Irregular est mort… vive Irregular !

Photo © Ernesto Timor - poussin qui miaule

shot: apr 18 | printed: today | lyon | meow

Irregular s’arrête. Etonnant, non ?
Avec le temps, il était devenu sans doute trop regular, en tous cas je vais tenter de retrouver un peu de la fraîcheur de mes intentions premières. Une page blanche plutôt qu’une zone trop étroitement formatée. Parfois j’y poserai une image unique mais plus grande et plus présente, parfois plein de photos, en diaporama ou en ribambelle de souvenirs. L’envie aussi d’écrire davantage, être plus explicite (ces textes seront escamotables ou pas, pour ne pas polluer le champ visuel de ceux qui se méfient des mots…). Pour libérer simplement ce nouveau laboratoire des contraintes du reste du site, il volera de ses propres petites ailes, à cette adresse : On a deux vies ! 

Le reste de ce site n’est pas affecté, les rubriques habituelles proposent les nécessaires présentations ou traces des projets, les portfolios de best of… Quant aux archives d’Irregular, elles demeurent bien sûr accessibles sous leur forme d’origine.

A bientôt, ici ou là !

La gueule de l’emploi : portraits de travailleurs imaginaires

Un nouveau side-project de ricochet entre les mots de François Chaffin et les photos d’Ernesto Timor, appuyé à la création de 51 mots pour dire la sueur par le Théâtre du Menteur.

 

L’animateur de ronds-points, et autres métiers d’avenir…

Dans la tradition photographique des clichés de travailleurs posant avec la solennité de leur fonction, je réalise une galerie de portraits d’anonymes qui figurent des métiers imaginaires. Ils incarnent cette nomenclature sobrement : rien de plus qu’un geste, un outil improbable, une façon d’être, lumières et décors naturels !

Les textes accompagnant ces portraits sont signés François Chaffin, résonant avec sa création de 51 mots pour dire la sueur, farce poétique et politique autour du travail qui sera sur scène début 2019 (voir le site du Théâtre du Menteur). Le format de l’écriture devrait parodier des fiches de postes, présentations grinçantes de métiers surréalistes, inspirées du texte du spectacle et complétées par ce que lui inspireront les diverses personnalités, à la tête du client en somme (entre l’auteur des mots et l’auteur des photos, ça naviguera à vue, comme à notre habitude, voir les Echographies des saisons précédentes…). 

La réalisation de ces photos s’étalera de l’automne 2017 à l’automne 2018, en visant une trentaine de portraits différents. Des aperçus seront présentés sur cette page web ainsi qu’en teasers en amont de la création sur le site de la compagnie. Ensuite nous espérons une véritable exposition itinérante proposée aux lieux en amont des représentations, et puis une publication en livret, complément optionnel au texte de la pièce ou publication autonome…

Ça vous tente ? Les candidatures sont largement ouvertes, me contacter si tout ça vous parle ! Pour en savoir encore davantage et même découvrir une sélection de photos en avant-première, il y a un petit dossier à télécharger, d’un simple clic sur la couverture ci-dessous…

Couverture dossier La gueule de l'emploi © Ernesto Timor

La gueule de l’emploi, dossier de présentation (cliquer sur la couverture pour charger le pdf)

ESSAYEUR. toutes catégories. du vêtement aux avions de la nourriture au parfum des prothèses aux stylos j’essaye tout et n’importe quoi. dedans dehors et jour et nuit mon métier c’est d’essayer. et là j’essaie de t’en parler. attention il y a ceux qui essaient encore. mais ce n’est pas la même chose. eux ce sont des essayeurs encore.

Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !

Elan vital

Photo © Ernesto Timor - Lancer de cordeau sur menhir

shot: apr 17 | printed: today | brittany | hasta siempre

Je ne sais pas bien quoi dire de l’actu nationale, à part “faites pas les cons”, ce qui n’a jamais convaincu personne, et surtout pas ceux dont la jugeote n’en finit pas de se dissoudre dans de l’infect alcool de patrie.

En lot de consolation, un mot de mon actu perso, modeste et dérisoire au demeurant, mais faire œuvre collective entre gens ouverts à l’inconnu c’est déjà une preuve de vie hein… Pour que tu perdes pas le fil s’est donc projeté comme prévu à Lyon jeudi 27 avril, avec les audaces guitaristiques de Jeff Duschek pour faire de ce photo-ciné-concert un événement bien au-delà du prévu ! Nous reviendrons, nous jouerons encore, là ou ailleurs, et je poursuis les prises de vue de ce work in progress (l’image ci-dessus en est d’ailleurs un avant-goût en terres bretonnes) !
Quant à l’expo de Mes champs visuels, elle reste accrochée à l’accueillante Méduze jusqu’au 16 mai, aux irrégulières heures d’ouverture et aussi sur rendez-vous (bref on s’arrange) !

Pas d’embrouille

Photo © Ernesto Timor -

shot: nov 15 | reprinted: today | paris | easy binding

Où je vous reparle en clair du projet Pour que tu ne perdes pas le fil !
En vrai ça se déroule tranquille ces petits préparatifs, et donc tout soudain les Lyonnais et les voyageurs pourront découvrir la face A et la face B d’Ernesto au cordeau !
Face A : accrochage de 8 grands tirages extraits de la suite Mes champs visuels.
Face B : Pour que tu ne perdes pas le fil, 7 ou 8 courts films photographiques, projetés le soir du vernissage : Jeff Duschek performera en live leur bande son post-rock !
Ces réjouissances sont proposées dans le cadre du vernissage de l’exposition Tiré au cordeau, avec aussi les images de Emre Orhun et Shneckewurst, et c’est jeudi 27 avril 2017 à partir de 19 h à La Méduze (Lyon 1er) !
Plus de détails sur tout ça : www.ernestotimor.com/cordeau

La confusion de l’échassier

Photo © Ernesto Timor - Un signe

shot: dec 15 | printed: today | pilat (not so far from lyon) | space wader

La môme néant

Quoi qu’a dit ?
— A dit rin.

Quoi qu’a fait ?
— A fait rin.

A quoi qu’a pense ?
— A pense à rin.

Pourquoi qu’a dit rin ?
Pourquoi qu’a fait rin ?
Pourquoi qu’a pense à rin ?
— A’xiste pas.

Jean Tardieu, extrait du recueil Monsieur Monsieur (1951).
Y a pas d’âge pour se réviser ce classique grinçant, ça vous met un sourire sur le vide…


Bon et heureux chaos

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | brittany | happy new mess

Ne cherchez pas la vraie carte de vœux, avec millésime en paillettes, y en aura pas cette année. Ça n’empêche pas de vous souhaiter de rester bien en vie, corps et âme, et conscients de l’être. Et continuez de regarder autour de vous…

Pour que tu ne te perdes pas dans mes greniers

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | stuck in the attic

“Ce sera difficile de la mettre à la porte. Et puis on la connaît bien dans le quartier… On lui a même donné un surnom…
— Lequel ?”
J’étais vraiment curieuse de le savoir. Et si c’était le même que celui qu’on lui avait donné il y a vingt ans ?
“On l’appelle Trompe-la-mort.”
Elle l’avait dit gentiment, comme s’il s’agissait d’un surnom affectueux.
“Quelquefois on a l’impression qu’elle va se laisser mourir, et puis le lendemain, elle est fringante et aimable, ou bien elle vous balance une vacherie.”
Pour moi, ce surnom prenait un autre sens. J’avais cru qu’elle était morte au Maroc et maintenant je découvrais qu’elle avait ressuscité, quelque part, dans la banlieue.

La Petite Bijou, Patrick Modiano.

 

Trompe-la-mort a longtemps été le nom de mon site, j’y ai renoncé il y a bientôt deux ans, lors de la refonte du bazar, dans un élan de simplification et d’envie de me rendre plus lisible (ne riez pas). Les Galeries Trompe-la-mort sentaient un peu trop le drame et la poussière… Belle ironie de buter sur ce fantôme-là aussi au détour d’une page de Modiano, encore et encore… !

Quant à la photo, nouveau micro-voyage dans mes greniers, c’est une indiscrétion de plus sur mon projet qui se tisse dans l’ombre ces temps-ci, Pour que tu ne perdes pas le fil…

Le déroulement pur

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | mystery tour

Tandis que physiquement je me rends au scintillant château pour accrocher, vernir, sourire même peut-être (Incartades III, vous voyez de quoi je parle ?), mentalement je vagabonde en de plus sombres passages… Je commence même à voir où vont ces jeux de cordeau auxquels il a été fait allusion ici ou , les premières séquences réalisées commencent à trouver leur équilibre secret, de nouvelles se dessinent à la faveur de tel ou tel voyage (et pourquoi pas celui-ci, si j’accompagnais mon corps à la capitale ?!), il se pourrait que cela émerge comme une projection annexe aux Champs visuels, même… A suivre, prochainement…