Quelque chose suit son cours : recueil en quête d’éditeur

Quelque chose suit son cours est un recueil de photos âpres voire désespérantes (dont je reconnais la paternité) compliqué par un texte obscur (signé Jean-Louis Baille), on ne s’étonnera pas qu’il n’ait pas encore trouvé son éditeur… On ne perd pas espoir, ce titre l’interdit par essence, mais on a décidé de cesser d’attendre. Voici ce projet en libre accès à l’écran, à feuilleter comme un vrai livre (et s’il se cache un éditeur intéressé parmi les visiteurs, qu’il se dénonce !)

 

Mode d’emploi du feuilleté ci-dessous.
Cliquer sur l’icône du plein écran, sinon ce sera tout petit !
Ce n’est pas (encore) un vrai livre, pas de doubles pages mais des planches uniques, format carré.
Ce n’est pas téléchargeable, c’est juste pour regarder…
Les liens qui surgissent à la fin sont des pubs offertes par Issuu, sans aucun rapport avec ma production…

Pour une présentation complète (intention, cv des auteurs, extraits), veuillez charger ce dossier (cliquez sur la couverture)… Dossier de Quelque chose suit son cours






 

L’enfant sauvage (Un livret de la collection Vicious circles)

Photo © Ernesto Timor - L'enfant sauvage – p. 1

shot: may 17 | printed: july 17 | lyon | wild thing [series]

L’enfant sauvage [Wild Thing] est le comble de la petite forme. L’affaire devrait se passer de tout autre commentaire. Avec la participation de Caelia Virga, d’un grenier croix-roussien servi avec ses lustres de poussière, et d’un trône de fer qui passait par là.

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Le soleil qu’on fait prisonnier (Un livret de la collection Parcours en marge)

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 10 | reprinted: may 17 | paris | aperture [series]

Le soleil qu’on fait prisonnier [Aperture] est une somme. En trois chapitres, elle propose la synthèse d’une collaboration étalée sur plusieurs années avec la rousse Kitsune, initialement rencontrée pour un portrait dans le cadre des Limites nous regardent. On la retrouvera donc ici à trois moment clés, dans trois espaces vierges de toute présence si ce n’est son incarnation lumineuse : 1) dans un appartement vidé de tout sauf de ses cimaises (anciennement paru pour partie sous ce titre Le soleil qu’on fait prisonnier) ; 2) dans son nouveau studio (anciennement paru pour partie sous le titre Un nid pour quoi faire ?) ; 3)  dans les souterrains de ma dernière résidence francilienne (anciennement paru pour partie et en noir et blanc sous le titre Respire).
Même si ce grand voyage contrasté entraîne parfois au bord du vide ou au cœur des noirceurs, tout ceci n’est qu’un jeu, à commencer par le titre, emprunté… aux Frères Jacques !

C’que c’est beau la photographie
Le soleil qu’on fait prisonnier
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les p’tites femmes en p’tite robe d’été

C’que c’est beau la photographie
Bougeons plus ! l’amour va passer
1, 2, 3, c’est la plus jolie
Agrandie, vous l’encadrerez.

On sourit pour l’éternité.

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Y a-t-il une vie après les prolongations ?

Photo © Ernesto Timor - Espace nu

shot: sept 10 | reprinted: today | paris | the empty project

Le joli mois de mai n’est plus, et avec lui s’achève mon expo (prolongée) à La Méduze. De quoi se sentir un peu vide et désemparé, quand on a quelque souci avec l’impermanence, d’où cette image en forme de lot de consolation symbolique, sans doute. Pour regarder vers l’avenir, Mes champs visuels s’exposeront sans doute encore, flanqués de la projection-concert expérimentée avec bonheur grâce à mon comparse Jeff Duschek autour de Pour que tu ne perdes pas le fil. Toute proposition d’accueil de tout ou partie de ce projet sera étudiée avec la plus grande attention, n’hésitez pas à faire signe, si vous êtes organisateur-trice ou connaissez quelqu’un qui… ;-)

Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !

« La disparition du conjuré »

Photo © Ernesto Timor - Méfiez-vous des miroirs

shot: mar 17 | printed: today | brittany | another world

La disparition du conjuré est naissance à une vie nouvelle, débarrassée des contraintes de l’espace et du temps.

Ils attendent qu’on les libère. Un mince filin les relie encore à la rive, mais les ponts sont depuis longtemps coupés. Et chaque soir, pour retarder le moment du retour, ils multiplient les tâches inutiles.

C’est à ce moment-là qu’on apparaît. Certains de rêver, ils se frottent les yeux, mais on est toujours là, évoluant avec une lenteur extrême, sans à-coup, comme si murs et cloisons n’existaient pas pour nous. On furète, ouvrant les tiroirs, explorant les poubelles. On passe nos mains sur les surfaces, cherchant les creux d’usure, les traces. Attentifs à tout, on n’attend rien de précis.

Ils reconnaissent notre discrétion : c’est la leur. Comme eux on courbe la tête, comme eux on marche sur la pointe des pieds. Mais notre effacement semble plénitude et notre insignifiance légèreté, quand leur vie à eux n’est qu’un perpétuel acte de présence sans joie. Toute la journée au bureau, ils disent oui, bien sûr, pardon, naviguant entre les remous, frappant de petits coups brefs sur les portes et souriant d’un air contrit. Et le soir, une fois rentré, il faut parler bas, pour ne pas déranger.

Alors ils guettent notre retour, jusqu’à l’épuisement. Et quand le sommeil les rattrape, ils rêvent d’ombres compatissantes se déplaçant sans effort et les invitant, d’un geste, à l’abandon.

Philippe Vasset, La Conjuration (éd. Fayard, 2013).
Des sommets de vassetitude, à fond dans les limites qui me sont chères…

Pas d’embrouille

Photo © Ernesto Timor -

shot: nov 15 | reprinted: today | paris | easy binding

Où je vous reparle en clair du projet Pour que tu ne perdes pas le fil !
En vrai ça se déroule tranquille ces petits préparatifs, et donc tout soudain les Lyonnais et les voyageurs pourront découvrir la face A et la face B d’Ernesto au cordeau !
Face A : accrochage de 8 grands tirages extraits de la suite Mes champs visuels.
Face B : Pour que tu ne perdes pas le fil, 7 ou 8 courts films photographiques, projetés le soir du vernissage : Jeff Duschek performera en live leur bande son post-rock !
Ces réjouissances sont proposées dans le cadre du vernissage de l’exposition Tiré au cordeau, avec aussi les images de Emre Orhun et Shneckewurst, et c’est jeudi 27 avril 2017 à partir de 19 h à La Méduze (Lyon 1er) !
Plus de détails sur tout ça : www.ernestotimor.com/cordeau

Retour de clic-clac

Photo © Ernesto Timor - clic-clac

shot: jan 07 | reprinted: jan 17 | paris | single bed [series]

Cette image est extraite de Clic-clac, une nouvelle arrivée au rayon séquences photographiques. Les images ont pile 10 ans d’âge, ce qui est tout frais c’est l’impulsion de compilation, le coup de flip-book presque (les images de la série sont au nombre de 33 !).

Dites 33, et le convertible venu du froid s’éveillera. […] Ce n’est pas ma seule tentative de performance photographique frontale sur canapé / divan / sofa, mais c’est la plus ancienne et quelque part la plus légère et jolie (des notions qui ne sont pas forcément en haut de mon échelle de valeurs infernale). Le suédois démonté n’y est pour pas grand chose, par contre la parfaite Marine y est pour beaucoup…

Extrait de la présentation d’intro.

A découvrir dans son intégralité en Enfer : Clic-clac [Single Bed]



Clic-clac (Un livret de la collection Petites histoires pour ne pas dormir)

Photo © Ernesto Timor

shot: jan 07 | reprinted: jan 17 | paris | single bed [series]

Dites 33, et le convertible venu du froid s’éveillera. 33 est le nombre déraisonnable d’images que contient ce Clic-clac [Single Bed]… qui se feuillette presque comme un flip-book, les agiles du clic y perdront bien moins que 33 secondes… A l’origine, putain 10 ans, j’en avais publié une sévère sélection d’une demi-douzaine, et puis hop à la trappe.
Ce n’est pas ma seule tentative de performance photographique frontale sur canapé / divan / sofa, mais c’est la plus ancienne et quelque part la plus légère et jolie (des notions qui ne sont pas forcément en haut de mon échelle de valeurs infernale). Le suédois démonté n’y est pour pas grand chose, par contre la parfaite Marine y est pour beaucoup…
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En attendant la fille du père Noël

Et non je ne m’appelle pas Jean-Balthazar. Quoique, il y a bien des cieux où l’on m’appelle Jean-Nesthor… Ça me fait penser que cette image ne va pas longtemps rester seule, la petite robe écarlate non plus, une mignonne séquence de derrière les fagots arrive ces jours-ci. Si mignonne que j’hésite à la mettre en Enfer (d’ailleurs je n’y enferme plus personne, avez-vous noté ?)…

[Edit du 1er janvier 2017] La séquence est achevée et en ligne comme prévu à cette adresse…

Un plan canicule (Un livret de la collection Le collodion humide)

Photo © Ernesto Timor - Un plan canicule

shot: aug 12 | reprinted: today | near lyon | shower must go on [series]

Un plan canicule [Shower Must Go On], collection Le collodion humide.

Angy Mini est dans la tourmente. Une première version avait paru l’été de la prise de vue, limitée à quelques abstractions optiques. En voici la projection intégrale, maintenant qu’il est tout-à-fait clair qu’il n’y a plus de saisons.

 

 

 

 

 

 

 

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La chambre claire

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 15 | printed: today | liège (belgium) | camera lucida

… qui est aussi une antichambre de salle d’attente. Car une Salle d’attente, quatrième du nom, est sur l’établi, et ce n’est pas encore cette fois qu’on y verra une vraie salle d’attente d’aéroport (peut-être jamais, d’ailleurs). Et cette image a des comparses qui, assemblées en mouvement, devraient faire une belle salle de bal pour la Mort — elle aura le choix des fenêtres par où sauter, la bougresse. L’affaire de quelques heures/jours et la projection sera réalité…

[Edit du 12 mars] C’est chose faite : Salle d’attente #4.