Rectangle blanc

Photo © Ernesto Timor - Ma carrée

shot: june 17 | printed: today | brocéliande (brittany) | my place

Quelques fragments d’éternité avant grande illusion…
Bref, comme ce document en atteste irréfutablement, j’ai profité d’une faille spatio-temporelle pour retourner en forêt de Brocéliande convoquer des apparitions, une troisième vague de Mes champs visuels est à venir…

Elan vital

Photo © Ernesto Timor - Lancer de cordeau sur menhir

shot: apr 17 | printed: today | brittany | hasta siempre

Je ne sais pas bien quoi dire de l’actu nationale, à part “faites pas les cons”, ce qui n’a jamais convaincu personne, et surtout pas ceux dont la jugeote n’en finit pas de se dissoudre dans de l’infect alcool de patrie.

En lot de consolation, un mot de mon actu perso, modeste et dérisoire au demeurant, mais faire œuvre collective entre gens ouverts à l’inconnu c’est déjà une preuve de vie hein… Pour que tu perdes pas le fil s’est donc projeté comme prévu à Lyon jeudi 27 avril, avec les audaces guitaristiques de Jeff Duschek pour faire de ce photo-ciné-concert un événement bien au-delà du prévu ! Nous reviendrons, nous jouerons encore, là ou ailleurs, et je poursuis les prises de vue de ce work in progress (l’image ci-dessus en est d’ailleurs un avant-goût en terres bretonnes) !
Quant à l’expo de Mes champs visuels, elle reste accrochée à l’accueillante Méduze jusqu’au 16 mai, aux irrégulières heures d’ouverture et aussi sur rendez-vous (bref on s’arrange) !

Pour que tu ne perdes pas le fil : suite de films photographiques, 2017

Dans la ligne (sinueuse et brisée plus que droite) de Mes champs visuels, un side-project a vu le jour : Pour que tu ne perdes pas le fil.
Ça aurait aussi bien pu s’appeler Chacun(e) son lien, et cette nouvelle saga de films photographiques est mise en musique par le guitariste Jeff Duschek.


On retrouve la pelote de cordeau qui servait à cadrer les paysages de Mes champs visuels, puisque tout part de là… Pour le reste, l’approche est opposée, à moins qu’elle ne soit complémentaire : l’humain se défragmente, revient au premier plan, c’est lui qui décide comment tout cela va se dérouler, en s’impliquant à des degrés divers. Je lâche chacun-e dans un espace clos, souvent chez lui-elle, il-elle y tisse sa toile à sa façon, se prend les pattes dedans exprès ou pas, en tous cas ça performe plus que ça ne pose…
Ce basculement du côté de l’incertain et du vécu intime a fait aussi changer le mode de restitution : c’est le chemin qui importe, ses tentatives et ses retours sur soi, il faut pouvoir glisser le long de cette profusion d’images intermédiaires, et ça passe donc par des montages en petits films photographiques, autant que de rencontres…

Un musicien m’a rejoint dans cette aventure : Jeff Duschek fait gémir ses guitares hypnotiques sur les bandes originales de chacun de ces épisodes.
« De la matière sonore enveloppe les images. Dans les tréfonds de la musique libre et (parfois) improvisée, je fais retentir mes compagnes d’acier et mes plus chaudes lampes. Accompagnant le fil qui se déroule, la guitare à bout de bras et la tête dans le cosmos, une âme post-rock dans un corps contemporain ! »

 


Printemps 2017 : performance live. Jeff Duschek performe en live sur la projection de l’intégrale à  ce jour (8 épisodes en 2 sets, une petite heure en tout), à la Méduze (Lyon 1er) le 27 avril 2017, à l’occasion de la soirée de vernissage de l’expo Tiré au cordeau (où l’on retrouve, entre autres, un grand accrochage de Mes champs visuels

Photo et graphisme © Ernesto Timor

Laissez-vous embarquer (en montant le son, plein écran et en HD de préférence) !

 

(bande son live)

(bande son live)

 

Au sommaire de ces aperçus en ligne (extraits du work in progress)

#1, Nel 7’01. #2, Supasam 2’53. #3, Clarisse 7’48. #4, Scha 5’27. #5, Sabryx 8’09. #6, Jeff 4’04. #7, Amélie 6’37.

La numérotation est chronologique et c’est le nom de chaque personne qui donne son titre à l’épisode.

Pour que tu ne te perdes pas dans mes greniers

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | stuck in the attic

“Ce sera difficile de la mettre à la porte. Et puis on la connaît bien dans le quartier… On lui a même donné un surnom…
— Lequel ?”
J’étais vraiment curieuse de le savoir. Et si c’était le même que celui qu’on lui avait donné il y a vingt ans ?
“On l’appelle Trompe-la-mort.”
Elle l’avait dit gentiment, comme s’il s’agissait d’un surnom affectueux.
“Quelquefois on a l’impression qu’elle va se laisser mourir, et puis le lendemain, elle est fringante et aimable, ou bien elle vous balance une vacherie.”
Pour moi, ce surnom prenait un autre sens. J’avais cru qu’elle était morte au Maroc et maintenant je découvrais qu’elle avait ressuscité, quelque part, dans la banlieue.

La Petite Bijou, Patrick Modiano.

 

Trompe-la-mort a longtemps été le nom de mon site, j’y ai renoncé il y a bientôt deux ans, lors de la refonte du bazar, dans un élan de simplification et d’envie de me rendre plus lisible (ne riez pas). Les Galeries Trompe-la-mort sentaient un peu trop le drame et la poussière… Belle ironie de buter sur ce fantôme-là aussi au détour d’une page de Modiano, encore et encore… !

Quant à la photo, nouveau micro-voyage dans mes greniers, c’est une indiscrétion de plus sur mon projet qui se tisse dans l’ombre ces temps-ci, Pour que tu ne perdes pas le fil…

Le déroulement pur

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | mystery tour

Tandis que physiquement je me rends au scintillant château pour accrocher, vernir, sourire même peut-être (Incartades III, vous voyez de quoi je parle ?), mentalement je vagabonde en de plus sombres passages… Je commence même à voir où vont ces jeux de cordeau auxquels il a été fait allusion ici ou , les premières séquences réalisées commencent à trouver leur équilibre secret, de nouvelles se dessinent à la faveur de tel ou tel voyage (et pourquoi pas celui-ci, si j’accompagnais mon corps à la capitale ?!), il se pourrait que cela émerge comme une projection annexe aux Champs visuels, même… A suivre, prochainement…

Reprenons le fil

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | cannot be the end

Ce pays n’est pas représenté sur les atlas et les cartes du monde car il est très difficile à dessiner. Il est en effet très complexe de tracer sur des cartes horizontales les contours de ce pays en géographie verticale. Seul un caillou, attaché au bout d’un fil et posé sur un endroit de la carte du monde, pourra vous aider à imaginer ses habitants se tenant tous fermement accrochés à ce morceau de ficelle. Si vous voulez bien vous donner la peine d’entrer et d’imaginer…

Texte d’ouverture de la savoureuse exposition L’Appartement témoin de la Cie Turak,
ou comment expliquer la Turakie aux non-initiés (musée des Confluences à Lyon)…


Et quant à mon image écho, il entre dans sa composition du caillou que vous ne pouvez pas voir, de la ficelle qui s’avère être l’extrémité de ma pelote de cordeau (oui, lui-même, celui qui trace les cadres de Mes champs visuels) et pour la dérouler dans ces espaces hantés il y a aussi une merveilleuse… Non je ne vous dis rien. Simplement que c’est l’image de fin d’une séquence photographiée en cette fin juillet à Liège, en side-project improvisé hors champ, et dont la publication se fera le moment venu (titre provisoire : Le pensionnat).


Mes champs visuels [Apparitions & Reconstructions],
une suite photographique