Les limites nous regardent : un projet évolutif et collaboratif

Projet né d’une commande pour donner la couleur d’une saison culturelle en 2009, Les limites nous regardent n’a cessé de rebondir et se déployer ensuite, accroché, projeté et performé sous maintes formes, avec des invités précieux…

Photo © Ernesto Timor

Flyer d’une soirée Ernesto & Friends dans le cadre d’une exposition du cycle Les limites nous regardent (Lyon, mars 2013).


Ingrédients nécessaires : un paysage (rural ou urbain), un habitant qui en explore les bornes, enclin à laisser le photographe se pencher par dessus son épaule. Le cadre est dicté par ce que je connais ou perçois de chacune de ces personnes, il s’agit de portraits que j’espère le plus « justes » possible. Les limites nous regardent est un projet au long cours que j’ai mené pendant plusieurs années, une manière d’appréhender les gens sur leurs « terres » ou, plus largement, dans des décors chargés de sens pour chacun. Des limites imprévues se sont dessinées, seuils qu’on hésite à franchir, pointillés que parfois on est seul à voir.
Le cadre de l’image unique ne sort pas indemne de ce voyage : où sommes-nous exactement ? Le doute est permis… C’est aussi pour moi un travail sur l’incertitude qui imprègne plus que jamais la vision photographique : format, focus, subjectivité du point de vue… toutes questions de regard auxquelles je tente à chaque fois de donner une réponse à l’équilibre fragile.
J’ai sous-titré ces faux panoramiques Panoptiques naturels en clin d’œil à cette expérimentation optique, mais aussi en allusion critique à certains principes politiques ou dispositifs architecturaux qui régentent notre vie sociale sous haute surveillance. Cela relève de l’exorcisme, car ces contemplations partagées sont autant d’utopies de frontières poreuses, et de liberté démultipliée.

 

Le cœur du projet est un ensemble de diptyques de grand format dont la galerie ci-dessus donne un bon aperçu. Il existe au total un peu plus d’une quarantaine d’images, dont une sélection est exposée sous forme de tirages, de nombre variable selon le lieu, tandis que souvent le reste est projeté. Depuis 2008, le projet a connu autant de rebonds que de saisons, s’est exposé par bribes ou en grand, a continué de s’étoffer, de se projeter, d’éveiller vocations et échos sonores…



Les amateurs d’intégrale peuvent compléter la visite grâce à ce diaporama, qui défile un peu vite pour une approche contemplative mais permet d’absolument TOUT voir !

Les amateurs d’images qui bougent en musique iront se projeter Les limites nous écoutent dans la Salle 1 du Cinema Paradisio

 

Dossier professionnel téléchargeable : Clic !

 

 

Principales étapes et apparitions publiques de ce projet

 

  • La Norville (91), mai-juin 2008. Création. Accrochage de plein air dans les jardins de la médiathèque, vernissage-parcours en voix et musique, publication tout au long des pages de la plaquette de saison théâtrale 2007-2008.
  • Montreuil (93), octobre 2008. Accrochage de plein air, dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d’artistes.
  • Paris, Théâtre de l’Opprimé, janvier 2009. Accrochage et projections dans le cadre du festival Passer l’hiver ?.
  • Paris, Société de curiosités, février 2010. Soirée dé-concertante, projection-performance en association avec Céline Liger (voix) et Gaël Ascal (musique).
  • Roanne (42), médiathèque, janvier-février 2010. Grand accrochage, projections de Face A et Face B (clips sur la musique de Gaël Ascal), parcours-visite en voix et performance.
  • Briis-sous-forges (91), Maison de la CCPL, avril 2011. Accrochage de l’étape 2011, projection de l’intégrale.
  • Sainte-Geneviève-des-Bois (91), septembre-décembre 2011. Accrochage de grands formats en plein air + expo à la médiathèque. Correspondances panoptiques, ateliers d’écriture photographique menés avec des détenus de Fleury-Mérogis et des lycéens voisins.
  • Les Apéros Pollen, La Petite Madeleine (Lyon), mai 2012. Projection performance.
  • Balades photographiques de Seyssel (74), juillet 2012. Expo.
  • Les Nuits photographiques de Pierrevert (04), juillet 2012. Expo et projection sur écran géant.
  • L’Antre Autre, Lyon, mars 2013. Expo et projection.
  • Festival Play Mobile (Bellastock), Tremblay-en-France, mai 2015. Projection et performance dansée.

Voir des aperçus généreux de précédentes étapes du projet

 

    • Jardins du Centre culturel Le Marque-page, La Norville (91), mai-juin 2008 (création). Voir la page spéciale (traces photo de l’accrochage et clips « face A » et « face B »)
    • Médiathèque de Roanne, janvier-février 2010. Voir la page spéciale (présentation détaillée, presse, vidéo, photos de l’expo…)
    • La Société de Curiosités à Paris, février 2010. Voir la page spéciale (présentation détaillée, vidéo « la face cachée »…)
    • Variations bougées et sonorisées créées pour des festivals de 2012. Sur le fil du son concret et de la musique, en pleine réinterprétation libre et sans paroles. Sur la base d’une bande-son originale de Valeria Pacella, une nouvelle navigation visuelle dans les panoptiques voit le jour, un film photographique s’invente, avec la complicité précieuse de François Nagir au montage… Voir la vidéo sur la page Cinéma Paradisio, salle 1 !
    • L’Antre Autre, Lyon, mars 2013. Voir la page spéciale (présentation détaillée, presse, vidéo, photos de l’expo…)

Les commentaires sont fermés