La fiancée du Mikado (Un livret de la collection Passes et passages)

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | reprinted: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride] combine en trois chapitres inégaux plusieurs visites d’une jeune femme à la maison aux bambous. Aussi surprenant que cela paraisse, il n’y a là aucune intervention de ma part sur le décor, ni intention artistique de qui que ce soit : rien que des bambous coupés, mis à sécher, stockés là où y avait de la place. Ça n’empêche pas de rêver un peu…

Photographiées en 2009 et 2010, ces vues sont quasi toutes inédites. Et pour les rares déjà vues ici ou là (le vertige de couverture, ou plus loin une nature morte exposée parmi les Incartades), elles retrouvent enfin leur contexte de naissance. Cette étrangeté prend place dans la collection Passes et passages.
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De quelques plantes hallucinogènes

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 15 | printed: today | lyon | one dollar view

 

Pour un peu, je réussissais là un nouveau point de vue de ma fenêtre. Sauf que le point de vue s’arrête à la fenêtre, et sur ce qui se trame dehors on a de quoi douter. Seule valeur sûre : la plante à monnaie chinoise que j’ai recueillie via une filière belge et qui croit vaillamment en dépit des tempêtes sur les plates-bandes environnantes…

Le choix de la poursuite

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | haute-saône (east of france) | chasing game, stage 1

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | haute-saône (east of france) | chasing game, stage 2

Le titre aussi fait question, je sais, on y mettra tout ce qu’on veut. Ni plus ni moins que dans ces fléchages lurons, les mêmes sur les deux photos : c’est étonnant comment l’histoire peut changer du tout au tout selon l’endroit où l’on se positionne…


Reprenons le fil

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | cannot be the end

Ce pays n’est pas représenté sur les atlas et les cartes du monde car il est très difficile à dessiner. Il est en effet très complexe de tracer sur des cartes horizontales les contours de ce pays en géographie verticale. Seul un caillou, attaché au bout d’un fil et posé sur un endroit de la carte du monde, pourra vous aider à imaginer ses habitants se tenant tous fermement accrochés à ce morceau de ficelle. Si vous voulez bien vous donner la peine d’entrer et d’imaginer…

Texte d’ouverture de la savoureuse exposition L’Appartement témoin de la Cie Turak,
ou comment expliquer la Turakie aux non-initiés (musée des Confluences à Lyon)…


Et quant à mon image écho, il entre dans sa composition du caillou que vous ne pouvez pas voir, de la ficelle qui s’avère être l’extrémité de ma pelote de cordeau (oui, lui-même, celui qui trace les cadres de Mes champs visuels) et pour la dérouler dans ces espaces hantés il y a aussi une merveilleuse… Non je ne vous dis rien. Simplement que c’est l’image de fin d’une séquence photographiée en cette fin juillet à Liège, en side-project improvisé hors champ, et dont la publication se fera le moment venu (titre provisoire : Le pensionnat).


Tableau de chasse

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | chic & cheap

 

Cet étalage de la brocante de Saint Pholien avant tout pour vous dire en pirouette que là à quelques pas, derrière vous, c’est Chic & Cheap. Jusqu’au 16 août, quinze jours d’exposition collective d’art contemporain (et même de photographie, ha ha), dont je suis partie prenante : une partie intra-muros dans le bel espace du hangar B9 au cœur de l’école Saint-Luc, et un parcours extra-muros à travers les vitrines de la ville de Liège (ma vitrine à moi étant une “cellule vide” rue Léon Mignon dans le quartier Saint Marguerite). Accrochage, vernissage et moult rencontres délicieuses pire que des gaufres… j’arrête, je rentre au pays ! Mais vous qui vivez/passez par là, allez découvrir Mes champs visuels en cette version export, et puis tout le reste… c’est fort gai !

PS : un petit album de traces de l’expo est à voir sur mon FB (lien accessible à tous).

Ciseaux caillou (Un livret de la collection Vicious circles)

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 10 | reprinted: today | outskirts of paris | criss cross [series]

Ciseaux caillou [Criss Cross] est la réédition d’une séquence de 2010, première collaboration avec le corps et l’âme dansantes de Magalie.
C’est un jeu du chat et de la souris, une pelote insaisissable à laquelle se résume la vie, le temps d’un bain de soleil. C’est évidemment un Vicious Circle.

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Magie à faire soi-même

shot: june 10 | printed: today | near paris | be magic

Une petite oldie but goldie, où la production n’a pas lésiné sur les effets spéciaux non simulés, descente de lumière divine sur danseuse baroque… A part réjouir mon goût des relectures multicouches, cette image a une utilité, parfaitement. Attirer votre attention sur la parution ce jour de Trois petits tours [3-steps Magic], une séquence totalement reconstruite et illuminée d’inédites, où l’on retrouve cette même incendiaire Jackie voleter dans ma cabane photographique préférée. Ça se passe, bien entendu, dans L’Enfer

Une histoire drôle pour la route

1506-life5534

shot: june 15 | printed: today | center of france | yet another happy headbanger

Encore une histoire qui bave
Une histoire bien pérave
Une histoire de laves
Pour un peu on se marave
Une histoire bien penonche
Une histoire qu’on enfonce
Une histoire pleine de ronces
Ouais je marche seul
Avec plus personne
A qui faire la gueule…

Mano Solo, Je marche seul, sur La marmaille nue…

Allégorie du faux contact

Photo © Ernesto Timor

shot: dec 13 | printed: today | not far from switzerland | & son

Mon père n’a pas connu le sien. C’est comme si mon père était moi, comme si je n’avais pas connu le mien. Un père sans père se tient tranquille dans l’inconnu, dans l’anonymat. C’est à peine si son père a connu la femme, la mère de mon père, dont il a eu un fils, mon père, qu’il n’a pas reconnu, je m’y perds, dans cette phrase. C’est pourtant simple, je n’ai pas appris à faire le père, de mes enfants, j’ai quand même fait des enfants, je me suis reproduit en toute innocence.

Christian Gailly, Dit-il.

C’est le premier roman du monsieur, je viens de le découvrir, alors que j’ai lu les trois quarts de qui a suivi (et ne suivra plus, hélas). Sa patte minimaliste et amère est bien là, elle ne flirte pas encore avec la fiction transparente, ça ajoute au désespoir de tout ça. Quand même je ne peux pas lire un Christian Gailly sans en verser un peu dans l’Irregular et voir quelle image à moi va ainsi s’alléger de son propre poids et révéler son potentiel d’écho plus ou moins grinçant…
Une autre fois promis je ferai plus frais.

Les inventions oubliées :
aujourd’hui, mythes et légendes du 9-3

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 04 | reprinted: today | montreuil, outskirts of paris | suburbs fairy tales

Les hasards virtuels m’ont permis de recroiser Liuw, que je photographiai par les rues de Montreuil il y a 11 ans déjà. Prétexte à dépoussiérage d’archives enfouies, ah dis donc tout a muté en douceur, la jeune fille d’antan mais aussi la ville-jungle qui alors m’était aimable, et ma manière de photographier… enfin je crois, non ?
Mini-séquence Beauty & the Beast, comme une version restaurée d’un très court métrage !