
Du brut. De décoffrage, pour un peu. Extrait encore frais d’une petite (?) performance photo-plasticienne avec plâtre et amies, quelque chose que nous improvisons en marge de La séparation des songes, spectacle dont la création approche, et auquel je suis associé à plus d’un titre. On en reparlera. De qui, de quoi, de quand. Pour [...]

Tu me mets dans l’embarras, lui dis-je. Tu ne m’aimes plus ? Mais non, me dis-je. C’est toi qui dois l’aimer. Tu sais bien. Et non douter d’elle. Imbécile. Ça t’a échappé. Et alors, me repris-je. Ça peut bien t’échapper, de temps en temps. Ce qui m’ennuie davantage, c’est ce qu’elle va me répondre. Et [...]

L’été, les fesses sont pâles. (Benjamin Péret, cité par Christian Prigent en exergue de son amère et brillante Météo des plages)

« Une belle assise » est le très lent, infime, zen opus #9 de mes Parcours en marge (side-project des Limites nous regardent). Prenez le temps de vous asseoir… [eng] Border Lines gallery welcomes Sitting Bird: just relax… Et aussi un échantillon des mots qui vous claqueront dès l’entrée… Idées écartées frissons légèrement en dehors [...]

Puis en coulant je me suis fait la réflexion que ça y était, que je m’étais trompé sur cette sensation que j’avais eue à propos de la plage. Comme quoi on s’y préparait, ici. Je ne m’étais pas trompé sur le sens, je m’étais trompé sur le niveau. Le niveau de sens. Ce n’était pas [...]

« Dispositif analogique », une séquence avec du noir, du gris, et pas beaucoup de blanc. Les mots qui l’ouvrent sont de Fabrice Melquiot, poème en boucle lui aussi qui, dans une autre vie, fait la clôture de la version live des Limites nous regardent. C’est assez nu, n’y allez pas si ça vous gêne [...]

Un inexplicable autoportrait, et un fragment dément d’un livre étourdissant pour faire passer… Maintenant je vais mieux, merci… Le pantalon soudain regarde la robe. Le pantalon n’ose pas se dire, ou ne sait pas comment se dire, ni quoi se dire, ni quoi dire, dire ou se dire qu’à sa façon il aime la robe, [...]

Un coup de dés jamais n’abolira le hasard (Mallarmé) C’est ce qu’il y a marqué sur la couverture, vous le sauriez si vous aviez de bons yeux, ou de fines oreilles… Cette photo est extraite d’une série de portraits de Frédérique Bruyas, dont la passion et le métier sont les lectures publiques et à voix [...]

Pas nécessaire d’une grande chose pour vous marquer d’une encre sans fin dans la tête. Un bout de couleur une odeur un mouvement deux mots accrochés l’un à l’autre par erreur et voilà un morceau de vivre qui fait clic-clac et vous accroche un souvenir aussi sûr qu’un tatouage. Troisième alerte c’est devenu tout blanc [...]

Une dispute au premier étage puis plus rien encore quatre heures avant le matin (Haïkus de prison, Lutz Bassmann)