Quelque chose suit son cours : recueil en quête d’éditeur

Quelque chose suit son cours est un recueil de photos âpres voire désespérantes (dont je reconnais la paternité) compliqué par un texte obscur (signé Jean-Louis Baille), on ne s’étonnera pas qu’il n’ait pas encore trouvé son éditeur… On ne perd pas espoir, ce titre l’interdit par essence, mais on a décidé de cesser d’attendre. Voici ce projet en libre accès à l’écran, à feuilleter comme un vrai livre (et s’il se cache un éditeur intéressé parmi les visiteurs, qu’il se dénonce !)

 

Mode d’emploi du feuilleté ci-dessous.
Cliquer sur l’icône du plein écran, sinon ce sera tout petit !
Ce n’est pas (encore) un vrai livre, pas de doubles pages mais des planches uniques, format carré.
Ce n’est pas téléchargeable, c’est juste pour regarder…
Les liens qui surgissent à la fin sont des pubs offertes par Issuu, sans aucun rapport avec ma production…

Pour une présentation complète (intention, cv des auteurs, extraits), veuillez charger ce dossier (cliquez sur la couverture)… Dossier de Quelque chose suit son cours






 

L’enfant sauvage (Un livret de la collection Vicious circles)

Photo © Ernesto Timor - L'enfant sauvage – p. 1

shot: may 17 | printed: july 17 | lyon | wild thing [series]

L’enfant sauvage [Wild Thing] est le comble de la petite forme. L’affaire devrait se passer de tout autre commentaire. Avec la participation de Caelia Virga, d’un grenier croix-roussien servi avec ses lustres de poussière, et d’un trône de fer qui passait par là.

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Pour que tu ne perdes pas le fil : suite de films photographiques, 2017

Dans la ligne (sinueuse et brisée plus que droite) de Mes champs visuels, un side-project a vu le jour : Pour que tu ne perdes pas le fil.
Ça aurait aussi bien pu s’appeler Chacun(e) son lien, et c’est une nouvelle saga de films photographiques, mis en musique par le guitariste Jeff Duschek.


On retrouve la pelote de cordeau qui servait à cadrer les paysages de Mes champs visuels, puisque tout part de là… Pour le reste, l’approche est opposée, à moins qu’elle ne soit complémentaire : l’humain se défragmente, revient au premier plan, c’est lui qui décide comment tout cela va se dérouler, en s’impliquant à des degrés divers. Je lâche chacun-e dans un espace clos, souvent chez lui-elle, il-elle y tisse sa toile à sa façon, se prend les pattes dedans exprès ou pas, en tous cas ça performe plus que ça ne pose…
Ce basculement du côté de l’incertain et du vécu intime a fait aussi changer le mode de restitution : c’est le chemin qui importe, ses tentatives et ses retours sur soi, il faut pouvoir glisser le long de cette profusion d’images intermédiaires, et ça passe donc par des montages en petits films photographiques, autant que de rencontres…

Un musicien m’a rejoint dans cette aventure : Jeff Duschek fait gémir ses guitares hypnotiques sur les bandes originales de chacun de ces épisodes.
« De la matière sonore enveloppe les images. Dans les tréfonds de la musique libre et (parfois) improvisée, je fais retentir mes compagnes d’acier et mes plus chaudes lampes. Accompagnant le fil qui se déroule, la guitare à bout de bras et la tête dans le cosmos, une âme post-rock dans un corps contemporain ! »

 

 

Photo et graphisme © Ernesto Timor

Pour la première fois, Jeff Duschek performe en live sur la projection de l’intégrale à  ce jour (8 épisodes en 2 sets, une petite heure en tout), à la Méduze (Lyon 1er) ce jeudi 27 avril 2017, à l’occasion de la soirée de vernissage d’une expo accueillant, sous le titre Tiré au cordeau, aussi bien mes tirages de Mes champs visuels que les photographies d’Emre Orhun qui fait parler les cordes à sa manière…

 

Laissez-vous embarquer (en montant le son, plein écran et en HD de préférence) !

 

(bande son live)

(bande son live)

 

Au sommaire à ce jour (work in progress)

#1, Nel 7’01. #2, Supasam 2’53. #3, Clarisse 7’48. #4, Scha 5’27. #5, Sabryx 8’09. #6, Jeff 4’04. #7, Amélie 6’37. #0, Marine 6’42.

La numérotation est chronologique et c’est le nom de chaque personne qui donne son titre à l’épisode. Le #0 voit remonter à la surface une séquence photographiée 10 ans plus tôt, qu’on peut lire comme ce projet dans l’œuf…

Chroniques terriennes (extrait)

Photo © Ernesto Timor - Avalanche

shot: june 16 | printed: today | lyon | sister earth

Evidemment, il y a un avant et un après cette photo (surtout un avant, là ça sent carrément la fin). Si tout suit son cours, un bref film photographique verra le jour prochainement, Dans la chambre petite. L’image n’attend plus que sa musique. Sinon le temps restera suspendu, une fois encore…

Un plan canicule (Un livret de la collection Le collodion humide)

Photo © Ernesto Timor - Un plan canicule

shot: aug 12 | reprinted: today | near lyon | shower must go on [series]

Un plan canicule [Shower Must Go On], collection Le collodion humide.

Angy Mini est dans la tourmente. Une première version avait paru l’été de la prise de vue, limitée à quelques abstractions optiques. En voici la projection intégrale, maintenant qu’il est tout-à-fait clair qu’il n’y a plus de saisons.

 

 

 

 

 

 

 

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Planque ton trombone

Photo © Ernesto Timor - Ma rencontre avec la femme tronc

shot: mar 16 | printed: today | pilat (not so far from lyon) | female mystery

La femme tronc qui est si bonne…
Eh ! maman, que m’importent les troncs bonnes ?
Je veux jouer de l’hélicon, pon pon pon pon !

Boby Lapointe
(qu’il est toujours bon de fredonner, et puis ça éclaire le drôle de titre de cette drôle d’image, pour ne pas dire que ça l’illumine…)


Le monde est clos…

1602-life4195

shot: feb 16 | printed: today | pilat (not far from lyon) | rip homo economicus

… et le désir infini. C’est le très beau titre d’un livre de Daniel Cohen, qui relève de l’essai (brillant) d’économie politique plutôt que de la fantasmagorie érotique ou du guide de randonnée. Quoique. Il mélange avec un pessimisme jubilatoire toutes les strates du vivant, ce type-là, c’est bien ce qui fait de lui un agréable compagnon de chevet plutôt qu’un docte donneur de leçons de plus…

Vanité des beautés métropolitaines

Photo © Ernesto Timor - Marine contemplant le métro aérien, Paris

shot: mar 08 | printed: today | paris | you tube

Debout, Gabriel médita puis prononça ces mots :
— L’être ou le néant, voilà le problème. Monter, descendre, aller, venir, tant fait l’homme qu’à la fin il disparaît. Un taxi l’emmène, un métro l’emporte, la tour n’y prend garde, ni le Panthéon. Paris n’est qu’un songe, Gabriel n’est qu’un rêve (charmant), Zazie le songe d’un rêve (ou d’un cauchemar) et toute cette histoire le songe d’un songe, le rêve d’un rêve, à peine plus qu’un délire tapé à la machine par un romancier idiot (oh ! pardon).

Raymond Queneau, Zazie dans le métro