Irregular est mort… vive Irregular !

Photo © Ernesto Timor - poussin qui miaule

shot: apr 18 | printed: today | lyon | meow

Irregular s’arrête. Etonnant, non ?
Avec le temps, il était devenu sans doute trop regular, en tous cas je vais tenter de retrouver un peu de la fraîcheur de mes intentions premières. Une page blanche plutôt qu’une zone trop étroitement formatée. Parfois j’y poserai une image unique mais plus grande et plus présente, parfois plein de photos, en diaporama ou en ribambelle de souvenirs. L’envie aussi d’écrire davantage, être plus explicite (ces textes seront escamotables ou pas, pour ne pas polluer le champ visuel de ceux qui se méfient des mots…). Pour libérer simplement ce nouveau laboratoire des contraintes du reste du site, il volera de ses propres petites ailes, à cette adresse : On a deux vies ! 

Le reste de ce site n’est pas affecté, les rubriques habituelles proposent les nécessaires présentations ou traces des projets, les portfolios de best of… Quant aux archives d’Irregular, elles demeurent bien sûr accessibles sous leur forme d’origine.

A bientôt, ici ou là !

“Foufous à volonté”

Photo © Ernesto Timor - incohérent

shot: mar 18 | printed: today | lyon | scrutinize in vain

L’Oral et Hardi, chevauchée verbale immense de Jean-Pierre Verheggen, incarnée de langue de maître par Jacques Bonnafé, que je n’ai pas eu la chance d’ouïr en live mais qui se trouve en livre audio, et qui m’a tenu lieu de sieste crapuleuse ces derniers jours. Sur ma photo, coup de loupe sur le livret qui l’accompagne…

Journal d’un décor

Photo © Ernesto Timor - Journal itinérant

shot: aug 14 | printed: today | vercors (near the alps) | up and down diary

53 ans, 2 jours.
Mardi 12 octobre 1976.

Ce que j’ai noté hier n’a pas sa place dans ce journal.
Ça fait du bien !

Danniel Pennac, Journal d’un corps.

Solution de facilité que de citer l’espèce de vide de ce jour-là, alors que les 87 ans et 19 jours ont toute leur place et leur épaisseur palpable dans les 380 autres pages ! Bon, disons que le choix de la chrono n’a pas été tout à fait laissé au hasard… Sinon, merveilleuse redécouverte, l’ami Pennac, que j’avais très injustement réduit aux truculences bellevilloises de La fée carabine et autres succès dévorés lors de leur sortie. Re-rencontré précisément il y a un an via la version audio de ce Journal d’un corps, abrégé saisissant lu par lui-même, tout craché tout cru. Tout ce qu’il a écrit ces dernières années est pour moi de la même inspiration limpide, fil joyeux et anxieux, fragile et courageux, quel chic type en vérité.

La confusion de l’échassier

Photo © Ernesto Timor - Un signe

shot: dec 15 | printed: today | pilat (not so far from lyon) | space wader

La môme néant

Quoi qu’a dit ?
— A dit rin.

Quoi qu’a fait ?
— A fait rin.

A quoi qu’a pense ?
— A pense à rin.

Pourquoi qu’a dit rin ?
Pourquoi qu’a fait rin ?
Pourquoi qu’a pense à rin ?
— A’xiste pas.

Jean Tardieu, extrait du recueil Monsieur Monsieur (1951).
Y a pas d’âge pour se réviser ce classique grinçant, ça vous met un sourire sur le vide…