C’est beau le travail la nuit

Photo © Ernesto Timor - La Défense

shot: oct 17 | printed: today | la défense (paris) | no business no cry

Je resserre lentement mes cercles autour du sujet de mon prochain projet, L’animateur de ronds-points et autres métiers d’avenir. Parler du travail sans s’ennuyer, frotter le réel d’imaginaire, me cramponner à la vieille lune du portrait sans artifice mais vouloir marier cette série à une affaire de spectacle vivant… Je n’ai pas fini de démêler cette pelote d’envies contradictoires. En attendant, j’accumule les séances d’essai où le off me plait souvent mieux que l’idée initiale, c’est ici le cas, photo gentiment affranchie de la consigne ! Le sujet officiel de tout ça est développé ici, pour celles et ceux que cela intéresse à un titre ou un autre — même pour poser, profils patients et joueurs bienvenus !).

Veuillez excuser la gêne occasionnée

Photo © Ernesto Timor - Comme un pélican sur un quai de gare

shot: apr 17 | printed: today | brest (brittany) | not a fish

Je ne manque jamais de glisser un petit billet poissonnier au premier jour d’avril, c’est plus fort que moi. Mais cette année non, où avais-je la tête. J’ai quand même commis une photo spéciale se rapportant au sujet mais en fait c’est plus dramatique que drôle, ce qui colle à notre époque formidable plus qu’à la date exacte. Alors je peux bien la poster avec deux jours de retard…

“Je sais nager, je sais voler”

Photo © Ernesto Timor - Un étrange bonheur

shot: mar 17 | printed: today | lyon | i can swim

Je nage… : extrait mythique, pour les idolâtres dont je suis, d’Hôtel Robinson, confidentiel album de Rodolphe Burger et Olivier Cadiot, avec la voix de Gilles Deleuze samplée sur nappes sonores océaniques…



NB : je n’ai pas pu intituler ce post Vous sentez bien que c’est un étrange bonheur, c’était déjà pris. Par moi-même sur Irregular il y a un paquet d’années, et bizarrement déjà la même association sur un autre paysage acidulé entre chien et loup… !

Mes week-ends…

Photo © Ernesto Timor - Mirad

shot: jan 17 | printed: today | essonne, distant outskirts of paris | playtime

… en missions lointaines sont-ils plus fun que vos saturday night fevers ? Ça je ne sais toujours pas (et j’en aurai fini de ces constructions de posts, ça pourrait devenir fastidieux et je finirai bien finir par vexer quelqu’un qui m’aura mal compris).
Cette dernière photo est donc issue encore d’images de la veille, de la photo de plateau de théâtre comme souvent j’en fais — et comme rarement Irregular en montre, sans doute par ce que ce ne sont pas mes histoires… D’où ce choix d’image qui garde tout son mystère — en vrai la salle était tout à fait pleine, et les comédien-ne-s terriblement de face, il s’agit là d’un pas de côté, en sorte. Fragments du très beau Mirad un garçon de Bosnie de l’Amin Théâtre, qui se jouait à la Friche de Viry-Châtillon, en Essonne. (Une galerie de photos de plateau “normale” sera visible dans quelques jours sur Timor Rocks !)

Mes nuits…

Photo © Ernesto Timor - Marieme

shot: jan 17 | printed: today | lyon | black magic woman

… au grand air sont-elles plus belles que vos soirées cosy ? Ça non plus je ne sais pas. Composées de jolis chauds et froids en tous cas…
Cette vue provient d’une session toute fraîche de photos de tournage, magie de l’abribus loin en dessous de zéro réchauffé par la présence de l’étonnante Marième Diallo, dans Emulsion, un court-métrage en devenir signé Karin Dufaut…

Bon et heureux chaos

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | brittany | happy new mess

Ne cherchez pas la vraie carte de vœux, avec millésime en paillettes, y en aura pas cette année. Ça n’empêche pas de vous souhaiter de rester bien en vie, corps et âme, et conscients de l’être. Et continuez de regarder autour de vous…

“Soyez gentil, parlez-moi encore un petit peu”

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 05 | printed: today | paris | three times at dawn

Vous avez souri.
Pardon ?
C’est la première fois que vous souriez, depuis que nous avons fait connaissance. Vous avez un beau sourire, vous savez ?
Merci.
Vous devriez le faire plus souvent, sourire j’entends, cela vous donne ce petit air mélancolique qui plaît aux femmes.
Ça alors, vous me draguez ?
Hé là, hé là !
Excusez-moi, c’était une boutade.
Une boutade. J’ose espérer que vous pouvez faire mieux.
Oui, je peux faire mieux, mais pas cette nuit, désolé.

Alessandro Baricco, Trois fois dès l’aube.

Pour désépaissir un peu le mystère de ce post, sans aller jusqu’à le rendre transparent… Ce petit livre est une sorte de complément de programme au Mr Gwyn du même Baricco-le-Grand, écriture a posteriori d’un roman imaginaire cité dans le premier (vous suivez ?).

Ces pages racontent une histoire vraisemblable qui, toutefois, ne pourrait jamais se produire dans la réalité… [Ces trois histoires] décrivent en effet deux personnages qui se rencontrent à trois reprises, mais chaque rencontre est à la fois l’unique, la première et la dernière. Ils peuvent le faire parce qu’ils vivent dans un Temps anormal qu’il serait vain de chercher dans l’expérience quotidienne. Un temps qui existe parfois dans les récits, et c’est là un de leurs privilèges.

Extrait de la préface.

Ce livre est un léger bijou qui s’enchasse parfaitement dans l’autre, plus précieux, dont j’avais omis de parler sur Irregular. Alors je me rattrape, avec le bonus de cette image elle aussi fatale et hors du temps à plus d’un titre.