Chaque cycle a fait l’objet d’une publication en tirage limité (50 ex.) dans la collection Surfaces sensibles des éditions Image Latente. Eh oui, de vrais livres — grands en format sinon en nombre de pages, plutôt étonnants, un peu beaux, en somme ! Tous les détails et le moyen de commander sur le site des éditions Image Latente… Expo à l’affiche : du 27 avril au 16 mai 2017, à La Méduze (Lyon 1er). Sous le titre Tiré au cordeau, 8 grands tirages de Mes champs visuels, face aux photographies d’Emre Orhun qui fait parler les cordes à sa manière… Vernissage le jeudi 27 avril avec le guitariste Jeff Duschek qui performe en live sur la projection de l’intégrale à ce jour des courts films photographiques de Pour que tu ne perdes pas le fil, nouvelle étape de ce projet ! 


Expo précédente. Ce projet s’est exposé pour la première fois dans le cadre de l’excellent et belge festival Chic & Cheap à Liège, du 31 juillet au 16 août 2015.
La balade est irrégulière, elle s’interrompt chaque fois que le paysage dicte une station. Une configuration indéfinissable, un arrangement du décor, une coïncidence de lumière… bel endroit pour une apparition ! Mes champs visuels est un projet que j’ai d’abord mené au cours de deux petites immersions en paysages naturels. Le cycle 1 a été photographié en forêt de Brocéliande au printemps 2014, le cycle 2 à l’été 2014 dans le Bugey, avec compléments à Lyon. Un troisième et dernier cycle est en cours, il se peut qu’il boucle la boucle en forêt de Brocéliande. Tous les cycles d’apparitions et disparitions se sont faits avec la complicité d’Angèle Bangor. Indiscrétions sur le cycle 3 (en cours, parution à venir). Produits dérivés. Ce projet a engendré une filiation qui ne tient pas en place, intitulée Pour que tu ne perdes pas le fil. On y retrouve la pelote de cordeau, qui cadre un peu tout ça. Cette contrainte créative mise à part, l’approche est différente, voire complémentaire : l’humain est au premier plan, c’est lui qui décide comment tout cela va se dérouler, en l’impliquant à des degrés divers. Ce basculement du côté de l’incertain et du déroulement intime a fait aussi changer le mode de restitution : c’est le chemin qui importe, ses tentatives et ses retours sur soi, il faut pouvoir glisser le long de cette profusion d’images intermédiaires, et la restitution passe donc des petits films photographiques, autant que de rencontres, de performances… A découvrir plus en détail ici…
Le photographe déplie son trépied, puis il fait son cadre — au pied de la lettre, un quadrilatère qu’il tire au cordeau, accroche comme il peut. Parfois ça rate, il ne se passe rien dans le collimateur. Que du vent. Mais parfois la grande illusion fonctionne, le fantasme prend corps : cet album en collecte les preuves.

