Les salles d’attente : suites de films
photographiques en écho à Je suis contre la mort, 2015-2016

Après le cycle des Black Variations qui avait fait écho à la création théâtrale d’Entretiens avec la mer, voici Les salles d’attente ! Accompagnant à sa façon la création en cours de Je suis contre la mort, cette aventure est prévue pour s’étaler d’octobre 2015 à l’été 2016, date de la présentation du spectacle par le Théâtre du Menteur à Avignon.


Renouvelant l’expérience des Black Variations qui avait fait écho à la création d’Entretiens avec la mer, voici les Salles d’attente. Conçue comme une libre ré-interprétation de Je suis contre la mort, ce « side-project » a couru pendant plusieurs mois, le temps de la création du spectacle. À mesure de leur production, les Salles d’attente ont été postées sur le web comme un feuilleton non identifié.
La formule est celle du mix expérimental entre les mots de François Chaffin et les images d’Ernesto Timor, enrichie par la création musicale de Nico­las Verger et Olivier Métayer (Appat203). Nous cherchions à faire sonner des bribes de ce texte fraîchement écrit, en privilégiant sa musicalité : cinq épisodes, autant que de « morceaux » pour ne pas dire « chansons » dans le spectacle, selon la même progression. La bande son colle aux étapes de travail, elle dit la recherche, ne cache pas l’approximation. Côté visuel, des images hors champ théâtral, exploration toute personnelle de cette piste de la vitalité qui s’applique, non sans peine, à être plus forte que les noirceurs…
On y voit des dehors plutôt qu’un plateau, on y croise des silhouettes qui ne sont pas des comédiens, on s’y frotte plus sûrement à des manques et des absences… on attend !
« Si l’on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d’attente », notait le facétieux Jules Renard…

 

 

salle d’attente #1, 3’10, octobre 2015
Il y a quelque chose quelque part qui joue avec ta vie…

salle d’attente #2, 3’30, novembre 2015
Je ne vivrai jamais plus comme avant…

salle d’attente #3, 3’50, janvier 2016
Je me coltinerai des ciels inouïs…

salle d’attente #4, 4’00, mars 2016
En sautillant bordel en sautillant…

salle d’attente #5, 5’10, juin 2016
On est au monde évidemment…

salle d’attente #X (bonus track), 2’43, juillet 2016
Je ne vis que pour jouir…



Tous épisodes > texte : françois chaffin / voix : julien defaye et françois chaffin / voix off : céline liger / musique : nicolas verger et olivier métayer (appat203) / photos et montage : ernesto timor

Laissez-vous embarquer (en montant le son, plein écran et en HD de préférence) !


Ecots à l’écho

Photo © Ernesto Timor

Autoportrait en chevalier noyé dans un verre d’eau…

Texte et réalisation © Ernesto Timor

Le pourquoi…

Mon double écho à Bayard

J’ai le plaisir d’avoir été retenu pour l’expo collective Ecots à l’écho, dans le cadre du festival Les Photaumnales, une édition “en écho” à Hippolyte Bayard.

Ci-dessous le texte par lequel, pour une fois, je m’explique en paroles sur ma photographie…

Ajouter mon écot à l’écho à Bayard, oui, plutôt deux fois qu’une !

Hippolyte Bayard, membre éminent du peloton des inventeurs de la photographie, est à ce seul titre déjà un héros ! Mais aussi un superbe loser, un de ceux dont le mérite est à peu près passé à la trappe, que la gloire et la richesse ont ignoré — et qui, de cette mésaventure, a su faire un nouveau tour d’alchimie en réalisant son macabre autoportrait pour de rire. J’aime bien voir là une parenté avec ce qui anime ma propre photographie depuis longtemps, cette manie tragi-comique…

Et puis Bayard, l’illustre homonyme autrement plus célèbre, dont on apprenait naguère les exploits chevaleresques. Celui-là a bercé toute mon enfance, car mon patronyme — Sampeur — déclenchait et déclenche encore l’inévitable « sans peur et sans reproche » qui à force de martèlement donne envie d’en finir avec l’état civil (d’ailleurs pour pratiquer la photographie je me cache tant bien que mal sous le pseudonyme de Timor !).

Or donc, j’ai fusionné les deux filiations brumeuses en cette image d’un chevalier Bayard noyé dans son verre d’eau. Bah, ce n’est pas sérieux, ce n’est qu’une photographie.

Ernesto Timor

Photaumnales, Beauvais (60), du 19 septembre au 29 novembre 2015.
L’exposition se tient à la Galerie nationale de la tapisserie.
www.photaumnales.fr


Black Variations : un side-project pour Entretiens avec la mer, 2014-2015

Un genre de porte vers cet univers s’est ouverte au travers d’un poster-dépliant joint en bonus au livre Entretiens avec la mer, publié en novembre 2014, en co-édition Théâtre du Menteur / Image Latente.


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Clôture du cycle et projection publique.
Pro­jec­tion de l’intégrale réalisée depuis 1 an : une soirée Ruée dans les Box à ne pas rater le vendredi 6 mars 2015
si vous êtes en mesure de pousser votre monture jusqu’à La Cavalerie en Essonne ! En savoir plus sur cette soirée…

Grand mix expérimental entre les mots de François Chaffin et mes images, sans oublier les guitares de Benjamin Coursier. Côté texte il s’agissait de faire sonner des bribes d’Entretiens avec la mer, texte chaudement sorti des forges de son auteur ; côté images, une avalanche de petits films photographiques qui explorent à leur façon les noirceurs sensibles de l’affaire. Autant d’échos mystérieux et osés à ce texte, dégagés de tout souci d’illustration ou même de préfiguration du spectacle…


Le 10 février 2014, François Chaffin a lu pour la première fois en public quelques épisodes de ce nouveau texte incandescent et noir, avec l’écho de sa musique ; tandis que je projetais une version remasterisée et augmentée de ma séquence Not a crime (qui n’en finissait pas d’attendre son heure), comme première piste de la réplique photographique que j’envisageais de fournir à cette création. Tout ceci sous les bienveillants auspices de Guillaume Lecamus, du Morbus Théâtre, qui organise mensuellement des Lectures-rencontres en appartement à Paris, dans le 13e (allez voir si cela vous tente !)

Devant le succès de la formule testée sans filet au cours d’une heure de live en ce début 2014, nous avons décidé d’en faire une version brève diffusable à l’écran (un extrait de quelques minutes, texte et musique, qui épouse à sa façon foutraque le cours de la séquence photographique). Ce fut la Black Variation #1.

Alors, nous avons décidé que d’autres Black Variations suivraient, offrant d’autres échos mystérieux et osés à ce texte, avec pour nouvelle ambition de servir également d’anticipations alléchantes de la création théâtrale… Une demi-douzaine d’épisodes a été programmée, à un rythme quasi-mensuel, jusqu’aux dates françaises de création du spectacle : Entretiens avec la mer, une coproduction du Théâtre du Menteur et du Théâtre Kaze, première version à Tokyo en août, création de la version française à la Ferme de Bel Ebat (théâtre de Guyancourt) les 6 et 7 novembre 2014.

À la veille de quelques dates de reprise de la pièce en mars 2015, la saga des Black Variations se clôture sur un 7e épisode présenté pour la première fois lors d’une soirée de projection de l’intégrale du projet : Ruée dans les Box #5, le 6 mars 2015 au (petit) théâtre de la Cavalerie : plus de détails ici !

 

Black Variation #1, 4’45”, mars 2014
textes et arrangements sonores : françois chaffin / musique : j.-s. bach
photographies et montage : ernesto timor (d’après la séquence not a crime, feat. anne-lise)

Black Variation #2, 5’26”, avril 2014
textes et arrangements sonores : françois chaffin / musique : benjamin coursier
photographies et montage : ernesto timor (d’après la séquence tornado, feat. angele bangor)

Black Variation #3, 7’30”, mai-juin 2014
image : ernesto timor (d’après des photos de répétition France + Japon) / textes et arrangements sonores : françois chaffin / musique : benjamin coursier / avec les voix de Céline Liger, Julien Defaye, François Chaffin et des comédien(ne)s du Kaze.

Black Variation #4, 5’50”, juin-juillet 2014
textes et arrangements sonores : françois chaffin / musique : benjamin coursier / photographies et montage : ernesto timor (d’après la séquence transmutation, feat. caelia virga)

Black Variation #5, 6’15”, août 2014
textes et arrangements sonores : françois chaffin / avec les voix de céline liger, julien defaye, françois chaffin et des comédien(ne)s du kaze / photographies et montage : ernesto timor (d’après la séquence l’esprit d’escalier)

Black Variation #6, 6’50”, octobre 2014
textes et arrangements sonores : françois chaffin / musique : benjamin coursier / avec les voix de céline liger et françois chaffin / photographies et montage : ernesto timor (d’après la séquence ceci n’est pas une scène)

Black Variation #7, 5’46”, mars 2015
textes et arrangements sonores : françois chaffin / musique : benjamin coursier / avec les voix de céline liger et françois chaffin / photographies et montage : ernesto timor (d’après la séquence l’entretien individuel, feat. bea huet)







« Voir clair, c’est voir noir » disait Paul Valéry.
À vous de voir…
(en montant le son et en HD de préférence) !

 

Black variations : bouquet final !

Photo © Ernesto Timor

shot: feb 15 | printed: today | distant outskirts of lyon | from the film black variation #7

 

À la veille de quelques dates de reprise d’Entretiens avec la mer en mars 2015, la saga des Black Variations* se clôturera sur un 7e épisode présenté en exclusivité lors d’une soirée de projection de l’intégrale du projet : Ruée dans les Box #5, le vendredi 6 mars 2015 au (petit) théâtre de la Cavalerie, en Val d’Essonne. L’image jointe est un extrait de cet ultime film photographique, basé sur une série toute nouvelle réalisée pour l’occasion, L’entretien individuel.

* Les Black variations, c’est un grand mix expérimental entre les mots de François Chaffin et mes images, sans oublier les guitares de Benjamin Coursier. Côté texte il s’agissait de faire sonner des bribes d’Entretiens avec la mer, texte chaudement sorti des forges de son auteur ; côté images, une avalanche de petits films photographiques qui explorent à leur façon les noirceurs sensibles de l’affaire. Autant d’échos mystérieux et osés à ce texte, dégagés de tout souci d’illustration ou même de préfiguration du spectacle… Le projet est présenté en détail sur cette page de la rubrique Échographies…



tdm-ruees-14-15-05-aff-web

Clôture du cycle et projection publique.
Pro­jec­tion de l’intégrale réalisée depuis 1 an : une soirée Ruée dans les Box à ne pas rater le vendredi 6 mars 2015, si vous êtes en mesure de pousser votre monture jusqu’à La Cavalerie en Essonne ! En savoir plus sur cette soirée…





Par ailleurs, un genre de porte vers cet univers s’est ouverte au travers d’un poster-dépliant joint en bonus au livre Entretiens avec la mer, publié en novembre 2014, en co-édition Théâtre du Menteur / Image Latente.

« Elle ou moi peu importe »

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 14 | printed: today | auvergne + bardo | living dead photography

Deuxième aperçu de mon nouveau style photographique. (Euh, c’est de l’humour, ne m’écrivez pas pour protester et me dire que c’était mieux avant… ;-) Il va sans dire que la photo est dénuée de retouche, brute de capteur comme disent les puristes (comme quoi la pureté…). Plus le temps passe, plus j’oublie les vrais paysages perdus pour toujours sous cette tempête de pixels en folie, et plus je me réjouis de ce bug fatal. Il ne faudrait juste pas que cela arrive une autre fois !

Cette image venue d’une zone incertaine où la réalité est pour le moins distordue et prend même des airs salement irradiés, ça me fait penser…
J’ai touché au terme de Terminus radieux, le dernier Volodine. Il faut en lire les 617 pages. Voici quelques lignes de la fin de ce voyage post-exotique, prélevées avec hésitation, avec crainte, avec envie, comme des herbes mutantes de la taïga…

 

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Un bourbier peut en cacher un autre

Photo © Ernesto Timor

shot: june 14 | printed: today | aisne (east of france) | do not kill me again

N’est-ce pas qu’on dirait… un fantasme de califat universel / une image satellite de frappe chirurgicale / un tsunami nucléaire propre / un remords de Hans Bellmer / 14-18 en force / un continent oblitéré… En fait on y voit bien ce qu’on veut, c’est cool comme une tache de Rorschach. Selon le résultat du test, on saura dans quelle partie du monde et quelle époque vous vous prélassez cet été, et gare aux non-conformes…
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