Tableau de chasse

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 15 | printed: today | liège (belgium) | chic & cheap

 

Cet étalage de la brocante de Saint Pholien avant tout pour vous dire en pirouette que là à quelques pas, derrière vous, c’est Chic & Cheap. Jusqu’au 16 août, quinze jours d’exposition collective d’art contemporain (et même de photographie, ha ha), dont je suis partie prenante : une partie intra-muros dans le bel espace du hangar B9 au cœur de l’école Saint-Luc, et un parcours extra-muros à travers les vitrines de la ville de Liège (ma vitrine à moi étant une “cellule vide” rue Léon Mignon dans le quartier Saint Marguerite). Accrochage, vernissage et moult rencontres délicieuses pire que des gaufres… j’arrête, je rentre au pays ! Mais vous qui vivez/passez par là, allez découvrir Mes champs visuels en cette version export, et puis tout le reste… c’est fort gai !

PS : un petit album de traces de l’expo est à voir sur mon FB (lien accessible à tous).

Délices et périls de la projection

Photo © Ernesto Timor

shot: mar 09 | reprinted: today | paris | is my camera obscura waterproof?

Une cousine de cette image avait déjà paru (verticale, et surtout mains différentes) mais là franchement c’est mieux.
Pourquoi aller déterrer encore une si vieille image Ernesto (tu ne fais donc plus rien de neuf dans ta vie ?!), c’est pour jouer au précurseur du selfie baroque ou quoi (oui le schtroumpf rasé, c’est — c’était — moi) ?
Juste une actualité qui se (re)joue dans ma tête, le tracas existentiel du photographe qui cherche sa place autant que son angle, la question de comment mon regard traverse le sujet ou tourne autour — et quand en plus le sujet a forme de femme, cette problématique relève encore plus de la balistique !
Et puis ah quand même une allusion fine à une véritable projection qui vient de se faire, Les limites nous regardent suivies d’une projection dansée avec Morgane Karsenti, Le bruit des gouttes pour compagnie, des classiques chéris à moi qui se sont redonnés en spectacle à l’improbable festival Play Mobile organisé par les architectes de Bellastock à Roissy/Tremblay-en-France en ce pluvieux week-end ascensionnel — je n’en ai finalement pas vu grand chose mais on m’a raconté !

Mes champs visuels [Apparitions & Reconstructions],
une suite photographique

Black variations : bouquet final !

Photo © Ernesto Timor

shot: feb 15 | printed: today | distant outskirts of lyon | from the film black variation #7

 

À la veille de quelques dates de reprise d’Entretiens avec la mer en mars 2015, la saga des Black Variations* se clôturera sur un 7e épisode présenté en exclusivité lors d’une soirée de projection de l’intégrale du projet : Ruée dans les Box #5, le vendredi 6 mars 2015 au (petit) théâtre de la Cavalerie, en Val d’Essonne. L’image jointe est un extrait de cet ultime film photographique, basé sur une série toute nouvelle réalisée pour l’occasion, L’entretien individuel.

* Les Black variations, c’est un grand mix expérimental entre les mots de François Chaffin et mes images, sans oublier les guitares de Benjamin Coursier. Côté texte il s’agissait de faire sonner des bribes d’Entretiens avec la mer, texte chaudement sorti des forges de son auteur ; côté images, une avalanche de petits films photographiques qui explorent à leur façon les noirceurs sensibles de l’affaire. Autant d’échos mystérieux et osés à ce texte, dégagés de tout souci d’illustration ou même de préfiguration du spectacle… Le projet est présenté en détail sur cette page de la rubrique Échographies…



tdm-ruees-14-15-05-aff-web

Clôture du cycle et projection publique.
Pro­jec­tion de l’intégrale réalisée depuis 1 an : une soirée Ruée dans les Box à ne pas rater le vendredi 6 mars 2015, si vous êtes en mesure de pousser votre monture jusqu’à La Cavalerie en Essonne ! En savoir plus sur cette soirée…





Par ailleurs, un genre de porte vers cet univers s’est ouverte au travers d’un poster-dépliant joint en bonus au livre Entretiens avec la mer, publié en novembre 2014, en co-édition Théâtre du Menteur / Image Latente.

Mon œil a-t-il à voir ?

Photo © Ernesto Timor

shot: sept 14 | printed: today | creuse (center of france) | things unseen

 

 

Même si une forme de doute endémique a dicté le choix de cette image au carbone et ce titre tiré par les cheveux, je vais être positif et bavard. Aujourd’hui j’ai visité la grande exposition des “premiers déclics” de Marc Riboud. A Lyon, sorte de jolie ironie vu qu’il écrivait lui-même : “Mais pour courir le monde il fallait d’abord quitter Lyon.”

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No comment

Photo © Ernesto Timor

shot: apr 14 | printed: today | lyon | rainbow warrior

Le point de vue de ma fenêtre, énième reprise ! Et ne me dites pas que je devrais sortir un peu pour élargir mon point de vue ou ralentir le Côtes-du-Rhône pour cesser de voir double ou que sais-je… En fait cette photo kitsch et anecdotique et datée (bientôt on ne verra plus le Crayon, tout fout le camp) est assumée (j’ai le droit d’aimer les arcs-en-ciel) et invincible : j’ai re-arrêté au moins une addiction mineure, c’est la publication sur Facebook, donc c’est vraiment de la photographie qui ne sert à rien d’autre qu’à elle-même, et surtout pas à déclencher le moindre com’…

Aujourd’hui, c’est Christian Bobin qui aura le dernier mot :

À chaque seconde, nous entrons au paradis ou bien nous en sortons.

Accotements déstabilisés

Photo © Ernesto Timor

shot: jul 13 | printed: today | guyancourt (near paris) | off the road again

De TGV retardés en voiture grossièrement défoncée, il faut un peu s’accrocher pour voyager zen ces jours-ci. Et pourtant ça bouge, d’un boulot à l’autre dans pas mal de coins de France et de Navarre et aussi vers du réjouissant artistique : ouverture de l’expo Bis+3 au 59 Rivoli à Paris, livraison imminente du livre Mon lieu secret, début d’une longue suite d’événements autour du lancement du bouquin en question. Si vous voulez me suivre… :-)

Patrimoines en mutation

Photo © Ernesto Timor

shot: aug 13 | printed: today | outskirts of lyon | Bernd & Hilla Becher deeply revisited

Ah les Journées du Patrimoine. On s’en réjouit d’avance.
(Ouais, il arrive que les labels-à-déplacer-les-foules me saoulent un peu. Mais c’est prétexte à vous dévoiler L’ingénue et le château d’eau, une petite image de conte de fées industriel bien loin du sec sarcasme !)

365 fois

Happy 2013

shot: mar 09 | remixed: today | 2013 with love | paris

Non content de vous offrir mes vœux, j’ai pris au moins une bonne résolution pour cette nouvelle année.
Elle s’appelle Malaxe.
Par 365 fois,  un coup d’aléatoire, un mot prétexte, une image ou plus encore… Ça joue tous les jours : Malaxe.

(Ici par contre ça va être un peu calme en 2013 : annonces d’expos et de certaines parutions mais, côté photoblogging, une clause de non-concurrence avec Malaxe s’impose !…)

[edit : juin 2013] J’ai pris la décision d’arrêter à presque mi-parcours, un peu trop de contrainte tout de même. Pas très fier de cet abandon, mais bon hein il faut savoir arrêter de malaxer avant épuisement total !

La route des crus

shot: sept 07 | printed: today | beaujolais by bus | center of france

shot: sept 07 | printed: today | beaujolais by bus | center of france

Ce 15 novembre c’est fou tout ce que vous pouvez vous offrir comme premières officielles à Lyon : redécouvrir le goût aigrelet du Beaujolais nouveau (dont c’est le premier jour officiel), vous offrir un douloureux face à face avec les petits commerces plus vrais que nature de Raymond Depardon (l’expo de sa France éternelle y ouvre aujourd’hui officiellement au Plateau) et même, toutes proportions gardées, assister à la première projection officielle de Mon lieu secret (au meet’up Artilinki à l’Antre Autre). Et que vient faire là-dedans cette image de gare SNCF abandonnée, je vous le demande un peu… Santé, et au plaisir de vous voir.