Les inventions oubliées :
aujourd’hui le photoblog

Photo © Ernesto Timor

shot: nov 15 | printed: today | not far from lyon | so many candelas

En dépit de ma fâcheuse tendance à ignorer les anniversaires, il y en a un auquel je pense sans forcer, et sans la combine du rappel automatisé. Un genre d’effet Toussaint. Bref Irregular a douze ans en ce 1er novembre. Pour certains trucs quand même, j’ai une obstination qui flirte avec l’entêtement. Ça mérite d’y coller une grosse bougie !
Photo de l’aube d’aujourd’hui même sur les monts du Lyonnais (douze ans plus tôt, mes errements étaient plus exotiques mais non moins baignés de saudade, loin s’en faut : ici et tout en bas de la page pour le Cimetière des Plaisirs, c’était fait à la main hein…).


Le bonheur est dans le catalogue


Photo © Ernesto Timor

Au sommaire de la section Portfolios


Rétro [Timor revisited]. Un corpus de galeries rétrospectives année par année dont la publication a commencé à s’égrener doucement… pour vite s’arrêter face à l’ampleur, pour ne pas dire la vanité, de la tâche… A voir seulement si ça vous intrigue de savoir ce que j’ai fait de 2002 à 2005… et ce que j’ai choisi d’en garder en  2012 !

L’Enfer. L’Enfer, c’est la zone interdite de toute grande bibliothèque. Ici, rien qu’une tentative de conservation de ma pléthorique collection de séquences photographiques présentées en livrets. Au-delà de l’entreprise de catalogage, c’est l’occasion de redécouvrir, restaurer et parfois remasteriser un certain nombre de séries oubliées dans les réserves de mon ancien site. Si l’image du corps vous incommode, mieux vaut éviter cette section…

Galerie portfolio compact. Un best of transversal sans thématiques ni chronologie, sorte de tour du Timor en un clin d’œil, a vu le jour début 2012. Cette mosaïque resserrée en 48 facettes, partielle et partiale, devrait aider les nouveaux venus à se faire une idée globale de mon travail en quelques clics. Fin 2015 un volume 2 s’y ajoute, 36 chandelles couvrant les années plus récentes…

Du gros dossier. Si vous aimez lire des intentions, appréhender les projets dans leur ensemble, et que feuilleter des pages vous plait mieux que de cliquer sur des vignettes, j’ai ici deux objets pour vous faire plaisir :
– mon dossier artistique personnel (aperçus synthétiques de mes principaux projets exposables, CV et liste des expos passées et même un genre de profession de foi photographique)
Des gens des territoires, une brochure qui présente mon travail professionnel en résidence au travers d’une sélection de commandes.

Dans une autre section, vous pourrez être intéressés par la bibliographie. Du livre, du vrai. Edité sur du vrai papier. Projets ou recueils personnels, œuvres à plusieurs mains en collaboration avec d’autres artistes, travaux de commande qui m’ont plu… on y trouve de tout !

Les limites nous regardent : un projet évolutif et collaboratif

Projet né d’une commande pour donner la couleur d’une saison culturelle en 2009, Les limites nous regardent n’a cessé de rebondir et se déployer ensuite, accroché, projeté et performé sous maintes formes, avec des invités précieux…

Photo © Ernesto Timor

Flyer d’une soirée Ernesto & Friends dans le cadre d’une exposition du cycle Les limites nous regardent (Lyon, mars 2013).


Ingrédients nécessaires : un paysage (rural ou urbain), un habitant qui en explore les bornes, enclin à laisser le photographe se pencher par dessus son épaule. Le cadre est dicté par ce que je connais ou perçois de chacune de ces personnes, il s’agit de portraits que j’espère le plus « justes » possible. Les limites nous regardent est un projet au long cours que j’ai mené pendant plusieurs années, une manière d’appréhender les gens sur leurs « terres » ou, plus largement, dans des décors chargés de sens pour chacun. Des limites imprévues se sont dessinées, seuils qu’on hésite à franchir, pointillés que parfois on est seul à voir.
Le cadre de l’image unique ne sort pas indemne de ce voyage : où sommes-nous exactement ? Le doute est permis… C’est aussi pour moi un travail sur l’incertitude qui imprègne plus que jamais la vision photographique : format, focus, subjectivité du point de vue… toutes questions de regard auxquelles je tente à chaque fois de donner une réponse à l’équilibre fragile.
J’ai sous-titré ces faux panoramiques Panoptiques naturels en clin d’œil à cette expérimentation optique, mais aussi en allusion critique à certains principes politiques ou dispositifs architecturaux qui régentent notre vie sociale sous haute surveillance. Cela relève de l’exorcisme, car ces contemplations partagées sont autant d’utopies de frontières poreuses, et de liberté démultipliée.

 

Le cœur du projet est un ensemble de diptyques de grand format dont la galerie ci-dessus donne un bon aperçu. Il existe au total un peu plus d’une quarantaine d’images, dont une sélection est exposée sous forme de tirages, de nombre variable selon le lieu, tandis que souvent le reste est projeté. Depuis 2008, le projet a connu autant de rebonds que de saisons, s’est exposé par bribes ou en grand, a continué de s’étoffer, de se projeter, d’éveiller vocations et échos sonores…



Les amateurs d’intégrale peuvent compléter la visite grâce à ce diaporama, qui défile un peu vite pour une approche contemplative mais permet d’absolument TOUT voir !

Les amateurs d’images qui bougent en musique iront se projeter Les limites nous écoutent dans la Salle 1 du Cinema Paradisio

 

Dossier professionnel téléchargeable : Clic !

 

 

Principales étapes et apparitions publiques de ce projet

 

  • La Norville (91), mai-juin 2008. Création. Accrochage de plein air dans les jardins de la médiathèque, vernissage-parcours en voix et musique, publication tout au long des pages de la plaquette de saison théâtrale 2007-2008.
  • Montreuil (93), octobre 2008. Accrochage de plein air, dans le cadre des portes ouvertes des ateliers d’artistes.
  • Paris, Théâtre de l’Opprimé, janvier 2009. Accrochage et projections dans le cadre du festival Passer l’hiver ?.
  • Paris, Société de curiosités, février 2010. Soirée dé-concertante, projection-performance en association avec Céline Liger (voix) et Gaël Ascal (musique).
  • Roanne (42), médiathèque, janvier-février 2010. Grand accrochage, projections de Face A et Face B (clips sur la musique de Gaël Ascal), parcours-visite en voix et performance.
  • Briis-sous-forges (91), Maison de la CCPL, avril 2011. Accrochage de l’étape 2011, projection de l’intégrale.
  • Sainte-Geneviève-des-Bois (91), septembre-décembre 2011. Accrochage de grands formats en plein air + expo à la médiathèque. Correspondances panoptiques, ateliers d’écriture photographique menés avec des détenus de Fleury-Mérogis et des lycéens voisins.
  • Les Apéros Pollen, La Petite Madeleine (Lyon), mai 2012. Projection performance.
  • Balades photographiques de Seyssel (74), juillet 2012. Expo.
  • Les Nuits photographiques de Pierrevert (04), juillet 2012. Expo et projection sur écran géant.
  • L’Antre Autre, Lyon, mars 2013. Expo et projection.
  • Festival Play Mobile (Bellastock), Tremblay-en-France, mai 2015. Projection et performance dansée.

Voir des aperçus généreux de précédentes étapes du projet

 

    • Jardins du Centre culturel Le Marque-page, La Norville (91), mai-juin 2008 (création). Voir la page spéciale (traces photo de l’accrochage et clips “face A” et “face B”)
    • Médiathèque de Roanne, janvier-février 2010. Voir la page spéciale (présentation détaillée, presse, vidéo, photos de l’expo…)
    • La Société de Curiosités à Paris, février 2010. Voir la page spéciale (présentation détaillée, vidéo “la face cachée”…)
    • Variations bougées et sonorisées créées pour des festivals de 2012. Sur le fil du son concret et de la musique, en pleine réinterprétation libre et sans paroles. Sur la base d’une bande-son originale de Valeria Pacella, une nouvelle navigation visuelle dans les panoptiques voit le jour, un film photographique s’invente, avec la complicité précieuse de François Nagir au montage… Voir la vidéo sur la page Cinéma Paradisio, salle 1 !
    • L’Antre Autre, Lyon, mars 2013. Voir la page spéciale (présentation détaillée, presse, vidéo, photos de l’expo…)

Ernesto Timor, à propos…

 

Photo © Ernesto Timor

Voyons voir de l’autre côté du miroir…

Au sommaire de la section A propos

  • Pour me parler :  merci de passer par le formulaire de la page Contact.
  • Sociabilité old school : prenez le temps d’explorer mes liens choisis !
  • Si vous êtes curieux d’en lire un peu davantage sur ce qui m’anime…

 

Oh, l’écarlate !

Photo et graphisme ©  Timor Rocks !

Carton recto-verso

Rideau garanti sans velours, bâche facétieuse, flaque couleur sang, nappe pour fantasmatique banquet, drapeau têtu, tapis rouge et volant ?

C’est un peu tout ça, l’Écarlate, grande créature de toile cirée qui s’est posée un peu partout sur la ville de Chevilly-Larue, en interagissant de manière imprévisible avec son environnement (pavillons, parcs et cités dans le décor, mais aussi monastère, centrale électrique et halles de Rungis…). Répondant à une commande pour la communication graphique de la nouvelle saison du Théâtre de Chevilly-Larue, il s’agit au final d’un saisissant parcours photographique du troisième type !

Avec la complicité de la plasticienne Geneviève Grabowski, qui a piloté la Chose rouge avec moi…

Au Théâtre André Malraux de Chevilly-Larue, expo pendant toute la saison 2009-2010.

Théâtre André Malraux de Chevilly-Larue
(anciennement Le Centre culturel)
102 av. du Général-de-Gaulle
94550 Chevilly-Larue

Retrouvez certaines de ces images sur la plaquette de saison 2009-2010 signée Timor Rocks ! sur cette page d’aperçus

Le carton ci-contre est également téléchargeable en PDF.

Expositions passées encore consultables


Photo © Ernesto Timor

Mais aussi…
  • Pour l’actualité des accrochages, déroulez les sous-menus du menu Actualité des expositions.
  • Pour de la nostalgie, promenez-vous dans cette rétrospective en affiches...

Récemment décrochées ou plus anciennes, ces expos sont encore partiellement visibles en ligne…
  • Mon lieu secret
    • Mairie du 1er, Lyon, février-mars 2014 > page sur ce site
    • La Passerelle / mjc Monplaisir, Lyon, novembre 2013, en Résonance avec la Biennale de Lyon > page sur ce site
    • Avant-première dans le cadre du festival Dialogues en humanité, Lyon, juillet 2013 > page sur ce site
  • Incartades
    • Incartades I, 77 correspondances (Lyon, été 2013) > page sur ce site
    • Incartades II, Tout l’monde y peut pas être partout (Bis+3, exposition collective, 59 Rivoli, Paris, octobre 2013) > page sur ce site
  • Les limites nous regardent : Panoptiques naturels (plusieurs expos à géométrie variable de 2006 à 2013, traces accessibles par la page globale du projet) > page sur ce site
  • Correspondances panoptiques, ateliers avec des détenus de Fleury-Mérogis et des lycéens voisins, (Sainte-Geneviève-des-Bois (91), expo de plein air + médiathèque, septembre-décembre 2011) > aperçus sur le site de la Cie
  • Ma ville est un théâtre (Théâtre de Chevilly-Larue (94), saison 2010-2011) > aperçus sur Timor Rocks !
  • Supplique pour une réunification des songes en collaboration avec Nelly Cazal (au Vent se lève ! (Paris), avril 2011) > page sur ce site
  • Passes et passages (dans le cadre de Figure Libre, quand l’art détourne le sport, Guyancourt (78), octobre 2010-janv. 2011) > page sur ce site
  • Oh, l’écarlate ! (Théâtre de Chevilly-Larue (94), saison 2009-2010) > page sur ce site
  • Ernesto passera-t-il l’hiver ? (accrochages et projections dans le cadre du festival Passer l’hiver ? janv 2009) > site de l’événement
  • Nous tenons fort à vous (théâtre hôpital de Bligny, saison 2008-09) > galerie sur le site du lieu
  • De l’art évolution (manifestation art-science en Essonne, avril-juin 2009) > site-compagnon : la science de la carte postale

Back to 2005 !

Deuxième d’une série de pages rétrospectives qui vont s’égrener au cours de cet été.
Le pourquoi du comment de ce projet Rétro figure sur la page d’introduction

La présentation en planches de vignettes vous permet de zapper au hasard si telle est votre envie, mais vous pouvez aussi parcourir l’année d’un bout à l’autre grâce aux flèches de la visionneuse (ou à celles de votre clavier)…
Dans la colonne de droite vous trouverez des liens vers les archives de quelques séquences complètes, autant de passerelles fléchées vers les galeries Trompe-la-mort…

Paysages enchevêtrés

Je tourne en décors extérieurs et il y fait souvent un peu sombre… Comme dirait Beckett, c’est moins gai que tantôt…

Enfermé dehors

Allez, va jouer au grand air…

Théâtre de chambre

Mise à nu de quelques attachantes personnalités…

Ne suivez pas le guide

Longtemps j’ai planqué au musée…

Back to 2004 !

Première d’une série de pages rétrospectives qui vont s’égrener au cours de cet été.
Le pourquoi du comment de ce projet Rétro figure sur la page d’introduction

La présentation en planches de vignettes vous permet de zapper au hasard si telle est votre envie, mais vous pouvez aussi parcourir l’année d’un bout à l’autre grâce aux flèches de la visionneuse (ou à celles de votre clavier)…
Dans la colonne de droite vous trouverez des liens vers les archives de quelques séquences complètes, autant de passerelles fléchées vers les galeries Trompe-la-mort…

Le sirop des rues

Il y a de ces souris dans les rues de ma banlieue…

Dans la chambre petite

Des photos piquées au vif, au risque du très intime… Des séances avec “modèles”, des liens de la vraie vie, on ne fait pas toujours bien la différence, c’est ça qui m’intéresse alors…

Horizons étranges

Pour une fois que je voyage vraiment. République tchèque, Eire, forêts du Nord, au loin… en Somme.

Déflagrations avec silencieux

Photo © Ernesto Timor -

shot: dec 08 | printed: today | silent killing, distant outskirts of paris

« Puis il mit fin à ce cinéma intérieur. Mais pour qui tu te prends, Brown ? pensa-t-il. Pour qui tu te prends, hein ? Pour un type dont une femme aurait envie de toucher la peau ? Pour un type sexuellement intéressant ? Brusquement, il se vit tel qu’il était : un envoyé du service Action, déguisé en voyageur perdu ; un lointain descendant des révolutionnaires du temps de la révolution mondiale qui, après avoir mangé un ragoût de viandes rances, était en train de se faire des idées sur ce qu’attendait de lui une veuve entre deux âges. »

Lutz Bassmann, Avec les moines soldats. Oui oui, encore…

Un univers de secours ? (Auriez-vous…)

Photo © Ernesto Timor -

shot & printed: today | distant outskirts of paris

 

« Fuchs eut un frisson qui l’ébranla des pieds à la tête.
— Tout d’un coup, me rappelle plus pourquoi on est venus, dit-il.
— Pour rien, dit Monge. pour vivre des choses avant de mourir.
— Et ensuite ? balbutia Fuchs en claquant des dents.
— Ensuite, comme avant, dit Monge.
Puis il fit crier et claquer le verrou et il manœuvra la poignée et il écarta le panneau de métal et, finalement, il posa le pied de l’autre côté. Dans l’univers de secours où on les avait envoyés. Prolétarien.
Peut-être prolétarien. Ou peut-être pas. »

— Lutz Bassmann, Avec les moines soldats. Un très extraordinaire roman chaotique qui me va bien au teint.