Irregular est mort… vive Irregular !

Photo © Ernesto Timor - poussin qui miaule

shot: apr 18 | printed: today | lyon | meow

Irregular s’arrête. Etonnant, non ?
Avec le temps, il était devenu sans doute trop regular, en tous cas je vais tenter de retrouver un peu de la fraîcheur de mes intentions premières. Une page blanche plutôt qu’une zone trop étroitement formatée. Parfois j’y poserai une image unique mais plus grande et plus présente, parfois plein de photos, en diaporama ou en ribambelle de souvenirs. L’envie aussi d’écrire davantage, être plus explicite (ces textes seront escamotables ou pas, pour ne pas polluer le champ visuel de ceux qui se méfient des mots…). Pour libérer simplement ce nouveau laboratoire des contraintes du reste du site, il volera de ses propres petites ailes, à cette adresse : On a deux vies ! 

Le reste de ce site n’est pas affecté, les rubriques habituelles proposent les nécessaires présentations ou traces des projets, les portfolios de best of… Quant aux archives d’Irregular, elles demeurent bien sûr accessibles sous leur forme d’origine.

A bientôt, ici ou là !

Griffonnages

Photo © Ernesto Timor - Vautour fauve

shot: sept 17 | printed: today | vercors (near the alps) | griffon vulture (far)

On peut être un acharné du grand angle et aimer observer les piafs, la preuve. Ça va celui-là est grand (très). Et je suis gentil (très), j’ajoute à la vue plein cadre un colossal agrandissement pour que vous puissiez y compter les plumes.
C’est donc un vautour fauve (je savais) mais c’est lui qu’on appelait avant le griffon (je savais pas, je croyais que c’était un monstre de légende). Pour les chemtrails à côté, je sais pas… ;-)



Photo © Ernesto Timor - Vautour fauve

shot: sept 17 | printed: today | vercors (near the alps) | griffon vulture (closer)

Les dépossédés

Photo © Ernesto Timor - Vive la défaite

shot: oct 16 | printed: today | jura | masters & servants

Qui veut être le maître se perd, qui veut par dessus tout compter au nombre des possesseurs ne se maintiendra qu’en dépossédant tous les jours tous les autres.

Défaite des maîtres et possesseurs, Vincent Message (éd. Seuil, 2016).

Quelques petites clés pour expliquer le rapprochement de ces fragments d’image et de texte…
Le visuel provient d’une séquence que je garde encore un peu dans la nuit de mes caves d’affinage — trop dure et intense pour décider vite vu d’en faire quelque chose. Comme aux frontières de l’humanité. Du coup c’est à elle que j’ai pensé quand j’ai cherché quelle photo je pourrais bien montrer pour parler de cette Défaite des maîtres et possesseurs. La même difficulté, et ce n’est pas pour rien, que toutes les fois où j’ai voulu citer Volodine, un de mes auteurs de chevet, particulièrement irreprésentable sous peine de sombrer dans le cauchemar éveillé, ce qui n’est pas ma ligne photographique…
Et ce roman donc, je ne l’ai pas (encore) lu, mais découvert transposé sur scène au festival d’Avignon. Incarné de façon sobre et bouleversante par Marik Renner et Nicolaï Martel dans une mise en scène signée Nicolas Kerszenbaum, compagnie Franchement, tu. Précisément sans tellement d’images, sans pathos ni éclats, juste l’effroi d’être humain… A voir si vous êtes par là-bas (jusqu’au 28 juillet, collège de la Salle à 13h15).

Vue sur le marigot

Photo © Ernesto Timor - Tout en carton

shot: june 17 | printed: today | distant outskirts of paris | believe it or not

Tout ça, c’est des histoires… mais la photo est évidemment sans montage ni trucage, c’est la réalité qui est piégée !

NB : ce galbe parfaitement étonnant est un fragment d’un meuble que j’avais à charge de photographier dans le cadre d’une collaboration nouvelle et stimulante avec une créatrice de mobilier en carton, nous en reparlerons (avec d’autres photos que ces blagues off, mais toujours avec un je ne sais quoi d’intrigant…).

Veuillez excuser la gêne occasionnée

Photo © Ernesto Timor - Comme un pélican sur un quai de gare

shot: apr 17 | printed: today | brest (brittany) | not a fish

Je ne manque jamais de glisser un petit billet poissonnier au premier jour d’avril, c’est plus fort que moi. Mais cette année non, où avais-je la tête. J’ai quand même commis une photo spéciale se rapportant au sujet mais en fait c’est plus dramatique que drôle, ce qui colle à notre époque formidable plus qu’à la date exacte. Alors je peux bien la poster avec deux jours de retard…