Je me demande si je ne suis pas déjà passé par ici…

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 14 | printed: today | near alps | the unbearable lightness of being

L’homme ne peut jamais savoir ce qu’il faut vouloir car il n’a qu’une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. (…) Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même ? C’est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même “esquisse” n’est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l’ébauche de quelque chose, la préparation d’un tableau, tandis que l’esquisse qu’est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau.

Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être
(et c’est comme les chemins, c’est des lignes qu’on peut reprendre plein de fois et ressentir différemment…)


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