Mes week-ends…

Photo © Ernesto Timor - Mirad

shot: jan 17 | printed: today | essonne, distant outskirts of paris | playtime

… en missions lointaines sont-ils plus fun que vos saturday night fevers ? Ça je ne sais toujours pas (et j’en aurai fini de ces constructions de posts, ça pourrait devenir fastidieux et je finirai bien finir par vexer quelqu’un qui m’aura mal compris).
Cette dernière photo est donc issue encore d’images de la veille, de la photo de plateau de théâtre comme souvent j’en fais — et comme rarement Irregular en montre, sans doute par ce que ce ne sont pas mes histoires… D’où ce choix d’image qui garde tout son mystère — en vrai la salle était tout à fait pleine, et les comédien-ne-s terriblement de face, il s’agit là d’un pas de côté, en sorte. Fragments du très beau Mirad un garçon de Bosnie de l’Amin Théâtre, qui se jouait à la Friche de Viry-Châtillon, en Essonne. (Une galerie de photos de plateau “normale” sera visible dans quelques jours sur Timor Rocks !)

Voilà les Dalton

Photo © Ernesto Timor - Feu rouge

shot: dec 16 | printed: today | outskirts of lyon | criss-cross #1

Photo © Ernesto Timor - Feu vert

shot: dec 16 | printed: today | outskirts of lyon | criss-cross #2

Avec mes excuses pour ce titre misérable, mais en ce jour j’aime encore mieux ça que de réchauffer un fond de sauce sur la métaphysique du carrefour ou la vie sans visibilité… ;-)

Chroniques terriennes (extrait)

Photo © Ernesto Timor - Avalanche

shot: june 16 | printed: today | lyon | sister earth

Evidemment, il y a un avant et un après cette photo (surtout un avant, là ça sent carrément la fin). Si tout suit son cours, un bref film photographique verra le jour prochainement, Dans la chambre petite. L’image n’attend plus que sa musique. Sinon le temps restera suspendu, une fois encore…

Les vitamines du bonheur

Photo © Ernesto Timor -

shot: nov 16 | printed: today | chartres (center of france) | cathedral

Raymond a une façon curieuse de finir ses nouvelles. On dirait un conducteur qui cale devant vous au feu vert. Vous n’attendez pas qu’il redémarre. Vous braquez à gauche et vous lui passez devant. C’est le premier réflexe qui m’est venu en le lisant.
À la deuxième, non, à la troisième lecture, j’ai compris. Je n’ai plus vu de maladresse dans sa façon de caler. J’ai deviné que ses nouvelles s’accomplissaient dans le calage.
Oui, l’art de Raymond, c’est de caler sous vos yeux quand vous vous y attendez le moins.
Je descends de voiture. Je marche vers sa guimbarde. J’ouvre la portière et je m’assois à la place du passager. Raymond a les yeux embués par l’alcool. Je serre le volant de la main gauche et je lui dis : Redémarre.
Aie confiance, Raymond. Redémarre.
On va faire un bout de chemin ensemble. Et on calera tous les deux quand on en aura envie.
Je regarde dans le rétro et j’aperçois ma voiture sans personne au volant. Aucun regret. Le réservoir était vide.

Ciseaux, Stéphane Michaka (éd. Fayard, 2012). Une chouette fiction inspirée du rapport complexe et passionnel de l’écrivain Raymond Carver avec son éditeur — qui le coupe pour son bien… Ce passage, dans la tête de Douglas (transposition du dit éditeur, qui n’est pas qu’un sale type), me parle particulièrement. S’accomplir dans le calage, ouais ça me parle.

(Le titre de ce post, et son sous-titrage anglais en légende de l’image, sont ceux d’un véritable recueil du véritable Raymond Carver, vous me suivez ?)

Les attractions nécessaires : aujourd’hui, le grand monde

Photo © Ernesto Timor - Une aiguille dans le ciel

shot: sept 16 | printed: today | vercors (near the alps) | milky dreams 1

Photo © Ernesto Timor - Une aiguille dans le ciel

shot: sept 16 | printed: today | vercors (near the alps) | milky dreams 2

Si vous scrutez le deuxième petit jpg (et je vous dis pas comment c’est flagrant en plein format), vous voyez très distinctement une rayure qui n’est autre que la trace d’un satellite (passages plus fréquents que les étoiles filantes en ce début septembre). Par plate association d’idées, j’ai repensé aux Satellites, groupe dit alternatif qui a sévi à la fin des années 80, pour la joie de mes oreilles d’alors. Il me reste bien des cassettes, si si, mais je vous ai plutôt mis en orbite un petit mp3, Ma femme est dans l’espace, ha ha.