Orienté Objet

Inventaire de bricoles accumulées

Ceci n’est pas de la macrophotographie. Plutôt une enquête à la loupe dans mon fatras d’objets trouvés et mis de côté — herbier dérisoire et merveilleux… Augmenté de tentatives de légendage factuel et daté, cette façon personnelle d’arte povera est un herbier intime mais aussi un essai de transparence sur les facéties de l’attachement et de la mémoire.

 
 
 
Cette infidélité au grand angle et à la distance raisonnable m’a mené à l’orée d’un monde où la disproportion et l’absence de profondeur de champ font d’un rien une aventure. En guise de studio : lumière naturelle et simple plan de travail dans ma cuisine.

Sujet unique de ces natures mortes modestes : les bricoles que j’accumule depuis toujours, comme trace discrète de moments précieux ou pour l’insolite de la trouvaille. Au-delà du jeu optique, l’autre versant du mystère est souvent là : pourquoi déjà me suis-je attaché à « ça » ?

Close-up jamais clos, qui perce assez imparfaitement le mystère des objets inanimés qui ont pour sûr une âme…

 
Présentations d’étape

Par trois fois j’ai dévoilé des extraits de ce projet : images seules délestées de leur légendage (que je craignais trop lourd ou trop intime peut-être) mais organisées en thématiques. Les voici, en diaporamas d’origine.

Compilation #1 : Trompe la mort et tais-toi
Compilation #2 : Toc en stock
Compilation #3 : Parlez-moi d’amour

 
Compilation #1 Compilation #2 Compilation #3

 


Ce projet se compose à ce jour (fin 2025) d’environ 130 natures mortes.
Work In Progress, en pointillés depuis 2018, jamais exposé.

 

 
Je me souviens du jour de la mort de Jacques Prévert, mais plus de quel jour c’était précisément.

Georges Pérec, Je me souviens (Hachette, 1978).

 
 
Orienté Objet (brut non paginé)