
shot: yesterday | printed: today | wet art, outskirts of paris
« Là est tout le malheur. C’est dans les pensées de la rue que naissent les plus belles phrases, pendant qu’on marche d’un point à un autre. Elles brillent quelques secondes pour celui, seul, qui les invente, le temps d’englober du regard quelques vitrines, de bousculer un passant. Le tangible réside là -haut, derrière les immeubles, au fond d’un ciel de ville. Et puis elles meurent, s’en retournent simplement, poussées, happées, écrasées sous les bottes au coin d’une brasserie à laquelle on ne s’est pas arrêté, où on ne goûtera pas la bière. […] Simone Tawak s’énerve. S’il vous plaît, les autres, soyez gentils. Ne restez pas derrière mon dos. Elle jette son mégot dans un coin, sur sa gauche. Même pas éteint. Parcelle d’éternité. »
— Sandrine Rotil-Tiefenbach, extrait de Veiller à la Machine.

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