Fulgurance au cabinet

Photo © Ernesto Timor - La mannequine

shot: jan 10 | printed: today | distant outskirts of paris | my condom for a horse

Beau sire, il est roi, soyez-en sûr, mais il fut blessé en une bataille et mutilé, de telle sorte qu’il perdit l’usage de ses jambes, c’est un coup de javelot dans les hanches qui l’a mis en cet état. Il en souffre encore, et tellement qu’il ne peut monter à cheval. Quand il veut se distraire, il se fait mettre en une barque et s’en va sur l’eau pêchant à l’hameçon : c’est pourquoi on l’appelle le Roi Pêcheur. Il ne peut supporter aucun autre exercice.

Perceval ou le Conte du Graal, Chrétien de Troyes.

(Photo de cette chimérique mannequine repêchée, comme le texte par association très libre, au fond d’un tiroir de ma mémoire…)

Le démolisseur sur rendez-vous, et autres métiers rêvés

Un nouveau side-project de ricochet entre les mots de François Chaffin et les photos d’Ernesto Timor, appuyé à la création de 51 mots pour dire la sueur par le Théâtre du Menteur.

 

Dans la tradition des clichés de travailleurs posant avec la solennité de leur fonction, je réalise une galerie de portraits d’anonymes qui figurent des métiers imaginaires. Il se présentent à nous avec leur nom et le métier qu’ils se sont choisis, incarnation éphémère d’une vocation impossible ou allusion grinçante au monde du travail réel. La scène est sobre et plausible : rien de plus qu’un geste, un outil improbable, une façon d’être, lumières et décors naturels…

Les textes accompagnant ces portraits sont signés François Chaffin, résonant avec sa création de 51 mots pour dire la sueur, farce poétique et politique autour du travail, spectacle créé début 2019. D’abord dérivées du texte du spectacle, ces présentations fictives se nourrissent par la suite de ce que lui inspirent les diverses personnalités photographiées, à la tête du client en somme…

[Edit janvier 2019] Des aperçus paraissent au compte-gouttes en amont d’une première exposition…
La Galerie, Espace culturel, cour Émile Zola, 77370 Nangis. Exposition du 23 janvier au 6 février 2019, vernissage le 23 janvier à 20h. Ouvert les mardis et mercredis de 14h à 18h, les samedis et dimanches de 15h à 18h.

 

Couverture dossier "Le démolisseur sur rendez-vous, et autres métiers rêvés" © Ernesto Timor

Dossier complet de présentation sur demande !

Galerie d’indiscrétions sur le travail en cours, par ici


 

Photo © Ernesto Timor - Texte © François Chaffin

Sab, touche-à-toute.

Quelque chose suit son cours : recueil en quête d’éditeur

Quelque chose suit son cours est un recueil de photos âpres voire désespérantes (dont je reconnais la paternité) compliqué par un texte obscur (signé Jean-Louis Baille), on ne s’étonnera pas qu’il n’ait pas encore trouvé son éditeur… On ne perd pas espoir, ce titre l’interdit par essence, mais on a décidé de cesser d’attendre. Voici ce projet en libre accès à l’écran, à feuilleter comme un vrai livre (et s’il se cache un éditeur intéressé parmi les visiteurs, qu’il se dénonce !)

 

Mode d’emploi du feuilleté ci-dessous.
Cliquer sur l’icône du plein écran, sinon ce sera tout petit !
Ce n’est pas (encore) un vrai livre, pas de doubles pages mais des planches uniques, format carré.
Ce n’est pas téléchargeable, c’est juste pour regarder…
Les liens qui surgissent à la fin sont des pubs offertes par Issuu, sans aucun rapport avec ma production…

Pour une présentation complète (intention, cv des auteurs, extraits), veuillez charger ce dossier (cliquez sur la couverture)… Dossier de Quelque chose suit son cours






 

Mes week-ends…

Photo © Ernesto Timor - Mirad

shot: jan 17 | printed: today | essonne, distant outskirts of paris | playtime

… en missions lointaines sont-ils plus fun que vos saturday night fevers ? Ça je ne sais toujours pas (et j’en aurai fini de ces constructions de posts, ça pourrait devenir fastidieux et je finirai bien finir par vexer quelqu’un qui m’aura mal compris).
Cette dernière photo est donc issue encore d’images de la veille, de la photo de plateau de théâtre comme souvent j’en fais — et comme rarement Irregular en montre, sans doute par ce que ce ne sont pas mes histoires… D’où ce choix d’image qui garde tout son mystère — en vrai la salle était tout à fait pleine, et les comédien-ne-s terriblement de face, il s’agit là d’un pas de côté, en sorte. Fragments du très beau Mirad un garçon de Bosnie de l’Amin Théâtre, qui se jouait à la Friche de Viry-Châtillon, en Essonne. (Une galerie de photos de plateau “normale” sera visible dans quelques jours sur Timor Rocks !)

“Il nous fallait une bonne petite catastrophe”

Photo © Ernesto Timor - Le cours naturel

shot: june 16 | printed: today | distant outskirts of paris | beautiful disaster

On dit souvent aux amis qui souffrent et qui ont peur : c’est formidable d’avoir peur. La crise c’est bon. La tempête de 99, elle a fait un bien fou à la nature. Ouhlàlà ! Les taillis reprennent, c’est la lande, la taïga d’avant. Les rivières reprennent leur cours naturel. Arbres morts impliquent champignons, etc. Tout va mieux. Je ne vous parle pas des oiseaux, des vers de terre, de la chicorée sauvage. Il nous fallait une bonne petite catastrophe, il faut souffrir pour être belle. Mais pas du tout. Allez on respire, il ne vous est jamais rien arrivé, pas de drame. Respirez, plus de passé, plus de récent. Le récent c’est périssable…

Olivier Cadiot, Histoire de la littérature récente, Tome 1 (POL, 2016).


La chambre claire

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 15 | printed: today | liège (belgium) | camera lucida

… qui est aussi une antichambre de salle d’attente. Car une Salle d’attente, quatrième du nom, est sur l’établi, et ce n’est pas encore cette fois qu’on y verra une vraie salle d’attente d’aéroport (peut-être jamais, d’ailleurs). Et cette image a des comparses qui, assemblées en mouvement, devraient faire une belle salle de bal pour la Mort — elle aura le choix des fenêtres par où sauter, la bougresse. L’affaire de quelques heures/jours et la projection sera réalité…

[Edit du 12 mars] C’est chose faite : Salle d’attente #4.

La Norville, mai-juin 2008 : traces !

Au risque de paraître en boucle…

headrush

shot: may 08 | printed: today | outskirts of paris

… Je me permets de vous rappeler l’ouverture prochaine de mon exposition Les limites nous regardent. C’est à la Norville, au sud de Paris, du 23 mai au 24 juin, sous forme d’un parcours de 26 “panoptiques” de grand format accrochés en plein air.

Vernissage ce vendredi qui vient, le 23 mai, à 19h30… et bien plus qu’un vernissage ! A 20h, parcours-limite en littérature et musique avec Gaël Ascal (basse, contrebasse et ondes diverses) et Céline Liger (lecture, gestes… et boucles vocales) : variations déconcertantes sur un choix de textes tombés du chevet du photographe même…

Pour venir (à moins d’habiter l’Essonne), il faut oser s’éloigner de Paris intramuros, au-delà de cette terrible limite du Périphérique. Mais ce n’est pas si compliqué : à 45 mn de Paris, en RER C + pieds (détails et horaires) ou en voiture (détails et itinéraire). Osez aussi le covoiturage :-) Et là-bas, accueil bucolique garanti !

A vendredi ?

Questions-réponses sur le vendredi 23 mai :

Q : Et s’il pleut ?
R :Les bâches le supporteront, les visiteurs un peu moins, une solution de repli est prévue en intérieur pour la soirée, avec performance sur fond de projections…

Q : Vous êtes libre vendredi 23, mais seulement l’après-midi ?!
R : Une répétition publique aura lieu vendredi à 15h, entrée libre !

Q : Y aura-t-il d’autres jours de visite possibles ?
R : L’expo se tient un mois entier, aux horaires du centre culturel (un peu long à détailler, voir le site…). Mais j’y serai visible moi-même sur rendez-vous ainsi que tout le samedi 7 juin, en marge du festival essonnien Dedans dehors.