Veuillez excuser la gêne occasionnée

Photo © Ernesto Timor - Comme un pélican sur un quai de gare

shot: apr 17 | printed: today | brest (brittany) | not a fish

Je ne manque jamais de glisser un petit billet poissonnier au premier jour d’avril, c’est plus fort que moi. Mais cette année non, où avais-je la tête. J’ai quand même commis une photo spéciale se rapportant au sujet mais en fait c’est plus dramatique que drôle, ce qui colle à notre époque formidable plus qu’à la date exacte. Alors je peux bien la poster avec deux jours de retard…

Impressions émues

Photo © Ernesto Timor - Le Premier Volume

shot: jan 17 | printed: today | lyon | imprimatur #1

Un peu plus tard, pendant que Hans nous régalait de son bœuf Stroganov, Dieu que cette viande est tendre !, s’était émerveillé mon père, mon père jamais fatigué quand il s’agissait de bâfrer, Hans m’avait donné un conseil.
Écoute Hans, avait ajouté mon père. Lui au moins a de la patience.
Range ton cours dans un endroit où tu sauras le retrouver, dans un tiroir de ta mémoire, voilà ce que m’avait suggéré Hans, et je l’avais soigneusement rangé, j’avais même renoncé à une séance d’onanisme pourtant méritée afin de relire une ultime fois ce maudit cours de socio.
Mais ça, c’était hier.

Aujourd’hui, face à l’interrogation-surprise, tous les tiroirs de ma mémoire se sont ouverts et un vent aussi soudain que violent fait virevolter toutes les copies doubles. J’ai beau tendre la main, je suis incapable d’en saisir une.
Je finis par passer l’heure à recopier l’intitulé des questions.
Zéro pointé, murmure une corneille qui vient de se poser sur le rebord de la fenêtre.

En sortant du cours, Lunettes Rondes me poursuit, et je l’entends rire derrière mon dos.
Au soi-disant bon fils : La famille élargie c’est sur plusieurs générations, la famille nucléaire ou conjugale c’est que sur deux générations, puis il ajoute, afin de me confondre davantage, que les liens de la famille se constituent de la manière suivante: soit par le mariage, soit par des liens de parenté, soit par consanguinité.
Lâche-moi, tu veux, lui dis-je, prêt à fondre en larmes ou à le tuer à mains nues.

Et toi ?
Et toi Albertin ?
Tu t’inscris dans quelle famille ?

Le bon fils, Denis Michelis (éd. Notab/Lia, 2016).
Un extrait particulièrement parlant, mais j’aurais voulu citer en entier ce petit roman découvert par hasard, sur sa belle couverture au trait. Ce livre est terriblement grinçant, remuant, sobre et dingue. Ce livre tue.

Photo © Ernesto Timor - La ponctuation

shot: jan 17 | printed: today | lyon | imprimatur #2

Quant aux deux photos en écho non-illustratif, c’est rien que des vues très subjectives de visite de l’excellente exposition de la Bibliothèque municipale de Lyon Impressions Premières, la page en révolution de Gutenberg à 1530

En attendant la fille du père Noël

Et non je ne m’appelle pas Jean-Balthazar. Quoique, il y a bien des cieux où l’on m’appelle Jean-Nesthor… Ça me fait penser que cette image ne va pas longtemps rester seule, la petite robe écarlate non plus, une mignonne séquence de derrière les fagots arrive ces jours-ci. Si mignonne que j’hésite à la mettre en Enfer (d’ailleurs je n’y enferme plus personne, avez-vous noté ?)…

[Edit du 1er janvier 2017] La séquence est achevée et en ligne comme prévu à cette adresse…

L’étonnement du voyageur

Photo © Ernesto Timor - L'absence

shot: june 16 | printed: today | gif-sur-yvette (distant outskirts of paris) | memories of a wet traveller

C’est pratique la photographie, presque autant que la littérature. Pour brasser souvenirs et impressions hors de toute logique apparente, selon des courants qu’on est souvent seul à capter, il faut bien le dire. Quand en plus on est aidé par des crues qui affolent les bibliothèques, oui c’est regrettable mais c’est beau !

Objets du culte

Photo © Ernesto Timor - Loyasse

shot: oct 16 | printed: today | lyon | dea optima maxima

Toussaint, date anniversaire d’Irregular, je ne vous refais pas le coup du lien vers le post originel, de novembre 2003 : les fidèles connaissent, les débrouillards trouveront par eux-mêmes le chemin vers le Cimetière des Plaisirs…
Cette image-ci c’est ici et maintenant. Au-delà des apparences…