La vie intérieure

Photo © Ernesto Timor - Coucou

shot: june 17 | printed: today | lyon | sit still #1

Photo © Ernesto Timor - Coucou

shot: june 17 | printed: today | lyon | sit still #2

Photo © Ernesto Timor - Coucou

shot: june 17 | printed: today | lyon | sit still #3

“Les rêves pourraient nous donner des informations sur votre maladie, a dit Ruggero. Je suppose que vous rêvez d’eau.”
J’ai ouvert de grands yeux. J’étais en train de terminer un livre qui s’appellerait Rêves de fleuves et d’océans. Mais je n’allais pas le lui dire.
“De temps en temps” ai-je répondu.

Tim Parks, Le Calme retrouvé / Teach Us to Sit Still (Actes Sud, 2012).
Le titre français est hélas moins subtil que le titre original, comme pour ce que j’ai lu d’autre de l’excellent Tim Parks (par exemple The Server bêtement et commercialement transposé en No Sex, le comble de la malchance pour un écrivain par ailleurs traducteur !).

 

Visages de la forêt

Une première avait fuité il y a quelques jours, sans préméditation de cette mini-séquence au coin du bois, format un peu inhabituel sur Irregular. Mais finalement cela me plait de découvrir cette apparition sous plusieurs angles, sans avoir à choisir entre l’épaule gauche ou l’épaule droite, pas plus que l’un des quatre chemins ou la qualité des illusions qui ondulent dans la noirceur du décor

Rectangle blanc

Photo © Ernesto Timor - Ma carrée

shot: june 17 | printed: today | brocéliande (brittany) | my place

Quelques fragments d’éternité avant grande illusion…
Bref, comme ce document en atteste irréfutablement, j’ai profité d’une faille spatio-temporelle pour retourner en forêt de Brocéliande convoquer des apparitions, une troisième vague de Mes champs visuels est à venir…

Sous le soleil à retardement

Photo © Ernesto Timor - Contretype

shot: sept 10 | reprinted: today | paris | sweet negative

C’que c’est beau la photographie
Le soleil qu’on fait prisonnier
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les p’tites femmes en p’tite robe d’été

C’que c’est beau la photographie
Bougeons plus ! l’amour va passer
1, 2, 3, c’est la plus jolie
Agrandie, vous l’encadrerez.

On sourit pour l’éternité.

Plus sautillant que mes morceaux choisis littéraires habituels, non ?
C’est ce qui ouvre Le soleil qu’on fait prisonnier [Aperture], une somme qui, en trois chapitres, propose la synthèse d’une collaboration étalée sur plusieurs années avec la rousse Kitsune. Ça ne nous rajeunit pas du point de vue de la date des clichés (de 2009 à 2011) mais ça rafraîchit le regard !
Même si ce grand voyage contrasté entraîne parfois au bord du vide ou au cœur des noirceurs, tout ceci n’est qu’un jeu, à commencer par le titre, emprunté… aux Frères Jacques, dans cet extrait de C’que c’est beau la photographie !
Quant à l’image extraite de l’affaire, elle est merveilleusement représentative de l’intention… mais beaucoup moins de l’esthétique de l’ensemble, tout cela étant full colour et en positif !!

Ceci constitue le dernier livret paru en Enfer, hop !

Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !

Pas d’embrouille

Photo © Ernesto Timor -

shot: nov 15 | reprinted: today | paris | easy binding

Où je vous reparle en clair du projet Pour que tu ne perdes pas le fil !
En vrai ça se déroule tranquille ces petits préparatifs, et donc tout soudain les Lyonnais et les voyageurs pourront découvrir la face A et la face B d’Ernesto au cordeau !
Face A : accrochage de 8 grands tirages extraits de la suite Mes champs visuels.
Face B : Pour que tu ne perdes pas le fil, 7 ou 8 courts films photographiques, projetés le soir du vernissage : Jeff Duschek performera en live leur bande son post-rock !
Ces réjouissances sont proposées dans le cadre du vernissage de l’exposition Tiré au cordeau, avec aussi les images de Emre Orhun et Shneckewurst, et c’est jeudi 27 avril 2017 à partir de 19 h à La Méduze (Lyon 1er) !
Plus de détails sur tout ça : www.ernestotimor.com/cordeau

Retour de clic-clac

Photo © Ernesto Timor - clic-clac

shot: jan 07 | reprinted: jan 17 | paris | single bed [series]

Cette image est extraite de Clic-clac, une nouvelle arrivée au rayon séquences photographiques. Les images ont pile 10 ans d’âge, ce qui est tout frais c’est l’impulsion de compilation, le coup de flip-book presque (les images de la série sont au nombre de 33 !).

Dites 33, et le convertible venu du froid s’éveillera. […] Ce n’est pas ma seule tentative de performance photographique frontale sur canapé / divan / sofa, mais c’est la plus ancienne et quelque part la plus légère et jolie (des notions qui ne sont pas forcément en haut de mon échelle de valeurs infernale). Le suédois démonté n’y est pour pas grand chose, par contre la parfaite Marine y est pour beaucoup…

Extrait de la présentation d’intro.

A découvrir dans son intégralité en Enfer : Clic-clac [Single Bed]



En attendant la fille du père Noël

Et non je ne m’appelle pas Jean-Balthazar. Quoique, il y a bien des cieux où l’on m’appelle Jean-Nesthor… Ça me fait penser que cette image ne va pas longtemps rester seule, la petite robe écarlate non plus, une mignonne séquence de derrière les fagots arrive ces jours-ci. Si mignonne que j’hésite à la mettre en Enfer (d’ailleurs je n’y enferme plus personne, avez-vous noté ?)…

[Edit du 1er janvier 2017] La séquence est achevée et en ligne comme prévu à cette adresse…

Chroniques terriennes (extrait)

Photo © Ernesto Timor - Avalanche

shot: june 16 | printed: today | lyon | sister earth

Evidemment, il y a un avant et un après cette photo (surtout un avant, là ça sent carrément la fin). Si tout suit son cours, un bref film photographique verra le jour prochainement, Dans la chambre petite. L’image n’attend plus que sa musique. Sinon le temps restera suspendu, une fois encore…

Où l’on reparle (plus fort) de la bordure du quai

1605-yogicharlie2251

La Voie, une séquence rail et yoga qui doit beaucoup à la souplesse physique et mentale de Charles et pas mal au hasard des horaires de fret. Cette image est extraite d’un petit film photographique tout frais sorti des studios Timor, enrichi d’une bande son créée par mes amis funky du groupe Appat203, histoire de tout à fait dérailler en beauté. Pour vous projeter ces 2 minutes initiatiques, faut partir à la recherche de la bonus track des Salles d’attente… mais pour ceux qui n’ont pas la patience de chercher les pistes cachées, cliquez donc !

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Tropismes

Photo © Ernesto Timor - Natsuki's rebirth

shot: june 12 | printed: today | lyon | an introduction to tropism #1

Photo © Ernesto Timor - Natsuki's rebirth

shot: june 12 | printed: today | lyon | an introduction to tropism #2

Photo © Ernesto Timor - Natsuki's rebirth

shot: june 12 | printed: today | lyon | an introduction to tropism #3

 

Ce trio tropical est le messager d’une bonne nouvelle à l’horizon (ça arrive) : certaines / beaucoup / la totalité de mes séquences photographiques avec l’inégalable Natsuki Doll trouvent enfin leur chemin vers la lumière. Ce petit miracle local prendra la forme de courts montages vidéo qui laisseront se dérouler les cascades d’images, en renonçant à cette mission impossible d’en capturer une et proclamer : oui c’est elle et pas une autre ! A suivre tout soudain sur vos écrans…

La chambre claire

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 15 | printed: today | liège (belgium) | camera lucida

… qui est aussi une antichambre de salle d’attente. Car une Salle d’attente, quatrième du nom, est sur l’établi, et ce n’est pas encore cette fois qu’on y verra une vraie salle d’attente d’aéroport (peut-être jamais, d’ailleurs). Et cette image a des comparses qui, assemblées en mouvement, devraient faire une belle salle de bal pour la Mort — elle aura le choix des fenêtres par où sauter, la bougresse. L’affaire de quelques heures/jours et la projection sera réalité…

[Edit du 12 mars] C’est chose faite : Salle d’attente #4.

Après j’arrête

Photo © Ernesto Timor

shot: dec 15 | printed: today | lyon | my very own bookshelf

J’arrête quoi ? Euh, déjà de jouer à la marchande, de surcroît travesti(e) en Père Noël (je sais, c’est moche).
Mais avant d’arrêter, deux annonces encore, l’actualité du livre cette fois !


Comme annoncé et repoussé maintes fois, Les Ardents éditeurs, spécialisés en beaux livres portant sur le Limousin, publient Cogner le granit ! Je viens de le revevoir, comme en atteste l’image ci-dessus.
Sous la signature collective du Chat perplexe, compagnie qui a porté dans toute sa transversalité le projet Eclats de pierres éclats de vie, on retrouve ici beaucoup du matériau d’histoire vivante glané tout le temps de cette aventure sur les traces des tailleurs de pierre italiens en Creuse. Une partie actuelle reprend les récits récoltés par Jean Métégnier et une bonne part de mes photographies des paysages et des portraits de témoins exposées dans Le fil de la pierre ; une partie archives regorge de photos d’époque commentées en détails ; un CD joint donne à entendre paroles et créations sonores d’Estelle Coquin…
Se trouve sur commande dans toute librairie ou auprès du Chat perplexe… ou au hasard des Marchés de Noël du Limousin (je savais que je vous ferais rire). Quelques aperçus et des mots en plus sur ce post (sur Timor Rocks !).


Photo et graphisme © Timor Rocks !

Le petit lot (suggestion de présentation).

 

Dans un autre genre, bondissez sur ce petit lot de Noël aux éditions Image Latente ! Mes champs visuels sous une forme alléchante, inédite… pour ne pas dire luxe !
Le petit lot comprend :
• les deux livres parus (Cycle #1 et Cycle #2),
• un tirage signé d’une des images de la série, à choisir dans une galerie en ligne.
Le tout au prix de 25 € (port compris) ! Offre valable jusqu’à épuisement du stock, ou au plus tard le 31 janvier 2016 !
Précipitez-vous (sur Image Latente) !


Pour que tu ne te perdes pas dans mes greniers

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | stuck in the attic

“Ce sera difficile de la mettre à la porte. Et puis on la connaît bien dans le quartier… On lui a même donné un surnom…
— Lequel ?”
J’étais vraiment curieuse de le savoir. Et si c’était le même que celui qu’on lui avait donné il y a vingt ans ?
“On l’appelle Trompe-la-mort.”
Elle l’avait dit gentiment, comme s’il s’agissait d’un surnom affectueux.
“Quelquefois on a l’impression qu’elle va se laisser mourir, et puis le lendemain, elle est fringante et aimable, ou bien elle vous balance une vacherie.”
Pour moi, ce surnom prenait un autre sens. J’avais cru qu’elle était morte au Maroc et maintenant je découvrais qu’elle avait ressuscité, quelque part, dans la banlieue.

La Petite Bijou, Patrick Modiano.

 

Trompe-la-mort a longtemps été le nom de mon site, j’y ai renoncé il y a bientôt deux ans, lors de la refonte du bazar, dans un élan de simplification et d’envie de me rendre plus lisible (ne riez pas). Les Galeries Trompe-la-mort sentaient un peu trop le drame et la poussière… Belle ironie de buter sur ce fantôme-là aussi au détour d’une page de Modiano, encore et encore… !

Quant à la photo, nouveau micro-voyage dans mes greniers, c’est une indiscrétion de plus sur mon projet qui se tisse dans l’ombre ces temps-ci, Pour que tu ne perdes pas le fil…

Jeu de société pour solitaire

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | printed: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

L’Enfer vient d’accueillir dans la chaleur de ses rayonnages La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride], une sombre étrangeté qui prend place dans la collection Passes et passages. L’image ci-dessus en est une oubliée ou une inédite, selon comment on voit les choses…



Le déroulement pur

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | mystery tour

Tandis que physiquement je me rends au scintillant château pour accrocher, vernir, sourire même peut-être (Incartades III, vous voyez de quoi je parle ?), mentalement je vagabonde en de plus sombres passages… Je commence même à voir où vont ces jeux de cordeau auxquels il a été fait allusion ici ou , les premières séquences réalisées commencent à trouver leur équilibre secret, de nouvelles se dessinent à la faveur de tel ou tel voyage (et pourquoi pas celui-ci, si j’accompagnais mon corps à la capitale ?!), il se pourrait que cela émerge comme une projection annexe aux Champs visuels, même… A suivre, prochainement…