Vision de près, test

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Janvier 2019, Lyon. Rue des erratiques.

Le vent était au nord et les avions tournaient, les magasins étaient ouverts à l’amour de toutes choses, les militaires par quatre et la police par trois patrouillaient dans la rue.

Il n’y a pas beaucoup de poésie en ce moment, j’ai dit à mon père.

J’ai dit ça comme une impression ou peut-être un avis et pas comme une idée, enfin rien qui s’impose, c’était pour que mon père apprécie avec moi quelque chose d’amusant dans cette ambiance nouvelle, il faut dire que j’étais sous l’influence de livres et l’empire de la drogue…

Noémi Lefebvre, Poétique de l’emploi (éd. Verticales, 2018).

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C’est un peu de rab de sirop des rues que je vous propose là — trois images, pas de quoi se rendre malade. Avec des cailloux nouveaux ou empruntés, est-ce que ça change la façon de voir ? Ça aide à s’arrêter sur l’étrange qu’on ne remarque pas assez au coin de la rue, en tous cas.

Trois petits tours à se passer en boucle, le temps de méditer la lecture de la colonne d’à côté. Ce sont les premières lignes d’un roman que j’ai découvert avec hasard et joie, souvent les deux vont ensemble dans ma vie. Cette Noémi n’a pas de e, est clairement lyonnaise, s’annonce brillante et drôle-amère, ça suffit à donner envie de se promener.