Il y a le CIEL…

Photo © Ernesto Timor - Mer de nuages

shot: sept 17 | printed: today | vercors (near the alps) | hell’s angel speaking

En un mot, j’étais exaspéré par la jeunesse. Mais Owen Meany, convaincu qu’il était de connaître le moment et les circonstances de sa mort, n’était nullement pressé de vieillir. Quand je lui parlais de notre jeunesse comme d’un purgatoire, Owen disait simplement :
« IL N’Y A PAS DE PURGATOIRE — C’EST UNE INVENTION DES CATHOLIQUES. IL Y A LA VIE SUR TERRE, IL Y A LE CIEL… ET IL Y A L’ENFER.
— L’enfer ? C’est la vie sur terre !
— JE TE SOUHAITE DE BONNES VACANCES. »

John Irving, Une prière pour Owen (Seuil, 1989).

(Owen parle toujours en CAPITALES, cette irrégularité stridente est de son génial auteur…)

Aux frontières de la logique

Photo © Ernesto Timor -

shot: august 17 | printed: today | devoluy (alps) | zen park

Un adage du zen nous dit : celui qui atteint son but a manqué tout le reste.

C’est Christophe André qui vient de remettre ça dans mon oreille, lors d’une de ses modestes et précieuses chroniques radiophoniques quotidiennes intitulées la vie intérieure. Voici, si on la lit bien et sans trop de complaisance pour ses tendances à errer sans but, une jolie formule, possible antidote à tous les volontarismes agités !
Pour en revenir aux travaux pratiques, la sagesse à pied, j’ai découvert la rubalise électrifiée, nouvelle limite improbable qui m’a consolé du sommet non atteint.

Paliers du détachement (Un livret de la collection Passes et passages)

Photo © Ernesto Timor - Paliers du détachement

shot: dec 16 | printed: today | lyon | high mind [series]

Derrière la porte anti-feu, un escalier de secours, un trip low-cost loin des paillettes. Merci à Lily Moriarty d’oser s’aventurer fièrement dans l’inconfort.

Paliers du détachement (high mind), une séquence qui s’en va nourrir la collection Passes et passages

 

La Charmeuse des rats, Petite-Messaline, marche, toujours nue. Elle suit son destin, déshabillée. Accompagnée de ses muridés dodus et turbulents, elle part vers de nouvelles aventures sans cape et sans épée.

(Extrait du texte d’ouverture, emprunté à Aguicheuses & fantoches, du facétieux Gilbert Lascault).
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L’animateur de ronds-points et autres métiers d’avenir :
portraits en écho à 51 mots pour dire la sueur, 2017-2018

Un nouveau side-project de ricochet entre les mots de François Chaffin et les photos d’Ernesto Timor, appuyé à la création de 51 mots pour dire la sueur par le Théâtre du Menteur.

 

Le concept

Côté mots : inspirées du texte du spectacle complété par de la matière textuelle inédite, des fiches de postes, présentations grinçantes de métiers surréalistes.
Côté photos : dans la tradition photographique des portraits de travailleurs posant avec la solennité de leur fonction, des anonymes incarnant cette nomenclature avec un geste, un outil improbable, une façon d’être…

Entre l’auteur des mots et l’auteur des photos, ça naviguera à vue, comme à notre habitude. Il n’est pas impossible que des fiches de postes soient écrites à la tête du client, inspirées par la personnalité qui se dégage d’un portrait, on n’est vraiment pas dans la vraie vie…

La réalisation de ces photos s’étalera sur une année, en visant une trentaine de portraits différents. Et pourquoi pas 51 ? Parce que ça fait beaucoup.

Restitution

D’abord une publication en compte-gouttes par Internet dans notre tradition du teasing pré-création et ensuite nous espérons une véritable exposition itinérante proposée aux lieux en amont des représentations, et puis une publication en livret, complément optionnel au texte de la pièce ou publication autonome…

ESSAYEUR. toutes catégories. du vêtement aux avions de la nourriture au parfum des prothèses aux stylos j’essaye tout et n’importe quoi. dedans dehors et jour et nuit mon métier c’est d’essayer. et là j’essaie de t’en parler. attention il y a ceux qui essaient encore. mais ce n’est pas la même chose. eux ce sont des essayeurs encore.

Quelque chose suit son cours : recueil en quête d’éditeur

Quelque chose suit son cours est un recueil de photos âpres voire désespérantes (dont je reconnais la paternité) compliqué par un texte obscur (signé Jean-Louis Baille), on ne s’étonnera pas qu’il n’ait pas encore trouvé son éditeur… On ne perd pas espoir, ce titre l’interdit par essence, mais on a décidé de cesser d’attendre. Voici ce projet en libre accès à l’écran, à feuilleter comme un vrai livre (et s’il se cache un éditeur intéressé parmi les visiteurs, qu’il se dénonce !)

 

Mode d’emploi du feuilleté ci-dessous.
Cliquer sur l’icône du plein écran, sinon ce sera tout petit !
Ce n’est pas (encore) un vrai livre, pas de doubles pages mais des planches uniques, format carré.
Ce n’est pas téléchargeable, c’est juste pour regarder…
Les liens qui surgissent à la fin sont des pubs offertes par Issuu, sans aucun rapport avec ma production…

Pour une présentation complète (intention, cv des auteurs, extraits), veuillez charger ce dossier (cliquez sur la couverture)… Dossier de Quelque chose suit son cours






 

La vie intérieure

Photo © Ernesto Timor - Coucou

shot: june 17 | printed: today | lyon | sit still #1

Photo © Ernesto Timor - Coucou

shot: june 17 | printed: today | lyon | sit still #2

Photo © Ernesto Timor - Coucou

shot: june 17 | printed: today | lyon | sit still #3

“Les rêves pourraient nous donner des informations sur votre maladie, a dit Ruggero. Je suppose que vous rêvez d’eau.”
J’ai ouvert de grands yeux. J’étais en train de terminer un livre qui s’appellerait Rêves de fleuves et d’océans. Mais je n’allais pas le lui dire.
“De temps en temps” ai-je répondu.

Tim Parks, Le Calme retrouvé / Teach Us to Sit Still (Actes Sud, 2012).
Le titre français est hélas moins subtil que le titre original, comme pour ce que j’ai lu d’autre de l’excellent Tim Parks (par exemple The Server bêtement et commercialement transposé en No Sex, le comble de la malchance pour un écrivain par ailleurs traducteur !).

 

Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !