Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !

Elan vital

Photo © Ernesto Timor - Lancer de cordeau sur menhir

shot: apr 17 | printed: today | brittany | hasta siempre

Je ne sais pas bien quoi dire de l’actu nationale, à part “faites pas les cons”, ce qui n’a jamais convaincu personne, et surtout pas ceux dont la jugeote n’en finit pas de se dissoudre dans de l’infect alcool de patrie.

En lot de consolation, un mot de mon actu perso, modeste et dérisoire au demeurant, mais faire œuvre collective entre gens ouverts à l’inconnu c’est déjà une preuve de vie hein… Pour que tu perdes pas le fil s’est donc projeté comme prévu à Lyon jeudi 27 avril, avec les audaces guitaristiques de Jeff Duschek pour faire de ce photo-ciné-concert un événement bien au-delà du prévu ! Nous reviendrons, nous jouerons encore, là ou ailleurs, et je poursuis les prises de vue de ce work in progress (l’image ci-dessus en est d’ailleurs un avant-goût en terres bretonnes) !
Quant à l’expo de Mes champs visuels, elle reste accrochée à l’accueillante Méduze jusqu’au 16 mai, aux irrégulières heures d’ouverture et aussi sur rendez-vous (bref on s’arrange) !

Pas d’embrouille

Photo © Ernesto Timor -

shot: nov 15 | reprinted: today | paris | easy binding

Où je vous reparle en clair du projet Pour que tu ne perdes pas le fil !
En vrai ça se déroule tranquille ces petits préparatifs, et donc tout soudain les Lyonnais et les voyageurs pourront découvrir la face A et la face B d’Ernesto au cordeau !
Face A : accrochage de 8 grands tirages extraits de la suite Mes champs visuels.
Face B : Pour que tu ne perdes pas le fil, 7 ou 8 courts films photographiques, projetés le soir du vernissage : Jeff Duschek performera en live leur bande son post-rock !
Ces réjouissances sont proposées dans le cadre du vernissage de l’exposition Tiré au cordeau, avec aussi les images de Emre Orhun et Shneckewurst, et c’est jeudi 27 avril 2017 à partir de 19 h à La Méduze (Lyon 1er) !
Plus de détails sur tout ça : www.ernestotimor.com/cordeau

Retour de clic-clac

Photo © Ernesto Timor - clic-clac

shot: jan 07 | reprinted: jan 17 | paris | single bed [series]

Cette image est extraite de Clic-clac, une nouvelle arrivée au rayon séquences photographiques. Les images ont pile 10 ans d’âge, ce qui est tout frais c’est l’impulsion de compilation, le coup de flip-book presque (les images de la série sont au nombre de 33 !).

Dites 33, et le convertible venu du froid s’éveillera. […] Ce n’est pas ma seule tentative de performance photographique frontale sur canapé / divan / sofa, mais c’est la plus ancienne et quelque part la plus légère et jolie (des notions qui ne sont pas forcément en haut de mon échelle de valeurs infernale). Le suédois démonté n’y est pour pas grand chose, par contre la parfaite Marine y est pour beaucoup…

Extrait de la présentation d’intro.

A découvrir dans son intégralité en Enfer : Clic-clac [Single Bed]



En attendant la fille du père Noël

Et non je ne m’appelle pas Jean-Balthazar. Quoique, il y a bien des cieux où l’on m’appelle Jean-Nesthor… Ça me fait penser que cette image ne va pas longtemps rester seule, la petite robe écarlate non plus, une mignonne séquence de derrière les fagots arrive ces jours-ci. Si mignonne que j’hésite à la mettre en Enfer (d’ailleurs je n’y enferme plus personne, avez-vous noté ?)…

[Edit du 1er janvier 2017] La séquence est achevée et en ligne comme prévu à cette adresse…

Chroniques terriennes (extrait)

Photo © Ernesto Timor - Avalanche

shot: june 16 | printed: today | lyon | sister earth

Evidemment, il y a un avant et un après cette photo (surtout un avant, là ça sent carrément la fin). Si tout suit son cours, un bref film photographique verra le jour prochainement, Dans la chambre petite. L’image n’attend plus que sa musique. Sinon le temps restera suspendu, une fois encore…

Où l’on reparle (plus fort) de la bordure du quai

1605-yogicharlie2251

La Voie, une séquence rail et yoga qui doit beaucoup à la souplesse physique et mentale de Charles et pas mal au hasard des horaires de fret. Cette image est extraite d’un petit film photographique tout frais sorti des studios Timor, enrichi d’une bande son créée par mes amis funky du groupe Appat203, histoire de tout à fait dérailler en beauté. Pour vous projeter ces 2 minutes initiatiques, faut partir à la recherche de la bonus track des Salles d’attente… mais pour ceux qui n’ont pas la patience de chercher les pistes cachées, cliquez donc !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Tropismes

Photo © Ernesto Timor - Natsuki's rebirth

shot: june 12 | printed: today | lyon | an introduction to tropism #1

Photo © Ernesto Timor - Natsuki's rebirth

shot: june 12 | printed: today | lyon | an introduction to tropism #2

Photo © Ernesto Timor - Natsuki's rebirth

shot: june 12 | printed: today | lyon | an introduction to tropism #3

 

Ce trio tropical est le messager d’une bonne nouvelle à l’horizon (ça arrive) : certaines / beaucoup / la totalité de mes séquences photographiques avec l’inégalable Natsuki Doll trouvent enfin leur chemin vers la lumière. Ce petit miracle local prendra la forme de courts montages vidéo qui laisseront se dérouler les cascades d’images, en renonçant à cette mission impossible d’en capturer une et proclamer : oui c’est elle et pas une autre ! A suivre tout soudain sur vos écrans…

Bon et heureux chaos

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | brittany | happy new mess

Ne cherchez pas la vraie carte de vœux, avec millésime en paillettes, y en aura pas cette année. Ça n’empêche pas de vous souhaiter de rester bien en vie, corps et âme, et conscients de l’être. Et continuez de regarder autour de vous…

Pour que tu ne te perdes pas dans mes greniers

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | stuck in the attic

“Ce sera difficile de la mettre à la porte. Et puis on la connaît bien dans le quartier… On lui a même donné un surnom…
— Lequel ?”
J’étais vraiment curieuse de le savoir. Et si c’était le même que celui qu’on lui avait donné il y a vingt ans ?
“On l’appelle Trompe-la-mort.”
Elle l’avait dit gentiment, comme s’il s’agissait d’un surnom affectueux.
“Quelquefois on a l’impression qu’elle va se laisser mourir, et puis le lendemain, elle est fringante et aimable, ou bien elle vous balance une vacherie.”
Pour moi, ce surnom prenait un autre sens. J’avais cru qu’elle était morte au Maroc et maintenant je découvrais qu’elle avait ressuscité, quelque part, dans la banlieue.

La Petite Bijou, Patrick Modiano.

 

Trompe-la-mort a longtemps été le nom de mon site, j’y ai renoncé il y a bientôt deux ans, lors de la refonte du bazar, dans un élan de simplification et d’envie de me rendre plus lisible (ne riez pas). Les Galeries Trompe-la-mort sentaient un peu trop le drame et la poussière… Belle ironie de buter sur ce fantôme-là aussi au détour d’une page de Modiano, encore et encore… !

Quant à la photo, nouveau micro-voyage dans mes greniers, c’est une indiscrétion de plus sur mon projet qui se tisse dans l’ombre ces temps-ci, Pour que tu ne perdes pas le fil…

Jeu de société pour solitaire

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | printed: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

L’Enfer vient d’accueillir dans la chaleur de ses rayonnages La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride], une sombre étrangeté qui prend place dans la collection Passes et passages. L’image ci-dessus en est une oubliée ou une inédite, selon comment on voit les choses…



La fiancée du Mikado (Un livret de la collection Passes et passages)

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | reprinted: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride] combine en trois chapitres inégaux plusieurs visites d’une jeune femme à la maison aux bambous. Aussi surprenant que cela paraisse, il n’y a là aucune intervention de ma part sur le décor, ni intention artistique de qui que ce soit : rien que des bambous coupés, mis à sécher, stockés là où y avait de la place. Ça n’empêche pas de rêver un peu…

Photographiées en 2009 et 2010, ces vues sont quasi toutes inédites. Et pour les rares déjà vues ici ou là (le vertige de couverture, ou plus loin une nature morte exposée parmi les Incartades), elles retrouvent enfin leur contexte de naissance. Cette étrangeté prend place dans la collection Passes et passages.
Lire la suite

Le déroulement pur

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | mystery tour

Tandis que physiquement je me rends au scintillant château pour accrocher, vernir, sourire même peut-être (Incartades III, vous voyez de quoi je parle ?), mentalement je vagabonde en de plus sombres passages… Je commence même à voir où vont ces jeux de cordeau auxquels il a été fait allusion ici ou , les premières séquences réalisées commencent à trouver leur équilibre secret, de nouvelles se dessinent à la faveur de tel ou tel voyage (et pourquoi pas celui-ci, si j’accompagnais mon corps à la capitale ?!), il se pourrait que cela émerge comme une projection annexe aux Champs visuels, même… A suivre, prochainement…

Les salles d’attente : suites de films
photographiques en écho à Je suis contre la mort, 2015-2016

Après le cycle des Black Variations qui avait fait écho à la création théâtrale d’Entretiens avec la mer, voici Les salles d’attente ! Accompagnant à sa façon la création en cours de Je suis contre la mort, cette aventure est prévue pour s’étaler d’octobre 2015 à l’été 2016, date de la présentation du spectacle par le Théâtre du Menteur à Avignon.


Renouvelant l’expérience des Black Variations qui avait fait écho à la création d’Entretiens avec la mer, voici les Salles d’attente. Conçue comme une libre ré-interprétation de Je suis contre la mort, ce « side-project » a couru pendant plusieurs mois, le temps de la création du spectacle. À mesure de leur production, les Salles d’attente ont été postées sur le web comme un feuilleton non identifié.
La formule est celle du mix expérimental entre les mots de François Chaffin et les images d’Ernesto Timor, enrichie par la création musicale de Nico­las Verger et Olivier Métayer (Appat203). Nous cherchions à faire sonner des bribes de ce texte fraîchement écrit, en privilégiant sa musicalité : cinq épisodes, autant que de « morceaux » pour ne pas dire « chansons » dans le spectacle, selon la même progression. La bande son colle aux étapes de travail, elle dit la recherche, ne cache pas l’approximation. Côté visuel, des images hors champ théâtral, exploration toute personnelle de cette piste de la vitalité qui s’applique, non sans peine, à être plus forte que les noirceurs…
On y voit des dehors plutôt qu’un plateau, on y croise des silhouettes qui ne sont pas des comédiens, on s’y frotte plus sûrement à des manques et des absences… on attend !
« Si l’on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d’attente », notait le facétieux Jules Renard…

 

 

salle d’attente #1, 3’10, octobre 2015
Il y a quelque chose quelque part qui joue avec ta vie…

salle d’attente #2, 3’30, novembre 2015
Je ne vivrai jamais plus comme avant…

salle d’attente #3, 3’50, janvier 2016
Je me coltinerai des ciels inouïs…

salle d’attente #4, 4’00, mars 2016
En sautillant bordel en sautillant…

salle d’attente #5, 5’10, juin 2016
On est au monde évidemment…

strong>salle d’attente #X (bonus track), 2’43, juillet 2016
Je ne vis que pour jouir…



Tous épisodes > texte : françois chaffin / voix : julien defaye et françois chaffin / voix off : céline liger / musique : nicolas verger et olivier métayer (appat203) / photos et montage : ernesto timor

Laissez-vous embarquer (en montant le son, plein écran et en HD de préférence) !