Faisceau de présomptions

Photo © Ernesto Timor - Croisement

shot: nov 17 | printed: today | creuse (center of france) | crisscross

Un peu à la manière de, mais sans intention de donner dans la contrefaçon.
Et donc pour les routes de campagne quelque part entre le chien et le loup (et bien d’autres paysages subtils), la référence indéboulonnable est bien sûr angelle, notez-vous d’y faire un détour quand vous ne serez pas pressés…

Paliers du détachement (Un livret de la collection Passes et passages)

Photo © Ernesto Timor - Paliers du détachement

shot: dec 16 | printed: today | lyon | high mind [series]

Derrière la porte anti-feu, un escalier de secours, un trip low-cost loin des paillettes. Merci à Lily Moriarty d’oser s’aventurer fièrement dans l’inconfort.

Paliers du détachement (high mind), une séquence qui s’en va nourrir la collection Passes et passages

 

La Charmeuse des rats, Petite-Messaline, marche, toujours nue. Elle suit son destin, déshabillée. Accompagnée de ses muridés dodus et turbulents, elle part vers de nouvelles aventures sans cape et sans épée.

(Extrait du texte d’ouverture, emprunté à Aguicheuses & fantoches, du facétieux Gilbert Lascault).
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L’animateur de ronds-points et autres métiers d’avenir :
portraits en écho à 51 mots pour dire la sueur, 2017-2018

Un nouveau side-project de ricochet entre les mots de François Chaffin et les photos d’Ernesto Timor, appuyé à la création de 51 mots pour dire la sueur par le Théâtre du Menteur.

 

Le concept

Côté mots : inspirées du texte du spectacle complété par de la matière textuelle inédite, des fiches de postes, présentations grinçantes de métiers surréalistes.
Côté photos : dans la tradition photographique des portraits de travailleurs posant avec la solennité de leur fonction, des anonymes incarnant cette nomenclature avec un geste, un outil improbable, une façon d’être…

Entre l’auteur des mots et l’auteur des photos, ça naviguera à vue, comme à notre habitude. Il n’est pas impossible que des fiches de postes soient écrites à la tête du client, inspirées par la personnalité qui se dégage d’un portrait, on n’est vraiment pas dans la vraie vie…

La réalisation de ces photos s’étalera sur une année, en visant une trentaine de portraits différents. Et pourquoi pas 51 ? Parce que ça fait beaucoup.

Restitution

D’abord une publication en compte-gouttes par Internet dans notre tradition du teasing pré-création et ensuite nous espérons une véritable exposition itinérante proposée aux lieux en amont des représentations, et puis une publication en livret, complément optionnel au texte de la pièce ou publication autonome…

ESSAYEUR. toutes catégories. du vêtement aux avions de la nourriture au parfum des prothèses aux stylos j’essaye tout et n’importe quoi. dedans dehors et jour et nuit mon métier c’est d’essayer. et là j’essaie de t’en parler. attention il y a ceux qui essaient encore. mais ce n’est pas la même chose. eux ce sont des essayeurs encore.

Quelque chose suit son cours : recueil en quête d’éditeur

Quelque chose suit son cours est un recueil de photos âpres voire désespérantes (dont je reconnais la paternité) compliqué par un texte obscur (signé Jean-Louis Baille), on ne s’étonnera pas qu’il n’ait pas encore trouvé son éditeur… On ne perd pas espoir, ce titre l’interdit par essence, mais on a décidé de cesser d’attendre. Voici ce projet en libre accès à l’écran, à feuilleter comme un vrai livre (et s’il se cache un éditeur intéressé parmi les visiteurs, qu’il se dénonce !)

 

Mode d’emploi du feuilleté ci-dessous.
Cliquer sur l’icône du plein écran, sinon ce sera tout petit !
Ce n’est pas (encore) un vrai livre, pas de doubles pages mais des planches uniques, format carré.
Ce n’est pas téléchargeable, c’est juste pour regarder…
Les liens qui surgissent à la fin sont des pubs offertes par Issuu, sans aucun rapport avec ma production…

Pour une présentation complète (intention, cv des auteurs, extraits), veuillez charger ce dossier (cliquez sur la couverture)… Dossier de Quelque chose suit son cours






 

L’enfant sauvage (Un livret de la collection Vicious circles)

Photo © Ernesto Timor - L'enfant sauvage – p. 1

shot: may 17 | printed: july 17 | lyon | wild thing [series]

L’enfant sauvage [Wild Thing] est le comble de la petite forme. L’affaire devrait se passer de tout autre commentaire. Avec la participation de Caelia Virga, d’un grenier croix-roussien servi avec ses lustres de poussière, et d’un trône de fer qui passait par là.

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Les dépossédés

Photo © Ernesto Timor - Vive la défaite

shot: oct 16 | printed: today | jura | masters & servants

Qui veut être le maître se perd, qui veut par dessus tout compter au nombre des possesseurs ne se maintiendra qu’en dépossédant tous les jours tous les autres.

Défaite des maîtres et possesseurs, Vincent Message (éd. Seuil, 2016).

Quelques petites clés pour expliquer le rapprochement de ces fragments d’image et de texte…
Le visuel provient d’une séquence que je garde encore un peu dans la nuit de mes caves d’affinage — trop dure et intense pour décider vite vu d’en faire quelque chose. Comme aux frontières de l’humanité. Du coup c’est à elle que j’ai pensé quand j’ai cherché quelle photo je pourrais bien montrer pour parler de cette Défaite des maîtres et possesseurs. La même difficulté, et ce n’est pas pour rien, que toutes les fois où j’ai voulu citer Volodine, un de mes auteurs de chevet, particulièrement irreprésentable sous peine de sombrer dans le cauchemar éveillé, ce qui n’est pas ma ligne photographique…
Et ce roman donc, je ne l’ai pas (encore) lu, mais découvert transposé sur scène au festival d’Avignon. Incarné de façon sobre et bouleversante par Marik Renner et Nicolaï Martel dans une mise en scène signée Nicolas Kerszenbaum, compagnie Franchement, tu. Précisément sans tellement d’images, sans pathos ni éclats, juste l’effroi d’être humain… A voir si vous êtes par là-bas (jusqu’au 28 juillet, collège de la Salle à 13h15).

Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !