Le point de vue où j’en suis

Photo © Ernesto Timor - Où est le point

shot: feb 18 | printed: today | outskirts of paris | sweet and soft #1

Le jour où tu trouveras des titres moins alambiqués, Ernesto, tu éveilleras sans doute moins l’intérêt des plus cérébraux-a-l-e-s de tes ami-e-s, mais ce sera signe que tu vis plus simplement ! Bref, voici la recette du cocktail : Le point de vue où j’en suis = Le point de vue de ma fenêtre + Le point où j’en suis, deux de mes formules magiques rituelles. Ça vaut bien deux photos pour le prix d’une (et un petit effort d’entretien des trains qui ne vont pas à grande vitesse, si on est frustré par les vitres qui arrêtent le regard, ce qui n’est pas forcément mon cas, ah là là…) !

 

Photo © Ernesto Timor - Où est le point

shot: feb 18 | printed: today | outskirts of paris | sweet and soft #2

« Bah, ce qu’il y a après »

Photo © Ernesto Timor - Bah

shot: dec 17 | printed: today | lyon | hereafter

— Je n’ai pas entendu la fin de l’histoire, ai-je bougonné, après un moment.
— La fin, a remarqué Myriam. Comme si ça pouvait exister quelque part.
Nous avons continué à marcher, quelques milliers de pas, sans doute. Muets tous les trois.
— Ça ne marche pas, ce système, a dit Goodmann. Le temps s’interrompt n’importe quand et n’importe comment.
— Les histoires restent, l’a consolé Myriam. Au moins on a leur début en mémoire.
— Oui, à la rigueur, ai-je dit. Mais pas ce qu’il y a après.
— Bah, ce qu’il y a après, a rétorqué Myriam.
— Ça ne marche pas, a répété Goodmann.

Lutz Bassmann, Black Village (Verdier, 2017).