Modernisation des voies de navigation

Photo © Ernesto Timor - Vieux transferts

shot: mar 17 | printed: today | outskirts of lyon | easy-to-use navigation

Qu’est-ce donc que cette soupe alphabet ?
Très immédiatement, un pêle-mêle de lettres transfert très connotées circulation ferroviaire, l’une de mes pêches miraculeuses dans les entrailles de locaux SNCF désaffectés…
Plus symboliquement, un prétexte pour vous annoncer une petite amélioration des modes de transport en Enfer ! J’ai doté mes réserves d’un petit matériel flambant neuf qui vous aidera à (re)découvrir les richesses enfouies même si vous n’êtes pas un patient(e) archiviste ! Allez-y voir

Mes aubes…

Photo © Ernesto Timor - grand froid

shot: jan 17 | printed: today | not so far from lyon | general electric

… sont-elles plus belles que vos grasses matinées ? Ça je ne saurais dire. Sans doute plus givrées en tout cas.
Photo de parc électrique nord-isérois, en marge d’une commande vivifiante de portraits de travailleuses de l’aube sur des sites de la logistique — nous en reparlerons bientôt, avec un peu plus d’humain et de chaleur cette fois !

Où l’on reparle (plus fort) de la bordure du quai

1605-yogicharlie2251

La Voie, une séquence rail et yoga qui doit beaucoup à la souplesse physique et mentale de Charles et pas mal au hasard des horaires de fret. Cette image est extraite d’un petit film photographique tout frais sorti des studios Timor, enrichi d’une bande son créée par mes amis funky du groupe Appat203, histoire de tout à fait dérailler en beauté. Pour vous projeter ces 2 minutes initiatiques, faut partir à la recherche de la bonus track des Salles d’attente… mais pour ceux qui n’ont pas la patience de chercher les pistes cachées, cliquez donc !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Pare-feu, sweet pare-feu

Photo © Ernesto Timor - défense d'entrer

shot: dec 12 | printed: today | jura (not far from switzerland) | homemade firewall

A l’occasion de travaux d’amélioration de l’architecture de mon home virtuel, je découvre fortuitement que des admirateurs tentent des dizaines, voire des centaines de fois par jour, de forcer la porte de l’administration du site et d’y glisser leurs petites touches personnelles. спаси́бо vraiment ! Car la plupart de ces contributions à mon œuvre me viennent de Russie, dites donc. Bon, ces intrusions louches peuvent expliquer certaines lenteurs et bizarreries épisodiques, mais comme j’ai pas envie de me laisser tout à fait envahir ou voir détourner mon Irregular en engin de trafic inventif, je viens de perdre plein d’heures à relever très haut le niveau de protection de l’îlot Timor. On n’est décidément nulle part à l’abri des attaques débiles et de l’engrenage sécuritaire…
Bah c’est l’occasion de poster cette image quelque peu volodinienne, ça faisait longtemps. Par association d’idées sauvage.

Les attractions nécessaires :
aujourd’hui comme hier

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | my other car is a panhard

Peut-être que je lis trop de Modiano, la confusion des temps me guette de plus en plus au tournant. En quête de décor pour une séquence photographique furieusement contemporaine (par exemple un futur épisode des Salles d’attente, mmm), j’ai découvert à la place un garage assez merveilleux — ses odeurs de graisse sans âge, ses verrières chaudes, ses vieilles demoiselles aux courbes parfaites… Premier aperçu de cette usine aux créatures joliment carrossées, sûrement pas le dernier…


Ciseaux caillou (Un livret de la collection Vicious circles)

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 10 | reprinted: today | outskirts of paris | criss cross [series]

Ciseaux caillou [Criss Cross] est la réédition d’une séquence de 2010, première collaboration avec le corps et l’âme dansantes de Magalie.
C’est un jeu du chat et de la souris, une pelote insaisissable à laquelle se résume la vie, le temps d’un bain de soleil. C’est évidemment un Vicious Circle.

Lire la suite

Allégorie du faux contact

Photo © Ernesto Timor

shot: dec 13 | printed: today | not far from switzerland | & son

Mon père n’a pas connu le sien. C’est comme si mon père était moi, comme si je n’avais pas connu le mien. Un père sans père se tient tranquille dans l’inconnu, dans l’anonymat. C’est à peine si son père a connu la femme, la mère de mon père, dont il a eu un fils, mon père, qu’il n’a pas reconnu, je m’y perds, dans cette phrase. C’est pourtant simple, je n’ai pas appris à faire le père, de mes enfants, j’ai quand même fait des enfants, je me suis reproduit en toute innocence.

Christian Gailly, Dit-il.

C’est le premier roman du monsieur, je viens de le découvrir, alors que j’ai lu les trois quarts de qui a suivi (et ne suivra plus, hélas). Sa patte minimaliste et amère est bien là, elle ne flirte pas encore avec la fiction transparente, ça ajoute au désespoir de tout ça. Quand même je ne peux pas lire un Christian Gailly sans en verser un peu dans l’Irregular et voir quelle image à moi va ainsi s’alléger de son propre poids et révéler son potentiel d’écho plus ou moins grinçant…
Une autre fois promis je ferai plus frais.

Fluophilia (Un livret de la collection Petites histoires pour ne pas dormir)

Photo © Ernesto Timor

shot: feb 08 | reprinted: today | near paris | fluophilia [series]

Fluophilia est la réédition d’une « grande séquence » de 2008, qui se présentait alors ainsi : « petite forme photographique pour jeune femme et néon aux heures de bureau ; ni plus ni moins qu’une loft story ! »
La revoici augmentée de quelques inédites, direction les Petites histoires pour ne pas dormir [Short Lullabies].
Little Miss Sunless n’a pas pris une ride et les tubes fluo sont en passe de devenir des collectors. Quant à ces locaux de petite couronne parisienne, ils se sont désintégrés en lofts pour artistes, pfff où va la vie de bureau ?…
Lire la suite