Bon et heureux chaos

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | brittany | happy new mess

Ne cherchez pas la vraie carte de vœux, avec millésime en paillettes, y en aura pas cette année. Ça n’empêche pas de vous souhaiter de rester bien en vie, corps et âme, et conscients de l’être. Et continuez de regarder autour de vous…

Mythologies domestiques

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 07 | printed: today | paris | homemade fairy tales

C’était comme un pilote (en photographies) pour un livre sur Paris, où les chambres d’hôtel cramoisies auraient eu la vedette. Plan foireux s’il en fut, mais j’y ai vécu deux-trois clichés lynchiens que je ne regrette pas…

Il paraîtrait que c’est un peu l’époque où rituellement je mets le feu à mon château de cartes photographiques. Certaines années j’aurais à moitié incinéré mon site (comme jadis des images en papier) genre merci continuez sans moi, d’autres années au contraire j’aurais procédé à la mise à feu fébrile d’une nouvelle fusée-vitrine (qui elle aussi finit par retomber en nuage de cendres un jour ou l’autre, hein de toutes façons). Je veux bien vous croire, je n’ai pas de souvenir net de ces choses. Oui il se peut qu’il y a 2 ans j’aie suspendu Irregular pour me coltiner quotidiennement le défi de remplir Malaxe, et puis que l’an dernier le nouveau site ait pointé son museau à cette période, engloutissant sur son passage le dédale de mes anciennes galeries. Mettons.
Cette année je ne touche pas aux murs. Par contre la manie dangereuse de faire du neuf avec du vieux ne m’a toujours pas quitté, alors voici ce que je vais mettre en place ! Sous le subtil titre Plein les fouilles, je vais poster des images anciennes jusqu’ici ignorées, de moi y compris. J’ai entamé un chantier de catalogage nouveau de mes images brutes (les négatifs, si vous voulez), je vois remonter à la surface quantité de photographies insoupçonnées et oubliées, passées un peu vite à la trappe lors d’un premier tri, qui manquait d’attention ou de pertinence. Ou simplement mes goûts ont changé. (En espérant que cette brève saga sera distrayante et ne tournera pas pas en ode à l’indécision ou à la nostalgie, s’pas…) Bref, ces fringantes revenantes je leur dis bonjour, avec mon regard de maintenant, avec ma manière de traiter/tirer qui a pu un peu changer aussi.
Parfois je gloserai un peu dessus, parfois pas, y aura juste la date de prise de vue, comme d’hab…



Plein vos mirettes

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 15 | printed: today | not so far from lyon | watch me now


Mesdames, mesdemoiselles messieurs.
J’attire votre attention sur deux petites actualités (sans gravité aucune, et purement internes au Timor) en ce mois de décembre…


Ernesto Timor en deux clins d’œil
La section galerie-portfolio compacte vient d’être augmentée d’un tome 2, 36 images prises de 2011 à 2015.
Si vous avez loupé l’info sur la page d’accueil, voici un lien direct pour vite réparer ça…


Un peu d’art et d’amour pour pas cher
On ne peut pas dire que j’insiste souvent sur le fait que mes photos sont disponibles à la vente. Il faut faire l’effort de repérer une photo, me consulter sur sa disponibilité, les formats, les tarifs… et il n’y a même pas de picto de petit panier où que ce soit, bref c’est horriblement compliqué et bien peu commercial.
Alors ne ratez pas cette offre toute spéciale de fin d’année : toutes les images de la galerie-portfolio compacte mentionnée ci-dessus (volume 1 et volume 2) sont proposées au prix exceptionnel de 99 € le 30 x 45. Tirages sur papier argentique, livrés en point relais à côté de chez vous directement par le labo en emballage soigné (tube + carton) — je vous adresse en pli séparé le certificat numéroté et signé. C’est pas même la moitié de mon tarif habituel, c’est donc à saisir, en m’écrivant via la page de contact d’ici le 31 décembre 2015 (paiement possible par chèque ou via PayPal). Et joyeux Noël… ;-)


Autoportrait en dissocié cérébral

1511-life1759

shot: nov 15 | printed: today | beauvais (north of france) | eat my brain

Aucun végétal n’a été maltraité pour les besoins de cette photographie, il s’agit là d’un étonnant chou en céramique signé Jean-Michel Savary, dans le joli petit jardin du Mudo à Beauvais, sur ma route (ph)automnale vers Hippolyte



La fiancée du Mikado (Un livret de la collection Passes et passages)

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | reprinted: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride] combine en trois chapitres inégaux plusieurs visites d’une jeune femme à la maison aux bambous. Aussi surprenant que cela paraisse, il n’y a là aucune intervention de ma part sur le décor, ni intention artistique de qui que ce soit : rien que des bambous coupés, mis à sécher, stockés là où y avait de la place. Ça n’empêche pas de rêver un peu…

Photographiées en 2009 et 2010, ces vues sont quasi toutes inédites. Et pour les rares déjà vues ici ou là (le vertige de couverture, ou plus loin une nature morte exposée parmi les Incartades), elles retrouvent enfin leur contexte de naissance. Cette étrangeté prend place dans la collection Passes et passages.
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Chambre d’écho #2 : mes aventures avec le marbre

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | essonne (distant outskirts of paris) | walk on the wild side

Deuxième moment de synchronicité prélevé dans ces toutes fraîches journées essonniennes. Nous sommes ici au Château de Villiers à Draveil, dans la suite où s’accrochent mes Incartades. La visiteuse et amie (cette présence-là n’est pas le fruit du hasard) est à la fois présente en chair et en os et dans plus d’une photo de ce projet, jusque là on est dans la norme d’écho communément admise sous les latitudes timoriennes (plusieurs de ces traces doucement anecdotiques sont à retrouver sur la page de l’expo) ! Là où ça me dépasse l’entendement, c’est quand le sol en marbre de la salle d’exposition (que je ne saurais dater, mais ça remonte à loin) se révèle identique à celui de ma photographie des bambous fortuits dans un pavillon des Yvelines : motif strictement identique, jusqu’à l’a perspective qui se prolonge… Je vous laisse réfléchir là-dessus.

Chambre d’écho #1 : vagabondage is not a crime

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | essonne (distant outskirts of paris) | have sweet dreams

C’est le moment de regretter les images-maps, rendues obsolètes par les progrès du web. Car je vous aurais bien fait cliquer de-ci de-là dans cette photographie, pour vous faire vivre cette sensation de portes dérobées vers d’autres univers plutôt inattendus dans la scène immédiatement visible. Alors en gros, c’est chez l’habitant, dans la dite grande couronne parisienne, là où je me reposai tantôt entre une couche de gris et une autre de rouge, au cours de mes journées de vagabondage en Essonne, entre amis, travail et ouverture d’exposition. Et je fut bien ébaubi de découvrir ces saintes icônes au-dessus de ma modeste couche : dans le cadre cette photographie d’écrivain absent signée angelle, qui ne m’est point inconnue ; et, magnétisé à la tôle de la cloison, ce collector des Black Variations signé bibi. Images qui, tant qu’à faire, ont chacune pour moi un fort pouvoir anti-gravitation… Si, comme c’est probable, rien de tout cela ne vous intéresse, vous pouvez toujours vous concentrer sur la pochette rock’n’roll, je n’ai rien à en dire.

Les salles d’attente : suites de films
photographiques en écho à Je suis contre la mort, 2015-2016

Après le cycle des Black Variations qui avait fait écho à la création théâtrale d’Entretiens avec la mer, voici Les salles d’attente ! Accompagnant à sa façon la création en cours de Je suis contre la mort, cette aventure est prévue pour s’étaler d’octobre 2015 à l’été 2016, date de la présentation du spectacle par le Théâtre du Menteur à Avignon.


Renouvelant l’expérience des Black Variations qui avait fait écho à la création d’Entretiens avec la mer, voici les Salles d’attente. Conçue comme une libre ré-interprétation de Je suis contre la mort, ce « side-project » a couru pendant plusieurs mois, le temps de la création du spectacle. À mesure de leur production, les Salles d’attente ont été postées sur le web comme un feuilleton non identifié.
La formule est celle du mix expérimental entre les mots de François Chaffin et les images d’Ernesto Timor, enrichie par la création musicale de Nico­las Verger et Olivier Métayer (Appat203). Nous cherchions à faire sonner des bribes de ce texte fraîchement écrit, en privilégiant sa musicalité : cinq épisodes, autant que de « morceaux » pour ne pas dire « chansons » dans le spectacle, selon la même progression. La bande son colle aux étapes de travail, elle dit la recherche, ne cache pas l’approximation. Côté visuel, des images hors champ théâtral, exploration toute personnelle de cette piste de la vitalité qui s’applique, non sans peine, à être plus forte que les noirceurs…
On y voit des dehors plutôt qu’un plateau, on y croise des silhouettes qui ne sont pas des comédiens, on s’y frotte plus sûrement à des manques et des absences… on attend !
« Si l’on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d’attente », notait le facétieux Jules Renard…

 

 

salle d’attente #1, 3’10, octobre 2015
Il y a quelque chose quelque part qui joue avec ta vie…

salle d’attente #2, 3’30, novembre 2015
Je ne vivrai jamais plus comme avant…

salle d’attente #3, 3’50, janvier 2016
Je me coltinerai des ciels inouïs…

salle d’attente #4, 4’00, mars 2016
En sautillant bordel en sautillant…

salle d’attente #5, 5’10, juin 2016
On est au monde évidemment…

salle d’attente #X (bonus track), 2’43, juillet 2016
Je ne vis que pour jouir…



Tous épisodes > texte : françois chaffin / voix : julien defaye et françois chaffin / voix off : céline liger / musique : nicolas verger et olivier métayer (appat203) / photos et montage : ernesto timor

Laissez-vous embarquer (en montant le son, plein écran et en HD de préférence) !


De quelques plantes hallucinogènes

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 15 | printed: today | lyon | one dollar view

 

Pour un peu, je réussissais là un nouveau point de vue de ma fenêtre. Sauf que le point de vue s’arrête à la fenêtre, et sur ce qui se trame dehors on a de quoi douter. Seule valeur sûre : la plante à monnaie chinoise que j’ai recueillie via une filière belge et qui croit vaillamment en dépit des tempêtes sur les plates-bandes environnantes…

Fenêtres avec vue

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | sightseeing

Bien sûr j’ai déjà usé de ce titre. Mais je pense que c’était sans le pluriel ! Il n’est pas même impossible qu’une autre fois j’aie déjà publié une photo du même sujet, peut-être même sous cet angle fatal, il y a 6 ou 7 ans de ça. Dans mon souvenir, rien n’a vraiment changé dans cette étrangeté liégeoise, si ce n’est la position des nuages…