Le point de vue où j’en suis

Photo © Ernesto Timor - Où est le point

shot: feb 18 | printed: today | outskirts of paris | sweet and soft #1

Le jour où tu trouveras des titres moins alambiqués, Ernesto, tu éveilleras sans doute moins l’intérêt des plus cérébraux-a-l-e-s de tes ami-e-s, mais ce sera signe que tu vis plus simplement ! Bref, voici la recette du cocktail : Le point de vue où j’en suis = Le point de vue de ma fenêtre + Le point où j’en suis, deux de mes formules magiques rituelles. Ça vaut bien deux photos pour le prix d’une (et un petit effort d’entretien des trains qui ne vont pas à grande vitesse, si on est frustré par les vitres qui arrêtent le regard, ce qui n’est pas forcément mon cas, ah là là…) !

 

Photo © Ernesto Timor - Où est le point

shot: feb 18 | printed: today | outskirts of paris | sweet and soft #2

Mes nuits…

Photo © Ernesto Timor - Marieme

shot: jan 17 | printed: today | lyon | black magic woman

… au grand air sont-elles plus belles que vos soirées cosy ? Ça non plus je ne sais pas. Composées de jolis chauds et froids en tous cas…
Cette vue provient d’une session toute fraîche de photos de tournage, magie de l’abribus loin en dessous de zéro réchauffé par la présence de l’étonnante Marième Diallo, dans Emulsion, un court-métrage en devenir signé Karin Dufaut…

Voilà les Dalton

Photo © Ernesto Timor - Feu rouge

shot: dec 16 | printed: today | outskirts of lyon | criss-cross #1

Photo © Ernesto Timor - Feu vert

shot: dec 16 | printed: today | outskirts of lyon | criss-cross #2

Avec mes excuses pour ce titre misérable, mais en ce jour j’aime encore mieux ça que de réchauffer un fond de sauce sur la métaphysique du carrefour ou la vie sans visibilité… ;-)

L’étonnement du voyageur

Photo © Ernesto Timor - L'absence

shot: june 16 | printed: today | gif-sur-yvette (distant outskirts of paris) | memories of a wet traveller

C’est pratique la photographie, presque autant que la littérature. Pour brasser souvenirs et impressions hors de toute logique apparente, selon des courants qu’on est souvent seul à capter, il faut bien le dire. Quand en plus on est aidé par des crues qui affolent les bibliothèques, oui c’est regrettable mais c’est beau !

“Il nous fallait une bonne petite catastrophe”

Photo © Ernesto Timor - Le cours naturel

shot: june 16 | printed: today | distant outskirts of paris | beautiful disaster

On dit souvent aux amis qui souffrent et qui ont peur : c’est formidable d’avoir peur. La crise c’est bon. La tempête de 99, elle a fait un bien fou à la nature. Ouhlàlà ! Les taillis reprennent, c’est la lande, la taïga d’avant. Les rivières reprennent leur cours naturel. Arbres morts impliquent champignons, etc. Tout va mieux. Je ne vous parle pas des oiseaux, des vers de terre, de la chicorée sauvage. Il nous fallait une bonne petite catastrophe, il faut souffrir pour être belle. Mais pas du tout. Allez on respire, il ne vous est jamais rien arrivé, pas de drame. Respirez, plus de passé, plus de récent. Le récent c’est périssable…

Olivier Cadiot, Histoire de la littérature récente, Tome 1 (POL, 2016).


Peinture à l’œuf

Photo © Ernesto Timor - La petite sirène

shot: june 16 | printed: today | distant outskirts of paris | mirame (y gustame)

Coquetelle assez mauvais genre que je vous sers là, entre cette peinture rupestre début XXIe siècle dénichée au fond d’une friche sombre et humide, et des mots de l’élégant et tendancieux Pierre Louÿs, fin XIXe siècle. Un peu de raffinement amoureux ne fera pas de mal au premier ingrédient, et un petit pas de côté hors des règles du jeu homme-femme ne peut pas non plus faire de mal au second (de Pierre Louÿs, je crois que j’aime avant tout le tréma sur le ÿ !)… Lire la suite