfaitement étonnant est un fragment d’un meuble que j’avais à charge de photographier dans le cadre d’une collaboration nouvelle et stimulante avec une créatrice de mobilier en carton, nous en reparlerons (avec d’autres photos que ces blagues off, mais toujours avec un je ne sais quoi d’intrigant…).

Gloire aux travailleuses

Photo © Ernesto Timor - Femmes en logistique

shot: mar 17 | printed: today | not so far from lyon | girls’ power

Je suis arrivé au terme d’un travail de commande que je mène depuis plusieurs semaines : une série de portraits de femmes travaillant dans le secteur de la logistique en Nord-Isère, à l’est de Lyon. Voici quelques vues de cette exposition intitulée Femmes en logistique, la scénographie de l’accrochage étant au diapason de l’entrepôt vide qui sert de galerie éphémère !



Vingt de ces photos se retrouvent en effet présentées en grand format dans le cadre de la 1re Biennale de la logistique organisée par le Pôle d’Intelligence Logistique dans le parc d’activités de Chesnes, à Saint-Quentin-Fallavier (38). Vernissage ce 8 mars, ce qui est le moindre des clins d’œil eu égard au sujet !
Plus d’explications sur ce projet, et sélection très personnelle de mes préférées, sur ma vitrine professionnelle Timor Rocks !

Mes week-ends…

Photo © Ernesto Timor - Mirad

shot: jan 17 | printed: today | essonne, distant outskirts of paris | playtime

… en missions lointaines sont-ils plus fun que vos saturday night fevers ? Ça je ne sais toujours pas (et j’en aurai fini de ces constructions de posts, ça pourrait devenir fastidieux et je finirai bien finir par vexer quelqu’un qui m’aura mal compris).
Cette dernière photo est donc issue encore d’images de la veille, de la photo de plateau de théâtre comme souvent j’en fais — et comme rarement Irregular en montre, sans doute par ce que ce ne sont pas mes histoires… D’où ce choix d’image qui garde tout son mystère — en vrai la salle était tout à fait pleine, et les comédien-ne-s terriblement de face, il s’agit là d’un pas de côté, en sorte. Fragments du très beau Mirad un garçon de Bosnie de l’Amin Théâtre, qui se jouait à la Friche de Viry-Châtillon, en Essonne. (Une galerie de photos de plateau « normale » sera visible dans quelques jours sur Timor Rocks !)

Mes nuits…

Photo © Ernesto Timor - Marieme

shot: jan 17 | printed: today | lyon | black magic woman

… au grand air sont-elles plus belles que vos soirées cosy ? Ça non plus je ne sais pas. Composées de jolis chauds et froids en tous cas…
Cette vue provient d’une session toute fraîche de photos de tournage, magie de l’abribus loin en dessous de zéro réchauffé par la présence de l’étonnante Marième Diallo, dans Emulsion, un court-métrage en devenir signé Karin Dufaut…

Mes aubes…

Photo © Ernesto Timor - grand froid

shot: jan 17 | printed: today | not so far from lyon | general electric

… sont-elles plus belles que vos grasses matinées ? Ça je ne saurais dire. Sans doute plus givrées en tout cas.
Photo de parc électrique nord-isérois, en marge d’une commande vivifiante de portraits de travailleuses de l’aube sur des sites de la logistique — nous en reparlerons bientôt, avec un peu plus d’humain et de chaleur cette fois !

Après j’arrête

Photo © Ernesto Timor

shot: dec 15 | printed: today | lyon | my very own bookshelf

J’arrête quoi ? Euh, déjà de jouer à la marchande, de surcroît travesti(e) en Père Noël (je sais, c’est moche).
Mais avant d’arrêter, deux annonces encore, l’actualité du livre cette fois !


Comme annoncé et repoussé maintes fois, Les Ardents éditeurs, spécialisés en beaux livres portant sur le Limousin, publient Cogner le granit ! Je viens de le revevoir, comme en atteste l’image ci-dessus.
Sous la signature collective du Chat perplexe, compagnie qui a porté dans toute sa transversalité le projet Eclats de pierres éclats de vie, on retrouve ici beaucoup du matériau d’histoire vivante glané tout le temps de cette aventure sur les traces des tailleurs de pierre italiens en Creuse. Une partie actuelle reprend les récits récoltés par Jean Métégnier et une bonne part de mes photographies des paysages et des portraits de témoins exposées dans Le fil de la pierre ; une partie archives regorge de photos d’époque commentées en détails ; un CD joint donne à entendre paroles et créations sonores d’Estelle Coquin…
Se trouve sur commande dans toute librairie ou auprès du Chat perplexe… ou au hasard des Marchés de Noël du Limousin (je savais que je vous ferais rire). Quelques aperçus et des mots en plus sur ce post (sur Timor Rocks !).


Photo et graphisme © Timor Rocks !

Le petit lot (suggestion de présentation).

 

Dans un autre genre, bondissez sur ce petit lot de Noël aux éditions Image Latente ! Mes champs visuels sous une forme alléchante, inédite… pour ne pas dire luxe !
Le petit lot comprend :
• les deux livres parus (Cycle #1 et Cycle #2),
• un tirage signé d’une des images de la série, à choisir dans une galerie en ligne.
Le tout au prix de 25 € (port compris) ! Offre valable jusqu’à épuisement du stock, ou au plus tard le 31 janvier 2016 !
Précipitez-vous (sur Image Latente) !


Chambre d’écho #2 : mes aventures avec le marbre

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | essonne (distant outskirts of paris) | walk on the wild side

Deuxième moment de synchronicité prélevé dans ces toutes fraîches journées essonniennes. Nous sommes ici au Château de Villiers à Draveil, dans la suite où s’accrochent mes Incartades. La visiteuse et amie (cette présence-là n’est pas le fruit du hasard) est à la fois présente en chair et en os et dans plus d’une photo de ce projet, jusque là on est dans la norme d’écho communément admise sous les latitudes timoriennes (plusieurs de ces traces doucement anecdotiques sont à retrouver sur la page de l’expo) ! Là où ça me dépasse l’entendement, c’est quand le sol en marbre de la salle d’exposition (que je ne saurais dater, mais ça remonte à loin) se révèle identique à celui de ma photographie des bambous fortuits dans un pavillon des Yvelines : motif strictement identique, jusqu’à l’a perspective qui se prolonge… Je vous laisse réfléchir là-dessus.

Chambre d’écho #1 : vagabondage is not a crime

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | essonne (distant outskirts of paris) | have sweet dreams

C’est le moment de regretter les images-maps, rendues obsolètes par les progrès du web. Car je vous aurais bien fait cliquer de-ci de-là dans cette photographie, pour vous faire vivre cette sensation de portes dérobées vers d’autres univers plutôt inattendus dans la scène immédiatement visible. Alors en gros, c’est chez l’habitant, dans la dite grande couronne parisienne, là où je me reposai tantôt entre une couche de gris et une autre de rouge, au cours de mes journées de vagabondage en Essonne, entre amis, travail et ouverture d’exposition. Et je fut bien ébaubi de découvrir ces saintes icônes au-dessus de ma modeste couche : dans le cadre cette photographie d’écrivain absent signée angelle, qui ne m’est point inconnue ; et, magnétisé à la tôle de la cloison, ce collector des Black Variations signé bibi. Images qui, tant qu’à faire, ont chacune pour moi un fort pouvoir anti-gravitation… Si, comme c’est probable, rien de tout cela ne vous intéresse, vous pouvez toujours vous concentrer sur la pochette rock’n’roll, je n’ai rien à en dire.

T’as du feu ?
ou Ceci n’est pas une scène

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 14 | printed: today | lyon | this is not a love song

Lui ou Elle : — Alors oui, c’est quelque chose, c’est plein de pus et c’est là, je sais pas quoi ni pourquoi mais c’est dedans, rognure et vomi, mouille noire, une moule en plein midi, devenue sangsue, grenouille, infection rampante, chatte écrasée, chibre claqué, tu comprends ce que c’est maintenant, ce genre de truc quand ça décide de te sucer par l’intérieur, tu crois que c’est les vacances dans mon corps, non mais je rêve, queue de zob, boîte à foufe, non mais dis-moi, tu as vu dans quel état je suis et comme je me chie debout !? (…)
La lumière fatigue. Dieu verse un peu de fumée, la lumière repousse, et les corps. L’orchestre chante « Mon amour ».

(Extrait d’Entretiens avec la mer, de François Chaffin, texte à paraître début novembre 2014, en co-édition Théâtre du Menteur / Image Latente.)

Au menu de cette Black Variation #6 : Lire la suite

Attention à la marche,
ou L’esprit d’escalier

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 14 | printed: today | lyon | b side of me

Parfois, j’aimerais penser que vivre n’entrainera pas nécessairement toute une série d’effets secondaires. Pas vous ?

(Extrait d’Entretiens avec la mer, de François Chaffin, texte à paraître en novembre 2014.)

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Un bourbier peut en cacher un autre

Photo © Ernesto Timor

shot: june 14 | printed: today | aisne (east of france) | do not kill me again

N’est-ce pas qu’on dirait… un fantasme de califat universel / une image satellite de frappe chirurgicale / un tsunami nucléaire propre / un remords de Hans Bellmer / 14-18 en force / un continent oblitéré… En fait on y voit bien ce qu’on veut, c’est cool comme une tache de Rorschach. Selon le résultat du test, on saura dans quelle partie du monde et quelle époque vous vous prélassez cet été, et gare aux non-conformes…
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A boire ! (Qu’on lui donne…)

Photo © Ernesto Timor

shot: may 14 | printed: today | lyon | wet memories

La compagnie Le chat perplexe, avec qui je vais régulièrement m’acoquiner en Creuse et ailleurs (tous les détails sur Timor Rocks !), est passée ces jours-ci à Lyon, ni plus ni moins qu’à l’Amphi Opéra ! Clôturant la programmation du 29e Paroles en Festival, la compagnie est venue jouer son piquant Filles de joies (hommage à la prostituée, écrivain(e) et esprit libre Grisélidis Réal). Lire la suite

Vous avez du feu ?

Photo © Ernesto Timor

shot: jan 14 | printed: today | corrèze (center of france) | light my fire (will you?)

« Des projets ?… » Cette question étonnante revient de temps à autre. Elle est sans doute devenue inévitable quand on ne tweete pas sa vie, ou que son Facebook ne sert pas à géolocaliser en temps réel la forme de ses Oh et de ses Ah

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Parfois j’ai envie

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 13 | printed: today | creuse (center of france) | pussy riot revisited

Plutôt que de paraphraser cette image et de l’intituler Le vieux fusil ou Les matous sont fatigués ou Autoportrait lapidaire, je m’appuie confortablement sur des mots noirs et étincelants de François Chaffin. Et fraîchement inédits, puisqu’ils sont extraits d’Entretiens avec la mer, texte qui sera porté sur scène conjointement par le Théâtre Kaze de Tokyo et le Théâtre du Menteur (compagnie à laquelle je suis associé) en savoir plus

Parfois, j’aimerais que le pire soit derrière moi, et que ça aille un peu mieux en le disant. Pas vous ?
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Le sourire qui mord

Photo © Ernesto Timor

shot: nov 13 | printed: today | creuse (center of france) | everybody must get stoned

Une image extraite d’un projet qui démarre avec mes amis du Chat perplexe, autour des tailleurs de pierre creusois. Ou du moins ce qu’on peut encore recueillir de leur mémoire, que ce soit par la bouche des derniers ouvriers survivants de cette lointaine époque ou par ce que le paysage nous en dit. Lire la suite