Drôle d’endroit pour une rencontre

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Mai 2018, Paris. Fragilité du biotope.

Je regarderai encore le ciel…. Et les oiseaux. Je danserai. Encore. J’écrirai. Encore. Je me suspendrai (à son cou et ailleurs), je pleurerai sûrement, je vieillirai aussi. J’embrasserai des pommettes, je caresserai des joues, je raconterai l’histoire de la robe rouge et je me glisserai dedans. Je dessinerai des fleurs. Je dessinerai des émotions. J’écrirai mes émotions. Je trébucherai. Je tomberai. Je vivrai des instants romanesques. Je m’élancerai. Je tituberai. Mon rire éclaboussera. Je longerai des fleuves, j’enjamberai des ponts. Je chantonnerai. J’irai regarder la mer, je boirai dans de jolis verres. 
Je m’inventerai.
 Je m’inventerai encore. Je vous le souhaite aussi.

Papillon Papillonnage, profession de foi du 1er janvier 2018, ici

Afficher/masquer le bavardage...
D’abord ce quartier, il était mieux avant ! Je n’ai quand même pas connu les marchands de vin à Bercy en face mais le Quai de la gare ça avait plus de gueule du temps des Grands Moulins, de la Sernam et des squats… On dirait un peu que c’est le discret habitant préhistorique de ma première image qui parle par ma bouche, d’accord d’accord…

Alors pour conjurer cette nostalgie d’années lycéennes, j’ai malgré tout choisi ce quadrillage de béton et de verre qui se répand autour de la nouvelle avenue de France (tout un programme) dans le quartier de la BNF à Paris, comme cadre pour mon dernier portrait. Et bien m’en a pris, car une oasis insoupçonnée avait émergé là, sans doute alimentée par la pluie obstinée de ce jour !

Puis mon sujet se matérialisa, bien à sa place puisqu’elle vit et travaille dans cette bizarre contrée. Quant à cet intrus aux trompeuses apparences d’abat-jour miniature, c’est en fin de compte son outil bien à elle, qui lui permet de pratiquer sa vocation d’éclaireuse à courant alternatif. Car la dernière image va se loger dans mon work in progress La gueule de l’emploi !
Pour mieux comprendre ce qui s’élabore autour de ces métiers imaginaires, ne pas hésiter à se reporter à la présentation complète de La gueule de l’emploi

[Edit octobre 2018] Attention, nouveau titre ! Nous avons renoncé à La gueule de l’emploi pour éviter toute confusion avec un (excellent) film documentaire homonyme, et c’est l’occasion de coller un peu mieux à la composante imaginaire de ce projet…