Non je ne ferai pas de journal de confinement

Photo © Ernesto Timor - En rasant les murs
Lyon, Croix Rousse, le 23 mars 2020.

Non je ne ferai pas de journal de confinement, non je ne ferai pas de journal de confinement, non je ne ferai pas de journal de confinement…

C’est pourtant quelque chose que je fais facilement en temps normal, de lâcher quelques phrases et images sur mon quotidien ou comment je ressens l’immense bordel autour. Mais là c’est un peu comme pour le jogging : à l’heure où tant de monde en découvre les joies, j’ai tendance à l’abandonner pour un moment, mauvaise tête va.

Je ne vais pas photographier ma même fenêtre chaque jour, ça j’en serais bien capable mais je perdrais l’auditoire en route, pas top distrayant le truc. Et puis précisément autour des fenêtres, vous allez rire, j’allais justement lancer un nouveau projet photographique, mais pour ça faut aller chez les gens, comme c’est ballot. Ce sera donc un des multiples projets d’après déconfinement progressif, comme y disent… Et nous en reparlerons, mais en évitant d’anticiper.

Alors ici et maintenant, quoi ? ! Sans prétendre à beaucoup plus que la consolation des mirettes et des gambettes, j’avoue que je me fais une bonne marche à peu près chaque jour, je n’ai pas tout à fait cessé de pédaler, je jouis à fond de mon rayon et de mon heure de tolérance et de la dérogation de première nécessité et même de quelques poussières de déplacements professionnels. Tout ça ne va pas chercher bien loin (un peu plus dans les premiers jours, temps bénis d’avant l’invention du kilomètre fatidique !) mais le voyage local et banal, le huis clos et autres jeux de contraintes arbitraires, ben ça m’a toujours stimulé. En tout cas, ça va tant que je suis accompagné de mon petit appareil photo, il n’y a quand même pas encore de loi contre (ni d’ailleurs de case pour), on verra quand on en sera à devoir parlementer avec les drones…

Donc pas de prétention de reportage, aucun témoignage représentatif du confinement à Lyon, juste mon œil en balade pour éviter la déconfiture. Qui se pose là où ça lui fait plaisir.
Au début je voulais en garder une par jour, inutile contrainte de plus, donc pas de limite autre que pas trop ! C’est dans un strict ordre chronologique et les quartiers (ou communes limitrophes !) apparaissent en légende… Je vais faire une p’tite compile tous les 10 jours environ, pour pas lasser…


En rasant les murs, lot 01. Lyon et tout contre, du 16 au 24 mars 2020