Tout au long de cette année 2013, je publierai ici chaque jour une page de carnet. Essentiellement photographique bien sûr, c’est le langage que je parle le plus couramment. Mais sûrement pas que. Cet exercice quotidien m’emmènera je ne sais où, je ne peux pour lors garantir que sa sincérité. 365 fois je tenterai quelque chose de neuf et, parce que la vie reste un jeu, je me plierai chaque fois à la magie du hasard pour trouver le mot prétexte : il fournira le titre et c’est à lui que je donnerai chaque fois réplique et écho. A partir de maintenant, chaque jour compte…

Ernesto Timor, le 1er janvier 2013

Aléatoire. D’abord parti sur la piste du lancer de dés à moult faces et calculs complexes, accolé à un lourd dictionnaire, la perspective de cette manipulation à renouveler 365 fois m’a un peu refroidi ! J’ai donc finalement opté pour du plus direct et furieusement moderne : un tirage aléatoire de mot dans la base riche et open du Wiktionnaire, l’outil de tirage étant lui même en ligne ici. Promis, je me plierai au résultat du tirage au sort, même si aucun huissier n’en attestera. Dans quelques cas, j’ai exceptionnellement droit à un deuxième tirage : mot relevant d’un jargon si spécialisé qu’il me laisse vraiment coi, ou bien sûr entrée de dictionnaire hautement contestable (relevant des noms propres, des néologismes du mois dernier, composé de mots ne relevant pas d’un dictionnaire… bref, la marge d’erreur d’une nomenclature à contribution libre !).
[Le 6 mars] Après deux mois passés à me battre avec ce Wiktionnaire et ses entrées trop souvent indigestes et hautement contestables (dans des proportions bien au-delà de ce que j’avais entrevu), je retourne à des méthodes classiques : ouverture à l’aveugle de mon fidèle Robert et pointage aléatoire de mon index sur le mot du jour. Seul regret : les locutions, et puis le frisson qu’il y avait à obéir à une machine (un peu bête)…

Frais du jour. Une publication quotidienne du 1er au 31 décembre 2013, parfaitement, à heure variable. Le tirage du mot se fait la veille pour laisser un peu le temps de prévoir une prise de vue ou alors plonger dans les limbes de mes inédits ; puis traiter l’image, la placer sur la page blanche et carrée qui m’attend, me fendre de quelques mots les jours de grand vent…

Allez comprendre… Une brève indication chronologique figure en légende escamotable d’un mouvement de souris, une fois l’image ouverte en grand… Pour avoir tout le détail spatio-temporel des photographies et aussi quelques mots sur le comment et le pourquoi de chaque planche, rendez-vous sur la page des Légendes, mise à jour quotidiennement.

Ad lib. Allez, pour les plus jeunes :
Entre tes doigts
l’argile prend forme
l’homme de demain sera
hors norme
un peu de glaise
avant la fournaise
qui me durcira
Je n’étais qu’une ébauche au pied de la falaise
Un extrait de roche sous l’éboulis
Dans ma cité lacustre à broyer des fadaises
Malaxe