Dansez, sinon nous sommes perdus

Dansez, sinon nous sommes perdus

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Août 2012, Saint-Étienne. Variations pour une tapisserie.

Danser,
Est-ce remplir un vide ?
Est-ce taire un cri ?
C’est la vie
de nos astres rapides
prise au ralenti.

Rainer Maria Rilke, « Danser » dans Couronné de rêve (1886).

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Ce sont souvent les grands travaux modernes qui permettent les trouvailles archéologiques, et du métro ou du parking souterrain projeté surgissent ossements préhistoriques et statuettes antiques insoupçonnées. De même mes petits chantiers présents me permettent souvent des redécouvertes inattendues, pour peu que je sois curieux et indiscipliné quand je plonge dans mes archives à la recherche d’une image utile, et que j’en remonte des bennes de beautés… a priori inutiles !

Dans le cadre d’une commande d’artwork pour une jaquette d’album (l’album Wu Wei de l’excellent Gaz Newton, il faudra aller voir ça sur Timor Rocks ! quand ce sera paru…), je me suis donc lancé à la recherche de mes originaux de photos de tapisseries scratchées. Le fruit de cette quête est la première image de la présente série. En ouvrant ce tiroir, j’ai ensuite mis à jour toute une séquence injustement délaissée, avec de véritables fragments humains à l’intérieur.

Une maison stéphanoise ancienne aux murs en cours de métamorphose (pour moi déjà un petit paradis en soi) m’avait jadis servi de cadre à une séance photo restée pour l’essentiel inédite. Quand la Fille penchée improvise une petite danse avec les murs… Morceaux choisis, époussetés et resconstitués !

Le titre est une formule que l’on doit à la grande Pina Bausch.