Pour que tu ne perdes pas le fil : suite de films photographiques, 2017

Dans la ligne (sinueuse et brisée plus que droite) de Mes champs visuels, un side-project a vu le jour : Pour que tu ne perdes pas le fil.
Ça aurait aussi bien pu s’appeler Chacun(e) son lien, et cette nouvelle saga de films photographiques est mise en musique par le guitariste Jeff Duschek.


On retrouve la pelote de cordeau qui servait à cadrer les paysages de Mes champs visuels, puisque tout part de là… Pour le reste, l’approche est opposée, à moins qu’elle ne soit complémentaire : l’humain se défragmente, revient au premier plan, c’est lui qui décide comment tout cela va se dérouler, en s’impliquant à des degrés divers. Je lâche chacun-e dans un espace clos, souvent chez lui-elle, il-elle y tisse sa toile à sa façon, se prend les pattes dedans exprès ou pas, en tous cas ça performe plus que ça ne pose…
Ce basculement du côté de l’incertain et du vécu intime a fait aussi changer le mode de restitution : c’est le chemin qui importe, ses tentatives et ses retours sur soi, il faut pouvoir glisser le long de cette profusion d’images intermédiaires, et ça passe donc par des montages en petits films photographiques, autant que de rencontres…

Un musicien m’a rejoint dans cette aventure : Jeff Duschek fait gémir ses guitares hypnotiques sur les bandes originales de chacun de ces épisodes.
« De la matière sonore enveloppe les images. Dans les tréfonds de la musique libre et (parfois) improvisée, je fais retentir mes compagnes d’acier et mes plus chaudes lampes. Accompagnant le fil qui se déroule, la guitare à bout de bras et la tête dans le cosmos, une âme post-rock dans un corps contemporain ! »

 


Printemps 2017 : performance live. Jeff Duschek performe en live sur la projection de l’intégrale à  ce jour (8 épisodes en 2 sets, une petite heure en tout), à la Méduze (Lyon 1er) le 27 avril 2017, à l’occasion de la soirée de vernissage de l’expo Tiré au cordeau (où l’on retrouve, entre autres, un grand accrochage de Mes champs visuels

Photo et graphisme © Ernesto Timor

Laissez-vous embarquer (en montant le son, plein écran et en HD de préférence) !

 

(bande son live)

(bande son live)

 

Au sommaire de ces aperçus en ligne (extraits du work in progress)

#1, Nel 7’01. #2, Supasam 2’53. #3, Clarisse 7’48. #4, Scha 5’27. #5, Sabryx 8’09. #6, Jeff 4’04. #7, Amélie 6’37.

La numérotation est chronologique et c’est le nom de chaque personne qui donne son titre à l’épisode.

Chroniques terriennes (extrait)

Photo © Ernesto Timor - Avalanche

shot: june 16 | printed: today | lyon | sister earth

Evidemment, il y a un avant et un après cette photo (surtout un avant, là ça sent carrément la fin). Si tout suit son cours, un bref film photographique verra le jour prochainement, Dans la chambre petite. L’image n’attend plus que sa musique. Sinon le temps restera suspendu, une fois encore…

Planque ton trombone

Photo © Ernesto Timor - Ma rencontre avec la femme tronc

shot: mar 16 | printed: today | pilat (not so far from lyon) | female mystery

La femme tronc qui est si bonne…
Eh ! maman, que m’importent les troncs bonnes ?
Je veux jouer de l’hélicon, pon pon pon pon !

Boby Lapointe
(qu’il est toujours bon de fredonner, et puis ça éclaire le drôle de titre de cette drôle d’image, pour ne pas dire que ça l’illumine…)


Le monde est clos…

1602-life4195

shot: feb 16 | printed: today | pilat (not far from lyon) | rip homo economicus

… et le désir infini. C’est le très beau titre d’un livre de Daniel Cohen, qui relève de l’essai (brillant) d’économie politique plutôt que de la fantasmagorie érotique ou du guide de randonnée. Quoique. Il mélange avec un pessimisme jubilatoire toutes les strates du vivant, ce type-là, c’est bien ce qui fait de lui un agréable compagnon de chevet plutôt qu’un docte donneur de leçons de plus…

Vanité des beautés métropolitaines

Photo © Ernesto Timor - Marine contemplant le métro aérien, Paris

shot: mar 08 | printed: today | paris | you tube

Debout, Gabriel médita puis prononça ces mots :
— L’être ou le néant, voilà le problème. Monter, descendre, aller, venir, tant fait l’homme qu’à la fin il disparaît. Un taxi l’emmène, un métro l’emporte, la tour n’y prend garde, ni le Panthéon. Paris n’est qu’un songe, Gabriel n’est qu’un rêve (charmant), Zazie le songe d’un rêve (ou d’un cauchemar) et toute cette histoire le songe d’un songe, le rêve d’un rêve, à peine plus qu’un délire tapé à la machine par un romancier idiot (oh ! pardon).

Raymond Queneau, Zazie dans le métro


C’est la ouate

Photo © Ernesto Timor

shot: dec 15 | printed: today | pilat (not far from lyon) | what’s next

Premier titre imaginé pour cette image, T’as voulu voir la mer. Mais il aurait suggéré une amertume sans rapport avec mon humeur et aurait même pu laisser entendre, pour les plus finauds, que cette photo était prise à Vesoul, ce qui n’est pas le cas — pas cette fois. Donc le moment n’est pas raté, la photo pas spécialement non plus floue (son velouté synthétique doit tout aux baies en plastique du barnum) et, même si elle manque d’admirateurs, c’est une onctueuse mer de nuages qui s’y offre en contrebas…

Après j’arrête

Photo © Ernesto Timor

shot: dec 15 | printed: today | lyon | my very own bookshelf

J’arrête quoi ? Euh, déjà de jouer à la marchande, de surcroît travesti(e) en Père Noël (je sais, c’est moche).
Mais avant d’arrêter, deux annonces encore, l’actualité du livre cette fois !


Comme annoncé et repoussé maintes fois, Les Ardents éditeurs, spécialisés en beaux livres portant sur le Limousin, publient Cogner le granit ! Je viens de le revevoir, comme en atteste l’image ci-dessus.
Sous la signature collective du Chat perplexe, compagnie qui a porté dans toute sa transversalité le projet Eclats de pierres éclats de vie, on retrouve ici beaucoup du matériau d’histoire vivante glané tout le temps de cette aventure sur les traces des tailleurs de pierre italiens en Creuse. Une partie actuelle reprend les récits récoltés par Jean Métégnier et une bonne part de mes photographies des paysages et des portraits de témoins exposées dans Le fil de la pierre ; une partie archives regorge de photos d’époque commentées en détails ; un CD joint donne à entendre paroles et créations sonores d’Estelle Coquin…
Se trouve sur commande dans toute librairie ou auprès du Chat perplexe… ou au hasard des Marchés de Noël du Limousin (je savais que je vous ferais rire). Quelques aperçus et des mots en plus sur ce post (sur Timor Rocks !).


Photo et graphisme © Timor Rocks !

Le petit lot (suggestion de présentation).

 

Dans un autre genre, bondissez sur ce petit lot de Noël aux éditions Image Latente ! Mes champs visuels sous une forme alléchante, inédite… pour ne pas dire luxe !
Le petit lot comprend :
• les deux livres parus (Cycle #1 et Cycle #2),
• un tirage signé d’une des images de la série, à choisir dans une galerie en ligne.
Le tout au prix de 25 € (port compris) ! Offre valable jusqu’à épuisement du stock, ou au plus tard le 31 janvier 2016 !
Précipitez-vous (sur Image Latente) !


Plein vos mirettes

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 15 | printed: today | not so far from lyon | watch me now


Mesdames, mesdemoiselles messieurs.
J’attire votre attention sur deux petites actualités (sans gravité aucune, et purement internes au Timor) en ce mois de décembre…


Ernesto Timor en deux clins d’œil
La section galerie-portfolio compacte vient d’être augmentée d’un tome 2, 36 images prises de 2011 à 2015.
Si vous avez loupé l’info sur la page d’accueil, voici un lien direct pour vite réparer ça…


Un peu d’art et d’amour pour pas cher
On ne peut pas dire que j’insiste souvent sur le fait que mes photos sont disponibles à la vente. Il faut faire l’effort de repérer une photo, me consulter sur sa disponibilité, les formats, les tarifs… et il n’y a même pas de picto de petit panier où que ce soit, bref c’est horriblement compliqué et bien peu commercial.
Alors ne ratez pas cette offre toute spéciale de fin d’année : toutes les images de la galerie-portfolio compacte mentionnée ci-dessus (volume 1 et volume 2) sont proposées au prix exceptionnel de 99 € le 30 x 45. Tirages sur papier argentique, livrés en point relais à côté de chez vous directement par le labo en emballage soigné (tube + carton) — je vous adresse en pli séparé le certificat numéroté et signé. C’est pas même la moitié de mon tarif habituel, c’est donc à saisir, en m’écrivant via la page de contact d’ici le 31 décembre 2015 (paiement possible par chèque ou via PayPal). Et joyeux Noël… ;-)


Autoportrait en dissocié cérébral

1511-life1759

shot: nov 15 | printed: today | beauvais (north of france) | eat my brain

Aucun végétal n’a été maltraité pour les besoins de cette photographie, il s’agit là d’un étonnant chou en céramique signé Jean-Michel Savary, dans le joli petit jardin du Mudo à Beauvais, sur ma route (ph)automnale vers Hippolyte



Les attractions nécessaires :
aujourd’hui comme hier

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | my other car is a panhard

Peut-être que je lis trop de Modiano, la confusion des temps me guette de plus en plus au tournant. En quête de décor pour une séquence photographique furieusement contemporaine (par exemple un futur épisode des Salles d’attente, mmm), j’ai découvert à la place un garage assez merveilleux — ses odeurs de graisse sans âge, ses verrières chaudes, ses vieilles demoiselles aux courbes parfaites… Premier aperçu de cette usine aux créatures joliment carrossées, sûrement pas le dernier…


Jeu de société pour solitaire

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | printed: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

L’Enfer vient d’accueillir dans la chaleur de ses rayonnages La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride], une sombre étrangeté qui prend place dans la collection Passes et passages. L’image ci-dessus en est une oubliée ou une inédite, selon comment on voit les choses…