Quelque chose suit son cours : recueil en quête d’éditeur

Quelque chose suit son cours est un recueil de photos âpres voire désespérantes (dont je reconnais la paternité) compliqué par un texte obscur (signé Jean-Louis Baille), on ne s’étonnera pas qu’il n’ait pas encore trouvé son éditeur… On ne perd pas espoir, ce titre l’interdit par essence, mais on a décidé de cesser d’attendre. Voici ce projet en libre accès à l’écran, à feuilleter comme un vrai livre (et s’il se cache un éditeur intéressé parmi les visiteurs, qu’il se dénonce !)

 

Mode d’emploi du feuilleté ci-dessous.
Cliquer sur l’icône du plein écran, sinon ce sera tout petit !
Ce n’est pas (encore) un vrai livre, pas de doubles pages mais des planches uniques, format carré.
Ce n’est pas téléchargeable, c’est juste pour regarder…
Les liens qui surgissent à la fin sont des pubs offertes par Issuu, sans aucun rapport avec ma production…

Pour une présentation complète (intention, cv des auteurs, extraits), veuillez charger ce dossier (cliquez sur la couverture)… Dossier de Quelque chose suit son cours






 

Indélébile, va

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 10 | reprinted: today | near paris | you bitch

 

Qui de cette saillie de Beckett ou de cette fesse tatouée (ceci n’est pas une blague au feutre) fut la première à occuper ma pensée du soir ? En tous cas, ça me plaît de les percher côté à côte, deux savoureuses méchancetés qui s’adoucissent un peu l’une l’autre, au final…

Il se fit dans leurs idées peu à peu une grande clarté. En furent notamment inondées les notions suivantes :
(…)
10. Contrairement à une opinion répandue, il y a des endroits dans la nature d’où Dieu paraît absent.
11. Que ferions-nous sans les femmes ? Nous prendrions un autre pli.
12. Âme a trois lettres et une ou une et demie et même jusqu’à deux syllabes.
13. Que peut-on dire sur la vie que l’on n’ait pas dit déjà ? Beaucoup de choses. Qu’elle vise mal du cul, par exemple.

Mercier et Camier, Samuel Beckett.


La lecture du paysage

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | brocéliande (brittany) | read inside me

Je ne me suis pas beaucoup tutoyé.

(Samuel Beckett, L’expulsé.)



J’avais pourtant là une jolie série tout neuve de grands miroirs brisés qui grimacent sur la lumière. Mais au moment de poster cette galerie désopilante, je vois que la dernière image déjà, c’était paroi de verre explosé et compagnie, alors je voudrais pas chatouiller les superstitieux avec mes blasphèmes vitriers (Saint Gobain me protège !). Ce sera donc un peu plus tard, car vous n’y couperez pas…


Pour aujourd’hui, une brise légère à fleur de peau, en espérant que les plus sensibles à l’envoûtement présent ne manqueront pas de noter la similitude de certains ingrédients (forêt de Brocéliande et ce personnage) avec Mes champs visuels, mon petit livre paru il y a quelques semaines. Pour en (re)lire plus à son sujet et, pourquoi pas, craquer et le commander, hop sur Image Latente !
MCHVZ1_couv-volume

La terre vue de la terre

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | creuse (center of france) | just a tiny hole

« Rentre dans ton trou à présent, Willie, tu t’es exposé suffisamment. (Un temps). Fais comme je te dis, Willie, ne reste pas vautré là, sous ce soleil d’enfer, rentre dans ton trou. (Un temps). Allons, Willie ! (Willie invisible se met à ramper vers son trou, côté jardin.) »

(Beckett, Oh les beaux jours.)