Une petite gâterie

Photo © Ernesto Timor

shot: jan 10 | printed: today | welcome to space invadors | outskirts of paris

Cela s’intitule Uncorrect / Vous ne pouvez pas comprendre. C’est le volume 4 de mes Fetish Spreads, pièces montées à partir d’ingrédients frais et sélectionnés parmi mes photos sinon fétichistes (loin s’en faut) mais du moins un peu déviantes : mais tout est affaire de limites personnelles… Deux ans se sont écoulés depuis la parution du volume 3, on peut dire que cette suite s’est fait désirer ! Cette image en est extraite. La plupart des autres (15 planches dont des multiples) sont déjà parues ici ou là, c’est leur compilation qui est une idée neuve…
Par ici (éloignez les enfants du poste, même s’il n’y a pas là de quoi fouetter un chat)…

C’est elle ce n’est pas elle

Photo © Ernesto Timor

shot: yesterday | printed: today | marx sister | outskirts of paris

et je revois ce que j’ai cherché à ne jamais revoir, je le dis d’une voix douce à Zoltan, je lui dis que ça ne le regarde pas mais je lui parle d’elle, de son apparition sur le devant de la scène, je lui parle de cette femme comme si elle dansait devant nous à la Fonda Plate, de cette femme délicatement éclairée par un projecteur, de son visage ovale à peine entamé par de fines rides à la lisière des pommettes gengiskhaniennes, barré par les horizontales parfaites de ses yeux, des yeux de myope qui ne s’arrêtent sur rien mais semblent fixer de lointains secrets, Lire la suite

Penser à une accroche

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 09 | printed: today | captive culture | distant outskirts of paris

Vous n’y pensez pas. Il n’y pense pas. Il n’y pensera pas !

En bande son, un petit classique ?! Extrait de l’indépassable projet Naked City de John Zorn, Demon Sanctuary… (Il n’y en a que pour 42 secondes, mais elles sont bien remplies ;-)

D’autres photos de cette série composeront bientôt une séquence à la rubrique Parcours en marge (Border lines), side-project des Limites nous regardent.

Tout cassé

Photo © Ernesto Timor

shot: june 09 | printed: today | bellmer attitude | paris

Irregular refait surface après plus de 24 heures de disparition de nos écrans-radar. Par contre mon site pro (Timor Rocks !) est toujours porté disparu. Rien de si tragique, juste pas de chance que cette troisième grande panne estivale de mon hébergeur (on applaudit Online) fasse très exactement suite à l’envoi de mon e-card mensuelle. Pour charger la carte en grand ou les visites que je conseillais dans le mailing, un peu de patience donc :-(

[Edit 22 août 2009] L’accès à Timor Rocks ! est enfin rétabli (48 heures de mire obtuse pour celui-ci), si vous avez quelques instants pour vous repencher sur la newsletter, avec tous les liens opérationnels comme il faut… : version en ligne

Moi, je me balade…

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 08 | printed: today | great little girl & little big man | outskirts of paris

La vie d’un photographiste-graphiste au mois d’août, c’est pas précisément sea sex and sun. Mais je ne vais pas vous ennuyer avec mes déboires de travailleur saisonnier ;-)

Prenons plutôt l’air : je vous propose de la récréation à vous aussi ! L’image ci-dessus est en effet extraite de Mona Lisa Klaxon, séquence de 12 images nouvellement mise en ligne à ma rubrique des Petites histoires pour ne pas dormir… Et au même endroit, vous découvrirez pas moins de 5 autres nouvelles histoires. Les prises de vue datent de 2008, et il y a généralement eu des fuites sur Irregular, par exemple. Mais  la compilation des séquences ne s’est faite que tout dernièrement, à la faveur de cet été torridement studieux…
Si vous voulez suivre ce nouveau passant… Petites histoires pour ne pas dormir / Short Lullabies

Le grand emballement

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 09 | printed: today | out of the box | distant outskirts of paris

… Ou le grand déballage, ça dépend d’où on se place. Cette photo extraite d’un paradoxal parcours à venir est prétexte à vous toucher deux mots de ce qui se passe sous le capot d’Irregular. Travaux de réfection en cours, comme vous pouvez le constater. Ça ne va pas forcément rester blanc idéal standard comme là tout de suite, je n’en suis pas encore aux finitions cosmétiques. C’est surtout la structure qui change, peut-être déroutant pour les habitués au modèle de page unique qui prévalait jusqu’ici, mais plus navigable pour les autres. Et puis vous pouvez à présent laisser des commentaires. Faites-en bon usage :-)

[Edit août 2009] : d’autres photos de cette série composent une séquence à venir à la rubrique Petites histoires pour ne pas dormir (Short lullabies).

Il fait beau dans ma bibliothèque

Photo © Ernesto Timor

shot: june 09 | printed: today | rainy librarian | paris

« — A quoi que vous passez vot’ temps ? demanda-t-elle, quelques bouteilles plus tard.
— Autrefois, on faisait de la métaphysique, répondit Etienne.
— On en fait encore de temps en temps, ajouta Saturnin, mais ça devient de plus en plus rare.
— Pourquoi ça ?
— A cause de la pluie.
— Eh bien, hurla la la la reine se dressant vers la nuit qu’illuminait un rond morceau de suif auquel des coups de pouce déments avaient donné figure humaine, eh bien, la pluie, c’est moi…
— C’est pas vrai, dit Saturnin.
— Dis donc, toua, tu m’prends pour une menteuse, maintenant ?
— Oh ça non, ça non !
— Eh bien oui, je suis la pluie ! La pluie qui dissout les constellations et qui détraque les royaumes, la pluie qui inonde les empires et qui humecte les républiques, la pluie qui emboue les godasses et qui se glisse dans le cou, la pluie qui coule le long des vitres sales et qui roule vers les ruisseaux, la pluie qui emmerde le monde et qui ne rime à rien. Je suis aussi, tenez-vous bien, le soleil qui défèque sur la tête des moissonneurs, qui écorche les femmes nues, qui flambe les arbres, qui pulvérise les routes. Et je suis aussi le verglas qui casse la gueule des gens et la glace qui s’entrouvre sous les pas de l’obèse et la neige qui refroidit les râbles et la grêle qui démolit les crânes et le brouillard qui humecte les poumons. Yo soy aussi la belle saison, les mois de printemps qui font éclore les maladies vénériennes, bourgeonner les faces et gonfler les ventres. Zé souis le printemps qui vend vingt sous son brin de muguet et l’été qui fait crever de trop vivre. Ch’suis l’automne qui fait pourrir les fruits et l’hiver qui vend son buis le jour des rats morts. Ich bine la tempête qui hurle avec les loups, l’orage qui fait rage, l’ouragan qui dépouille ses gants, la tornade qui reste en rade, la bourrasque qui s’efflasque, le cyclone sur sa bicyclette, le tonnerre qui tête et l’éclair qui lui, luit. Haillame…
— J’ demande à vôhar, interrompit Saturnin qui commençait à être un peu givre. »

(Les mots sont encore empruntés au sublime Chiendent de Raymond Queneau.)