Oh, l’écarlate !

Photo et graphisme ©  Timor Rocks !

Carton recto-verso

Rideau garanti sans velours, bâche facétieuse, flaque couleur sang, nappe pour fantasmatique banquet, drapeau têtu, tapis rouge et volant ?

C’est un peu tout ça, l’Écarlate, grande créature de toile cirée qui s’est posée un peu partout sur la ville de Chevilly-Larue, en interagissant de manière imprévisible avec son environnement (pavillons, parcs et cités dans le décor, mais aussi monastère, centrale électrique et halles de Rungis…). Répondant à une commande pour la communication graphique de la nouvelle saison du Théâtre de Chevilly-Larue, il s’agit au final d’un saisissant parcours photographique du troisième type !

Avec la complicité de la plasticienne Geneviève Grabowski, qui a piloté la Chose rouge avec moi…

Au Théâtre André Malraux de Chevilly-Larue, expo pendant toute la saison 2009-2010.

Théâtre André Malraux de Chevilly-Larue
(anciennement Le Centre culturel)
102 av. du Général-de-Gaulle
94550 Chevilly-Larue

Retrouvez certaines de ces images sur la plaquette de saison 2009-2010 signée Timor Rocks ! sur cette page d’aperçus

Le carton ci-contre est également téléchargeable en PDF.

C’est moi qui l’a peint

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 09 | printed: today | impressum | paris

Ce titre est aussi obscur que cette photo est claire, non ?! Juste pour le plaisir d’une petite provoc infantile, à force de saturer sur les efforts de référencement et de légendage et de standardisation rationnelle friendly surtout pour les robots qui nous googlisent la vie !
En vrai tout cela a du sens. Ce pochoir, peint en effet (quoique par un cantonnier et non par moi), cadré avec un doigt de facétie tendancieuse, me sert à vous parler de ma casquette de webmaster d’été (quoique admin, le mot n’est sûrement pas parlant pour tous, mais bah). Car je viens de finir la conception d’un site portfolio pour Amandine Laprun (qui rime avec Lapin, on n’y peut rien), scénariste de BD et illustratrice de frais ouvrages pour la jeunesse, ce qui ne l’empêche pas d’être une amie :-) Une petite visite à vous offrir, que vous ayez du travail pour ses crayons ou que ça vous intrigue de voir comment c’est quand je webmartyrise, euh webmasterise les autres…

Les inventions oubliées : aujourd’hui, le droit de se poser où on veut

Photo © Ernesto Timor

shot & printed: today | just can’t stop in greyville | paris

« Les parcmètres, c’est une tricherie.
Vous savez que ça rapporte une fortune aux pouvoirs publics ?
Une fortune.
Je le sais parce que mon voisin s’est fait installer un petit parcmètre clandestin devant chez lui.
Tous les soirs, il va retirer la recette.
Il vit bien.
Il s’est même acheté une voiture.
Evidemment, il l’a mise devant son parcmètre.
Depuis, il ne fait plus un rond.
Mais ça, c’est de sa faute. »

(Sourire dominical redevable à Monsieur Raymond Devos.)

L’heure me tourne

Photo © Ernesto Timor

shot: june 09 | printed: today | 25th hour | outskirts of paris

Tout ceci pour vous dire qu’Angelle vient d’achever ses 24 heures / journées photographiques en correspondance avec la transatlantique Marilia Destot. La même heure quelque part ailleurs / Same time different place : la mosaïque de ces 48 images savamment et patiemment construite reste bien sûr en ligne. Allez voir ça si vous avez raté le direct, en plus d’être beau c’est une très féminine leçon de sincérité photographique…

Rue Moche

Photo © Ernesto Timor

shot: june 09 | printed: today | stop making sense | outskirts of paris

« Mais peut-être ne suivez-vous pas exactement la suite de mes phrases. Peu importe. Vous y penserez plus tard, lorsque j’aurai disparu au tournant de la route avec mes femmes et mes fils, mes chevaux et mes chiens. Le soleil baisse. Il est temps que je parte. Nous finirons l’étape de nuit. Adieu donc et gardez vos secrets comme je garde les miens. Mes fils m’appellent et mes chevaux hennissent. Adieu.
Le (sic) pendule sonna 11 heures sur la cheminée, 11 heures bonnes à dormir. Il enleva son masque de romanichel aux yeux verts et l’effaça entre ses mains comme un escamoteur fait d’un mouchoir. Puis il prit une figure et se la colla sur la face et se mit à parler. C’est moi, le mort. Vous me voyez très distingué. Je suis bien comme le romanichel m’a décrit, n’est-ce pas ? Parapluie et chapeau melon, gestes distingués. Je réponds très exactement au portrait qu’il vous fit de moi-même. Je lis peu et me promène longuement à travers la ville. Et je regarde à travers les grilles. Ça c’est vrai. J’avoue ma curiosité ; un péché meugnon, s’ pa ? Seulement voilà, j’ai un rude secret. Si on ne vous l’avait pas révélé, je n’aurais pu vous l’avouer. Je suis mort. Plus exactement. Je suis un mort. Mais naturellement nul ne s’en doute ; sans cela les hôteliers refuseraient de me louer une chambre et les gens dans la rue diraient : Il pue celui-là, il sent le renfermé et le moisi. Remarques, vous l’avouerez, très désagréables à entendre. .J’ai horreur qu’on fasse des réflexions à mon sujet derrière mon dos. Cela m’irrite. Et bien que mort, je reste très susceptible.
Ce nouveau masque, il l’arracha avec dégoût et, l’ayant froissé, le jeta dans les vatères. Est-il fait, ce cadavre ! Et peu intéressant. On devrait bien le mettre en terre et bien l’arroser ; il donnerait peut-être naissance à quelque beau saule ou à un pied de tomate. Sinon l’agréable, du moins l’utile. N’y pensons plus. Puis il bâilla, songea un instant à l’aspect du professeur de magie blanche, puis choisit l’apparence habituelle. Pierre bâilla de nouveau, remonta sa montre, se moucha discrètement, s’étendit entre deux nappes et s’endormit avec rapidité. »

— Raymond Queneau, Le chiendent (très extraordinaire roman de… 1933).

On n’est pas là pour rigoler

Photo © Ernesto Timor

shot & printed: today | living in a restricted area | outskirts of paris

Les visiteurs les plus attentifs n’auront pas été sans remarquer de discrets changements sur Irregular depuis quelques jours. Avant un (très) gros chambardement d’été, je teste en effet non pas tant de nouvelles recettes cosmétiques (à part la possibilité d’agrandir les photos en cliquant dessus…) mais déjà quelques mesures de “transparence” nouvelles sur ce blog, jusqu’ici terriblement constant dans sa sobriété muette ou doucement hermétique. Ainsi l’insertion de bêtes petits textes informatifs pour vous permettre de savoir dans quels projets s’insèrent parfois ces images, qui ne dépendent pas toutes de mes seules humeurs quotidiennes. Ou se savourent mieux avec un éclaircissement sur leur provenance.
Aujourd’hui par exemple, je pourrais souligner que le reflet magique sur le panneau n’a rien d’une grossière retouche (qui l’eût cru ?) ou encore que j’ai fait la rencontre de ce carrefour sans/avec histoires au cours d’un repérage pour un projet photographique à Chevilly-Larue, nouveau terrain de jeu et aussi de travail dont je vous reparlerai…

A venir : tags et catégories, liens vers des galeries plus conséquentes quand l’image unique ne se suffit pas… Toutes bricoles évidemment pratiques mais dont j’ai jusqu’ici redouté la moderne rationalité, ne tenant pas à devenir un trop Regular photoblog

Je ne sais pas qui tout ça intéressera ! Et comme ma révolution culturelle ne va pas jusqu’à ouvrir les posts aux commentaires, il faut me mailer vos réactions, que ce soit “ne change rien” ou “enfin on va comprendre quelque chose à ce blog” ou encore des suggestions pointues (là, je suis carrément pour).

Merci, à bientôt… :-)