Rectangle blanc

Photo © Ernesto Timor - Ma carrée

shot: june 17 | printed: today | brocéliande (brittany) | my place

Quelques fragments d’éternité avant grande illusion…
Bref, comme ce document en atteste irréfutablement, j’ai profité d’une faille spatio-temporelle pour retourner en forêt de Brocéliande convoquer des apparitions, une troisième vague de Mes champs visuels est à venir…

Sous le soleil à retardement

Photo © Ernesto Timor - Contretype

shot: sept 10 | reprinted: today | paris | sweet negative

C’que c’est beau la photographie
Le soleil qu’on fait prisonnier
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les p’tites femmes en p’tite robe d’été

C’que c’est beau la photographie
Bougeons plus ! l’amour va passer
1, 2, 3, c’est la plus jolie
Agrandie, vous l’encadrerez.

On sourit pour l’éternité.

Plus sautillant que mes morceaux choisis littéraires habituels, non ?
C’est ce qui ouvre Le soleil qu’on fait prisonnier [Aperture], une somme qui, en trois chapitres, propose la synthèse d’une collaboration étalée sur plusieurs années avec la rousse Kitsune. Ça ne nous rajeunit pas du point de vue de la date des clichés (de 2009 à 2011) mais ça rafraîchit le regard !
Même si ce grand voyage contrasté entraîne parfois au bord du vide ou au cœur des noirceurs, tout ceci n’est qu’un jeu, à commencer par le titre, emprunté… aux Frères Jacques, dans cet extrait de C’que c’est beau la photographie !
Quant à l’image extraite de l’affaire, elle est merveilleusement représentative de l’intention… mais beaucoup moins de l’esthétique de l’ensemble, tout cela étant full colour et en positif !!

Ceci constitue le dernier livret paru en Enfer, hop !

Modernisation des voies de navigation

Photo © Ernesto Timor - Vieux transferts

shot: mar 17 | printed: today | outskirts of lyon | easy-to-use navigation

Qu’est-ce donc que cette soupe alphabet ?
Très immédiatement, un pêle-mêle de lettres transfert très connotées circulation ferroviaire, l’une de mes pêches miraculeuses dans les entrailles de locaux SNCF désaffectés…
Plus symboliquement, un prétexte pour vous annoncer une petite amélioration des modes de transport en Enfer ! J’ai doté mes réserves d’un petit matériel flambant neuf qui vous aidera à (re)découvrir les richesses enfouies même si vous n’êtes pas un patient(e) archiviste ! Allez-y voir

Comment fait-on, déjà ?

Photo © Ernesto Timor - La belle assise (before)

shot: may 17 | printed: today | lyon | how does it feel

Extrait, indiscrétion, mignonnette — appelez-ça comme vous voudrez — d’un corps de photos plus conséquent, déroulé dans son intégralité prochainement. Titre encore indécis pour ce nouveau huis-clos minimaliste perché dans des combles recuits par les ans… Ce sera niché en Enfer, bien sûr !

Pas d’embrouille

Photo © Ernesto Timor -

shot: nov 15 | reprinted: today | paris | easy binding

Où je vous reparle en clair du projet Pour que tu ne perdes pas le fil !
En vrai ça se déroule tranquille ces petits préparatifs, et donc tout soudain les Lyonnais et les voyageurs pourront découvrir la face A et la face B d’Ernesto au cordeau !
Face A : accrochage de 8 grands tirages extraits de la suite Mes champs visuels.
Face B : Pour que tu ne perdes pas le fil, 7 ou 8 courts films photographiques, projetés le soir du vernissage : Jeff Duschek performera en live leur bande son post-rock !
Ces réjouissances sont proposées dans le cadre du vernissage de l’exposition Tiré au cordeau, avec aussi les images de Emre Orhun et Shneckewurst, et c’est jeudi 27 avril 2017 à partir de 19 h à La Méduze (Lyon 1er) !
Plus de détails sur tout ça : www.ernestotimor.com/cordeau

Retour de clic-clac

Photo © Ernesto Timor - clic-clac

shot: jan 07 | reprinted: jan 17 | paris | single bed [series]

Cette image est extraite de Clic-clac, une nouvelle arrivée au rayon séquences photographiques. Les images ont pile 10 ans d’âge, ce qui est tout frais c’est l’impulsion de compilation, le coup de flip-book presque (les images de la série sont au nombre de 33 !).

Dites 33, et le convertible venu du froid s’éveillera. […] Ce n’est pas ma seule tentative de performance photographique frontale sur canapé / divan / sofa, mais c’est la plus ancienne et quelque part la plus légère et jolie (des notions qui ne sont pas forcément en haut de mon échelle de valeurs infernale). Le suédois démonté n’y est pour pas grand chose, par contre la parfaite Marine y est pour beaucoup…

Extrait de la présentation d’intro.

A découvrir dans son intégralité en Enfer : Clic-clac [Single Bed]



En attendant la fille du père Noël

Et non je ne m’appelle pas Jean-Balthazar. Quoique, il y a bien des cieux où l’on m’appelle Jean-Nesthor… Ça me fait penser que cette image ne va pas longtemps rester seule, la petite robe écarlate non plus, une mignonne séquence de derrière les fagots arrive ces jours-ci. Si mignonne que j’hésite à la mettre en Enfer (d’ailleurs je n’y enferme plus personne, avez-vous noté ?)…

[Edit du 1er janvier 2017] La séquence est achevée et en ligne comme prévu à cette adresse…

Chroniques terriennes (extrait)

Photo © Ernesto Timor - Avalanche

shot: june 16 | printed: today | lyon | sister earth

Evidemment, il y a un avant et un après cette photo (surtout un avant, là ça sent carrément la fin). Si tout suit son cours, un bref film photographique verra le jour prochainement, Dans la chambre petite. L’image n’attend plus que sa musique. Sinon le temps restera suspendu, une fois encore…

Où l’on reparle (plus fort) de la bordure du quai

1605-yogicharlie2251

La Voie, une séquence rail et yoga qui doit beaucoup à la souplesse physique et mentale de Charles et pas mal au hasard des horaires de fret. Cette image est extraite d’un petit film photographique tout frais sorti des studios Timor, enrichi d’une bande son créée par mes amis funky du groupe Appat203, histoire de tout à fait dérailler en beauté. Pour vous projeter ces 2 minutes initiatiques, faut partir à la recherche de la bonus track des Salles d’attente… mais pour ceux qui n’ont pas la patience de chercher les pistes cachées, cliquez donc !

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Longtemps j’ai vécu en différé

Photo © Ernesto Timor - Autant en emporte le vent

shot: dec 12 | printed: today | distant outskirts of paris | avoid & expose

Longtemps j’ai mis longtemps. A choisir, à construire. Comme par exemple à “éditer” et “traiter” les images à l’issue d’une prise de vues. Et aussi à remettre ces sélections à plat des années plus tard, les remasteriser, en revoir le montage, la narration. Mon Enfer est pavé de ces vagues intentions, de ces valses-hésitations — et encore, je n’en montre pas la moitié. Trop souvent mes redécouvertes de laboratoire me submergent, du choix étendu je ne retiens que l’embarras. Et quand même j’y retourne, je rouvre toutes ces boîtes d’archives made in Pandore, comme pour vérifier encore et encore si dans d’autres dimensions je n’ai rien raté (et souvent constater que si, évidemment). Me fais happer par un regard photographié il y a cinq, dix ou quinze ans, comme s’il était d’hier. Saisis des émotions, comprends des trucs, des années après la bataille. Mais t’es pas heureux ? Si si bien sûr, c’est comme de voir l’image latente se révéler dans le bain du révélateur, l’odeur de la chimie en moins, je suis content, je suis heureux, j’ai bien du plaisir. C’est vrai que c’est l’aventure, de rencontrer une figure terrible qui m’attendait tapie dans la nuit, que ce soit la nuit des classeurs de négatifs jadis ou la nuit numérique de notre époque. Mais aussi c’est épuisant. Déjà que travailler sur des images, ce n’est pas sans risque, mais avoir un lien si organique à celles des jours enfuis, ça ne serait pas un peu folie ?
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Mythologies domestiques

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 07 | printed: today | paris | homemade fairy tales

C’était comme un pilote (en photographies) pour un livre sur Paris, où les chambres d’hôtel cramoisies auraient eu la vedette. Plan foireux s’il en fut, mais j’y ai vécu deux-trois clichés lynchiens que je ne regrette pas…

Il paraîtrait que c’est un peu l’époque où rituellement je mets le feu à mon château de cartes photographiques. Certaines années j’aurais à moitié incinéré mon site (comme jadis des images en papier) genre merci continuez sans moi, d’autres années au contraire j’aurais procédé à la mise à feu fébrile d’une nouvelle fusée-vitrine (qui elle aussi finit par retomber en nuage de cendres un jour ou l’autre, hein de toutes façons). Je veux bien vous croire, je n’ai pas de souvenir net de ces choses. Oui il se peut qu’il y a 2 ans j’aie suspendu Irregular pour me coltiner quotidiennement le défi de remplir Malaxe, et puis que l’an dernier le nouveau site ait pointé son museau à cette période, engloutissant sur son passage le dédale de mes anciennes galeries. Mettons.
Cette année je ne touche pas aux murs. Par contre la manie dangereuse de faire du neuf avec du vieux ne m’a toujours pas quitté, alors voici ce que je vais mettre en place ! Sous le subtil titre Plein les fouilles, je vais poster des images anciennes jusqu’ici ignorées, de moi y compris. J’ai entamé un chantier de catalogage nouveau de mes images brutes (les négatifs, si vous voulez), je vois remonter à la surface quantité de photographies insoupçonnées et oubliées, passées un peu vite à la trappe lors d’un premier tri, qui manquait d’attention ou de pertinence. Ou simplement mes goûts ont changé. (En espérant que cette brève saga sera distrayante et ne tournera pas pas en ode à l’indécision ou à la nostalgie, s’pas…) Bref, ces fringantes revenantes je leur dis bonjour, avec mon regard de maintenant, avec ma manière de traiter/tirer qui a pu un peu changer aussi.
Parfois je gloserai un peu dessus, parfois pas, y aura juste la date de prise de vue, comme d’hab…



Plein vos mirettes

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 15 | printed: today | not so far from lyon | watch me now


Mesdames, mesdemoiselles messieurs.
J’attire votre attention sur deux petites actualités (sans gravité aucune, et purement internes au Timor) en ce mois de décembre…


Ernesto Timor en deux clins d’œil
La section galerie-portfolio compacte vient d’être augmentée d’un tome 2, 36 images prises de 2011 à 2015.
Si vous avez loupé l’info sur la page d’accueil, voici un lien direct pour vite réparer ça…


Un peu d’art et d’amour pour pas cher
On ne peut pas dire que j’insiste souvent sur le fait que mes photos sont disponibles à la vente. Il faut faire l’effort de repérer une photo, me consulter sur sa disponibilité, les formats, les tarifs… et il n’y a même pas de picto de petit panier où que ce soit, bref c’est horriblement compliqué et bien peu commercial.
Alors ne ratez pas cette offre toute spéciale de fin d’année : toutes les images de la galerie-portfolio compacte mentionnée ci-dessus (volume 1 et volume 2) sont proposées au prix exceptionnel de 99 € le 30 x 45. Tirages sur papier argentique, livrés en point relais à côté de chez vous directement par le labo en emballage soigné (tube + carton) — je vous adresse en pli séparé le certificat numéroté et signé. C’est pas même la moitié de mon tarif habituel, c’est donc à saisir, en m’écrivant via la page de contact d’ici le 31 décembre 2015 (paiement possible par chèque ou via PayPal). Et joyeux Noël… ;-)


Pour que tu ne te perdes pas dans mes greniers

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | stuck in the attic

“Ce sera difficile de la mettre à la porte. Et puis on la connaît bien dans le quartier… On lui a même donné un surnom…
— Lequel ?”
J’étais vraiment curieuse de le savoir. Et si c’était le même que celui qu’on lui avait donné il y a vingt ans ?
“On l’appelle Trompe-la-mort.”
Elle l’avait dit gentiment, comme s’il s’agissait d’un surnom affectueux.
“Quelquefois on a l’impression qu’elle va se laisser mourir, et puis le lendemain, elle est fringante et aimable, ou bien elle vous balance une vacherie.”
Pour moi, ce surnom prenait un autre sens. J’avais cru qu’elle était morte au Maroc et maintenant je découvrais qu’elle avait ressuscité, quelque part, dans la banlieue.

La Petite Bijou, Patrick Modiano.

 

Trompe-la-mort a longtemps été le nom de mon site, j’y ai renoncé il y a bientôt deux ans, lors de la refonte du bazar, dans un élan de simplification et d’envie de me rendre plus lisible (ne riez pas). Les Galeries Trompe-la-mort sentaient un peu trop le drame et la poussière… Belle ironie de buter sur ce fantôme-là aussi au détour d’une page de Modiano, encore et encore… !

Quant à la photo, nouveau micro-voyage dans mes greniers, c’est une indiscrétion de plus sur mon projet qui se tisse dans l’ombre ces temps-ci, Pour que tu ne perdes pas le fil…

Les attractions nécessaires :
aujourd’hui comme hier

Photo © Ernesto Timor

shot: oct 15 | printed: today | lyon | my other car is a panhard

Peut-être que je lis trop de Modiano, la confusion des temps me guette de plus en plus au tournant. En quête de décor pour une séquence photographique furieusement contemporaine (par exemple un futur épisode des Salles d’attente, mmm), j’ai découvert à la place un garage assez merveilleux — ses odeurs de graisse sans âge, ses verrières chaudes, ses vieilles demoiselles aux courbes parfaites… Premier aperçu de cette usine aux créatures joliment carrossées, sûrement pas le dernier…


Jeu de société pour solitaire

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 10 | printed: today | distant outskirts of paris | mikado’s bride [series]

L’Enfer vient d’accueillir dans la chaleur de ses rayonnages La fiancée du Mikado [Mikado’s Bride], une sombre étrangeté qui prend place dans la collection Passes et passages. L’image ci-dessus en est une oubliée ou une inédite, selon comment on voit les choses…