Irregular est mort… vive Irregular !

Photo © Ernesto Timor - poussin qui miaule

shot: apr 18 | printed: today | lyon | meow

Irregular s’arrête. Etonnant, non ?
Avec le temps, il était devenu sans doute trop regular, en tous cas je vais tenter de retrouver un peu de la fraîcheur de mes intentions premières. Une page blanche plutôt qu’une zone trop étroitement formatée. Parfois j’y poserai une image unique mais plus grande et plus présente, parfois plein de photos, en diaporama ou en ribambelle de souvenirs. L’envie aussi d’écrire davantage, être plus explicite (ces textes seront escamotables ou pas, pour ne pas polluer le champ visuel de ceux qui se méfient des mots…). Pour libérer simplement ce nouveau laboratoire des contraintes du reste du site, il volera de ses propres petites ailes, à cette adresse : On a deux vies ! 

Le reste de ce site n’est pas affecté, les rubriques habituelles proposent les nécessaires présentations ou traces des projets, les portfolios de best of… Quant aux archives d’Irregular, elles demeurent bien sûr accessibles sous leur forme d’origine.

A bientôt, ici ou là !

Comme un aviateur dans un ascenseur

Photo © Ernesto Timor - Part-Dieu

shot: jan 17 | printed: today | lyon | give me a lift

Je suis sorti, je me suis arrêté sur les marches, l’avais-je bien remerciée, ou alors j’étais parti en murmurant mon au revoir, et merci ? Il m’arrive de parler plus bas que terre comme qui dirait. Je me souviens de plus en plus mal des choses du jour. Parfois, mes pas me mènent vers l’avant mais ils pourraient aussi bien décider de faire demi-tour, ou de m’avancer en arrière. La pluie s’était arrêtée. J’ai espéré qu’on ait de la neige ces prochaines semaines pour le plaisir enfantin que ça me donne, et puis, parce que j’ai pris des photos de banlieue sous la neige depuis plus de quarante années, et j’avais vraiment tout mon temps aujourd’hui, pour continuer.

Photos volées, de Dominique Fabre (éd. l’Olivier, 2014).

Un roman triste sur un gars débarqué de la société un peu tôt à son goût, et qui se raccroche plus ou moins à son passé de photographe. Certes bourré d’erreurs sur le sujet de la photo mais touchant à plus d’un titre…
Ma photo aussi elle est un peu volée, volée à la rue. Quant au titre du post il me vient d’Higelin, c’est nostalgique aussi mais en plus drôle.